Nelly Slim

autrice, performeuse et thérapeute franco-tunisienne

Nelly Slim est une autrice, performeuse et thérapeute franco-tunisienne née à Tunis. Elle est notamment connue pour avoir cofondé le fanzine féministe et queer It's Been Lovely But I Have to Scream Now avec Marcia Burnier. En , elle publie son premier roman, Entre ici et avant il y a la mer. L'ouvrage figure parmi les lauréats du prix Gouincourt 2025.

Nelly Slim
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Biographie

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Nelly Slim naît à Tunis[1]. Elle s'installe par la suite en France et réside à Marseille[1]. Elle exerce les activités d'autrice, de performeuse et de thérapeute[1],[2].

Au cours des années , elle s'implique dans les milieux féministe et queer. Avec l'autrice Marcia Burnier, elle fonde le fanzine féministe et queer It's Been Lovely But I Have to Scream Now[3]. Selon les deux fondatrices, ce projet s'inscrit dans l'héritage des fanzines punk et queer anglophones ainsi que de la culture du do it yourself[3]. Actif entre et , le fanzine publie des textes littéraires et militants, rédigés par différentes contributrices et contributeurs[4]. Dix-sept numéros sont publiés, et une quarantaine d'auteurs y participent[4].

En , Nelly Slim et Marcia Burnier sont accueillies en résidence à la Métive (Moutier-d'Ahun) afin de préparer une anthologie du fanzine[5]. L'ouvrage, consacré notamment à des textes abordant la colère, les relations amoureuses et les violences faites aux femmes, paraît aux éditions Cambourakis[3]. Dans le cadre de la promotion du livre, les deux autrices participe à l'édition du festival féministe HÉBÉ!, à Mont-de-Marsan[6].

Carrière littéraire

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Parallèlement à ses activités éditoriales, Nelly Slim écrit sur les questions de l'exil, du déracinement, des identités queer et des appartenances culturelles[1],[2]. En , elle publie son premier roman, Entre ici et avant il y a la mer, aux éditions Hystériques & Associées[1],[7]. Le récit suit une narratrice originaire de Tunisie, arrivée en France pour ses études, et retrace son parcours entre les souvenirs de son enfance tunisienne et la découverte des milieux militants, féministes et lesbiens, en France[2],[8]. Le roman explore une réflexion sur l'identité, l'intégration et le sentiment d'appartenance, et les références récurrentes au monde marin occupent une place importante dans la structure du récit[1],[2].

En , Entre ici et avant il y a la mer figure parmi les ouvrages récompensés par le prix Gouincourt, distinction créée par le média Lesbien Raisonnable et consacrée à la littérature lesbienne francophone[7],[9],[10],[11].

En , Nelly Slim adapte son roman à la scène sous la forme d'une performance mêlant lecture, création sonore et pratiques rituelles, avec la dramaturge Elsa Cecchini[1]. Présenté notamment au MAIF Social Club, le spectacle reprend les thèmes du livre, notamment l'exil, la mémoire, les identités queer et la reconstruction de soi dans un contexte migratoire[1].

Publications

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  • It’s Been Lovely But I Have to Scream Now : Anthologie d'un zine féministe et queer, Cambourakis, , 128 p. (ISBN 978-2-36624-944-6).
  • Entre ici et avant il y a la mer, Hystériques & AssociéEs, , 192 p. (ISBN 978-2-487484-01-6).

Prix et distinctions

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 Isaure Do Nascimento, « “Tout ce à quoi je dois m’attendre” : Nelly Slim, seule en scène, tisse une œuvre poétique sur l’exil et le désir d’appartenance », La Terrasse, no 343, (lire en ligne Accès libre).
  2. 1 2 3 4 Pauline Le Gall, « Dans son premier roman, Nelly Slim renouvelle le récit d’apprentissage », Les Inrockuptibles, (lire en ligne Accès libre).
  3. 1 2 3 Deborah Malet, « Punk, queer et photocopié à l'arrache : le retour inattendu du fanzine », L'ADN, (lire en ligne Accès libre).
  4. 1 2 Aphélandra Siassia, « Avec Les Orageuses, Marcia Burnier réaffirme la puissance sororale », Manifesto XXI, (lire en ligne Accès libre).
  5. « Un duo d’autrices engagées », La Montagne, (lire en ligne Accès libre).
  6. Sébastien Comet, « Mont-de-Marsan. Pour sa 5e édition, le festival féministe HÉBÉ! en “colère” », Actu.fr, (lire en ligne Accès libre).
  7. 1 2 Guillaume Marty, « Le Prix Gouincourt récompense Fatima Daas, Wendy Delorme, Nelly Slim et Sabrina Calvo », Le Huffington Post, (lire en ligne Accès libre).
  8. Tessa Lanney et Morgan Crochet, « Initiatique. », Têtu, vol. 243, , p. 84.
  9. Hocine Bouhadjera, « Le Prix Gouincourt récompense quatre lauréates pour sa première édition », ActuaLitté, (lire en ligne Accès libre).
  10. Anatole Lanneau, « Le prix Gouincourt distingue quatre lauréates pour sa première édition », Livres Hebdo, (lire en ligne Accès libre).
  11. Barbara Krief et Amandine Schmitt, « “C’est moins d’entre-soi que le Goncourt !” : on était à la remise du prix Gouincourt, qui récompense la littérature lesbienne », Le Nouvel Obs, (lire en ligne Accès libre).
  12. « Le prix Gouincourt récompense quatre lauréates pour sa première édition », Le Monde, (lire en ligne Accès libre).

Liens externes

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