Michel Linant

homme de lettres français
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Michel Linant, né le à Louviers et mort le à Paris, est un dramaturge et poète français.

Informations essentielles

Michel Linant
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 40 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Nicolas Michel LinantVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
L ***, M., L ..., M., L ***, SieurVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Date de baptême

Biographie

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Ayant reçu des lettres de recommandation du marquis de Cideville pour Voltaire, il fut placé par ce dernier à Cirey en qualité de précepteur du fils d’Émilie du Châtelet, Louis Marie Florent du Châtelet, grâce à cet ingénieux quatrain :

Un voyageur qui ne mentit jamais
Passe à Cirey, l’admire, le contemple :
Il crut d'abord que c’était un palais ;
Mais voyant Émilie, il dit : « Ah ! c’est un temple[1] ! »

« Je ne sais pas encore si Linant sera un grand poète, écrivait Voltaire à Cideville le  ; mais je crois qu’il sera un très honnête et très aimable homme. »

Linant avait du goût, de l’imagination, mais il était fort insouciant et extrêmement paresseux. « Il ne travaille point, écrivait encore Voltaire le  ; il ne fait rien ; il se couche à sept heures du soir pour se lever à midi » et le  : « Il a la sorte d’esprit qui convient à un homme qui aurait 20 000 livres de rente[2]. »

Fatigué des remontrances de l’auteur de la Henriade et du séjour de Cirey, Linant se rendit à Paris, où il devint précepteur du fils de Guillaume-André Hébert, introducteur des ambassadeurs.

Œuvres

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Linant remporta trois fois le prix de poésie à l’Académie française ; les pièces couronnées avaient pour sujet : les Progrès de l’éloquence sous le règne de Louis le Grand (1739) ; les Accroissements de la bibliothèque du roi (1741) ; les Progrès de la comédie sous Louis le Grand (1744)[2].

Il a écrit trois pièces de théâtre : Azaïde, tragédie représentée à Paris en 1745, publiée en 1748 ; L’Hymen, augure de la paix (1745) ; Vanda, reine de Pologne, tragédie inspirée par la légende de Wanda, représentée une seule fois (1747), publiée en 1751[3],[4].

Il a composé des odes, des épîtres et autres pièces de vers. On lui doit une édition des œuvres de Voltaire (1738-1739), précédée d’une préface dans laquelle il témoigne une vive reconnaissance à son illustre et généreux protecteur.

Références

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  1. ↑ Léon Brisse, « Chronique », L’Abeille impériale, Paris, vol. 10, no 11,‎ (ISSN 2015-6073, lire en ligne sur Gallica).
  2. 1 2 Académie nationale des sciences, arts et belles-lettres de Caen, Michel Linant : Mémoires de l'Académie royale des sciences, arts et belles-lettres de Caen, Caen, T. Chalopin, A. Hardel et F. Le Blanc-Hardel, , 586 p. (lire en ligne sur Gallica), p. 289.
  3. ↑ François Rosset, « Wanda, du mythe au roman », Dix-Huitième Siècle, no 27 « L'Antiquité »,‎ , p. 453-65 (ISSN 1760-7892, lire en ligne).
  4. ↑ Vanda, reine de Pologne, tragédie, Paris, Cailleau, , 70 p. (OCLC 23038196, lire en ligne).

Bibliographie

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  • « Michel Linant », dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, Paris, Administration du grand dictionnaire universel, 15 vol., 1863-1890 [détail des éditions].

Liens externes

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