Nicolas-Joseph Marey

député à la Convention

Nicolas-Joseph Marey, dit « Maret jeune » puis « Marey-Monge », né le à Nuits-Saint-Georges (généralité de Bourgogne, actuel département de la Côte-d'Or)[1], mort le à Pommard (département de la Côte-d'Or)[2], est un homme politique de la Révolution française.

Nicolas-Joseph Marey-Monge
Fonctions
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Député suppléant de la Côte-d'Or
à l'Assemblée législative

(11 mois et 19 jours)
Élection
Drapeau de la France République française
Député de la Côte-d'Or à la Convention nationale

(3 ans, 1 mois et 5 jours)
Élection
Biographie
Nom de naissance Nicolas-Joseph Marey
Date de naissance
Lieu de naissance Nuits, Bourgogne
Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Date de décès (à 58 ans)
Lieu de décès Pommard, Côte-d'Or
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Parti politique Modérés
Profession négociant
Liste des députés de la Côte-d'Or
Liste des membres de l'Assemblée législative par département
Liste des membres de la Convention nationale par département

Biographie

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Nicolas-Joseph, qui ne s'appelait encore que « Marey », est négociant à Nuits, quand éclate la Révolution française. D'une des familles parmi les plus honorables de la Bourgogne[3], il avait une grande instruction complétée par de nombreux voyages dans toute l'Europe[4].

La France devient une monarchie constitutionnelle en application de la constitution du 3 septembre 1791.

Le même mois, Nicolas-Joseph Marey est élu député suppléant du département de la Côte-d'Or, le troisième sur quatre, à l'Assemblée nationale législative. Il n'est cependant pas appelé à siéger.

Mandat à la Convention

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La monarchie prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En , Nicolas-Joseph Marey est élu député de la Côte-d'Or, le septième sur dix, à la Convention nationale.

Le , en tant que membre du Comité de la marine, il est élu membre, aux côtés de Jean-Jacques Bréard (député de Charente-Inférieure), d'Henri de Rochegude (député du Tarn), de Jean-Pascal Rouyer (député de l'Hérault) et de Jacques Taveau (député du Calvados) du Comité de défense générale[5].

Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la détention durant la guerre et l'expulsion à la paix, et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine[6],[7] :

Citoyens, plus les crimes de Louis m'inspirent d'horreur, plus je dois me mettre en garde contre les effets tumultueux de l'indignation qu'ils excitent [...].

Envoyé par le peuple pour veiller au salut de l'Empire et lui donner une nouvelle Constitution, je déclare hautement que la cumulation des fonctions d'accusateur, de jury, de juge, de législateur, me paraît monstrueuse, tyrannique, subversive de tout ordre social [...].

Je déclare donc [...] que [...] je vote, comme mesure de sûreté générale, pour la détention du ci-devant roi pendant tout le temps de la guerre, et l'expulsion un an après que les despotes coalisés contre la France auront posé les armes et reconnu la République.

Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[8]. Le , celui-ci le dénonce, dans son journal, comme membre de la « faction des hommes d’État »[9]. Le , il vote cependant contre le rétablissement de la Commission des Douze[10].

Inscrit plus tard sur la liste des émigrés, Marey obtient sa radiation. Il épouse une fille de Gaspard Monge, ancien ministre, fondateur de l'école polytechnique et président du sénat conservateur, et a sept enfants, dont six fils. De là lui vient le nom de « Marey-Monge », qu'il porte jusqu'à sa mort (1818).

Union et postérité

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Nicolas-Joseph Marey est le fils cadet de Claude Marey Mony ( - Nuits-Saint-Georges), conseiller secrétaire du roi, maire de Nuits-Saint-Georges (1758-1778), et de Claudine Lenoir (1725-1765).

On lit dans l'Histoire de Bourgogne, de Claude Courtépée (1721-1781), que Claude Marey, élu aux États généraux, ancien maire de Nuits, exerça sa générosité en sauvant de la famine la moitié des habitants de cette ville, retirés sur le haut de leurs maisons inondées, en leur faisant porter sur une barque le pain nécessaire à leur subsistance. Cette belle action retentit jusqu'à la cour, qui lui fit offrir des titres de noblesse[4].

Nicolas-Joseph épouse, le à Paris, Jeanne Charlotte Émilie Monge (1778 † - Pommard). Aînée des quatre filles de Gaspard Monge (1746-1818), comte de Péluse et de Marie-Catherine Huart (1747-1846), elle est décrite par ses contemporains[11] belle, généreuse et spirituelle. Comme sa sœur elle bénéficie d'une éducation soignée, et singulière en accompagnant son père lors de ses tournées en tant qu'examinateur de la Marine.

Tous les fils Marey-Monge étaient oncles d'Arthur Marey, tombé, à Nuits, le , victime des passions révolutionnaires[12].

Armoiries

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Figure Blasonnement
Blason de la famille Marey
Armes de la famille Marey Ce lien renvoie vers une page d'homonymie

D'azur, à un mât de vaisseau d'or, avec ses cordages, accosté de deux raies du même.[19]

 Armes parlantes (mât + raie = Marey Ce lien renvoie vers une page d'homonymie).

Notes et références

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  1. Archives départementales de la Côte-d'Or, « Registre paroissial de Nuits-Saint-Georges, baptêmes mariages et sépultures de 1755 à 1762, vue 237 / 362, 2 E 463/006 » Accès libre, sur https://archives.cotedor.fr (consulté le ).
  2. Archives départementales de la Côte-d'Or, « État-civil de Pommard, registre des naissances mariages et décès de 1813 à 1822, vue 183 / 355, 5 MI 5 R 167 » Accès libre, sur https://archives.cotedor.fr (consulté le ).
  3. Le général-comte de Gassendi (arrière-petit-neveu du philosophe Gassendi), pair de France, ancien conseiller d'État et sénateur, marie sa fille unique à M. « Marey de Gassendi Ce lien renvoie vers une page d'homonymie », chevalier de la Légion d'honneur, ancien maire de Nuits, ancien membre du conseil général de la Côte-d'Or, et sa petite fille à M. Ernest Marby-Monge, ancien officier d'artillerie ; le premier, cousin germain ; et le deuxième, frère du général Marey-Monge.
  4. 1 2 Annuaire historique et biographique des souverains, des chefs et membres des maisons princières, des autres maisons nobles, et des anciennes familles, et principalement des hommes d'État, des membres des chambres législatives, du clergé, des hommes de guerre, des magistrats et des hommes de science de toutes les nations, vol. 1, Direction, (lire en ligne).
  5. Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 1 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ).
  6. Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 57, séances du 16 et du 17 janvier 1793 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ).
  7. Froullé, Jacques-François (≃1734-1794) et Levigneur, Thomas (≃1747-1794), « Liste comparative des cinq appels nominaux. Faits dans les séances des 15, 16, 17, 18 et 19 janvier 1793, sur le procès et le jugement de Louis XVI [...] » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ).
  8. Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ).
  9. Michel Pertué, « La liste des Girondins de Jean-Paul Marat », Annales historiques de la Révolution française, vol. 245, no 1, , p. 379–389 (DOI 10.3406/ahrf.1981.4254, lire en ligne, consulté le ).
  10. Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 » Accès libre, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ).
  11. « Émilie Monge », sur roglo.eu (consulté le ).
  12. 1 2 3 4 5 6 7 Bard 1854, p. 227.
  13. « Armand (Jean-François) », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore].
  14. « Cote LH/1736/78 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  15. « Cote 19800035/0327/44069 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  16. Naufrage du bateau à vapeur le Papin le samedi 6 décembre 1845
    à 11 h du soir le navire fit côte au nord, de Mazagan sur un banc de sable à deux ou trois encablures de la terre sa cheminée en tombant écrasa plusieurs hommes de l'équipage le bâtiment fut coupé en deux à l'arrière des chaudières et de 151 personnes qui montaient le bateau à vapeur 75 seulement purent être sauvés tout le reste s'engloutit dans les flots en fureur dans la nuit du 6 au 7 décembre le dessin représente la situation du Papin le 6 décembre à 5 heures du matin
    Dessin de Auguste Mayer
    Source
    « Auguste étienne françois Mayer, peintre de marine », sur historic-marine-france.com (consulté le ).
  17. « Cote LH/1736/75 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  18. « Cote LH/1736/76 », base Léonore, ministère français de la Culture
  19. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. 1 et 2, Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • « Marey-Monge (Nicolas-Joseph) », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore] Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Emmanuel de Blic, La Famille Marey-Monge: ascendances et postérités, branches collatérales, 1951
  • Joseph Bard, L'Algérie en 1854 : itinéraire général de Tunis à Tanger ; colonisation -- paysages -- monuments -- culte -- agriculture -- statistique -- hygiène -- industrie -- commerce -- avenir, L. Maison, , 251 p. (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Annuaire historique et biographique des souverains, des chefs et membres des maisons princières, des autres maisons nobles, et des anciennes familles, et principalement des hommes d'État, des membres des chambres législatives, du clergé, des hommes de guerre, des magistrats et des hommes de science de toutes les nations, vol. 1, Direction, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Articles connexes

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Liens externes

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