Neslişah Sultane
Fatma Neslişah Sultane, dite Neslişah Osmanoğlu après 1957, née le à Constantinople (Empire ottoman et morte le à Istanbul (Turquie), est une princesse ottomane, petite-fille paternelle du dernier calife Abdülmecid II et petite-fille maternelle du dernier sultan Mehmed VI. Elle est la dernière personne inscrite au registre officiel de la dynastie ottomane[1].
| Princesse |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nationalité | |
| Famille | |
| Père | |
| Mère |
Sabiha Sultane (en) |
| Fratrie | |
| Conjoint |
Prince Muhammad Abdel Moneim (en) |
| Enfant |
Abbas Hilmi (en) |
| Parentèle |
Mehmed VI (grand-père maternel) Abdülmecit II (grand-père paternel) |
| Distinction |
Ordre de la Maison d’Osman (en) () |
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| Son Altesse Impériale |
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Biographie
modifierNaissance et famille
modifierFatma Neslişah est née le dans le palais de sa mère à Nişantaşı. Elle est la fille aînée de Şehzade Ömer Faruk (fils du calife Abdülmecid II) et de Sabiha Sultane (fille du sultan Mehmed VI)[1]. À sa naissance, elle reçoit le titre honorifique Devletlü İsmetlü Neslişah Sultan Aliyyetüş'şan Hazretleri (en français Son Altesse Impériale Neslişah Sultane), accompagnée de saluts de canons et de la frappe de pièces d’or à son effigie.
Exil et études
modifierL'abolition du califat en par la République turque contraint la famille impériale à l’exil. Neslişah passe son enfance et son adolescence à Nice, où elle suit des études secondaires. En 1938, la Seconde Guerre mondiale conduit sa famille en Égypte, pays dont elle apprend la langue. Fatma y construit un réseau d'intellectuels.
Mariage et rôle en Égypte
modifierLe , elle épouse au Caire le prince Muhammad Abdel Moneim, fils du dernier khédive d’Égypte, Abbas Hilmi II. Elle reçoit le titre de Sahibat-al Sumuw Al-Amira Neslishah (Son Altesse la princesse Neslişah) et adopte des fonctions philanthropiques et représentatives à la cour égyptienne[1]. De cette union naissent deux enfants : le prince Abbas Hilmi, né le et la princesse İkbal, née le [1].
Lorsque la révolution de renverse la monarchie égyptienne, Muhammad Abdel Moneim est nommé régent du jeune roi Fuad II, faisant de Neslişah la première dame de facto durant dix mois.
En 1957, accusés de complot contre le régime de Nasser, ils sont emprisonnés puis acquittés. Expulsés d’Égypte, ils s’installent en France avant que Neslişah ne retourne en Turquie en 1963[2]. Elle obtient la citoyenneté turque et prend le nom de famille Osmanoğlu[1].
Retour en Turquie et dernières années
modifierInstallée à Istanbul, elle mène une vie discrète aux côtés de sa fille İkbal. Veuve depuis 1979, elle conserve une place de référence au sein des descendants de la dynastie ottomane, entretenue par ses interventions ponctuelles dans la presse et la publication de sa biographie par le journaliste turc Murat Bardakçı en 2011.
Le , à l’âge de 91 ans, Neslişah Sultane meurt d’une crise cardiaque dans sa résidence d’Ortaköy à Istanbul[3]. Ses obsèques se déroulent le lendemain à la mosquée Yıldız Hamidiye de Beşiktaş[4]. Elle est inhumée au cimetière d’Aşiyan, aux côtés de sa mère et de ses sœurs. À son décès, elle est la plus ancienne princesse ottomane et la dernière membre de la famille impériale née sous l’Empire[5].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 Royautes, « Gotha d'hier et d'aujourd'hui 2: Neslişah Sultane (1921-2012) », sur Gotha d'hier et d'aujourd'hui 2, (consulté le )
- ↑ « Nuit et jour : le grand hebdomadaire illustré / directeur Pierre Roux ; réd. Léon Ruth ; secrétaire générale Alix d'Unienville », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Décès de la dernière sultane ottomane », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « NESLIŞAH SULTAN, dynastie, ottomane, fin, décès, Istanbul », sur lepetitjournal.com (consulté le )
- ↑ « Décès de Neslisah, dernière sultane de la dynastie ottomane », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le )
Annexes
modifierBibliographie
modifier(en) Murat Bardakçi, Neslishah: The Last Ottoman Princess, The American University in Cairo Press, , 376 p. (ISBN 978-9774169298)