Nicolas Ambreville

acteur et chanteur belge

Nicolas Ambreville ou Ambreville, nom de scène de Nicolas Van Brackel, né à Bruxelles le et mort à Bruxelles le , est un acteur et chanteur belge, actif en Belgique et en France.

Nicolas Ambreville
Alfred-Louis Jacque et Nicolas Ambreville (à droite) en 1910 dans Le Mariage de mademoiselle Beulemans, photographie publiée dans le supplément illustré de Comœdia.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 57 ans)
BruxellesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Nicolas Van BrackelVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Ambreville, Nicolas AmbrevilleVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Biographie

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Né le à Bruxelles[1], Nicolas Van Brackel exerce le métier de typographe jusqu'à l'âge de 16 ans. Il débute au théâtre vers 1885 sous le nom de scène de Nicolas Ambreville ou Ambreville[2],[3] ; il joue notamment avec Crommelynk, le père du dramaturge Fernand Crommelynck[4] et avec Mistinguett.

Il a suivi les cours au Conservatoire royal de Bruxelles, dans la classe de Quélus, avec Malpertuis.

Ambreville est le premier à interpréter le rôle de M. Meulemeester dans la célèbre pièce Le Mariage de mademoiselle Beulemans de Frantz Fonson et Fernand Wicheler, créée le 1910 au théâtre de l'Olympia à Bruxelles et reprise à Paris le au Théâtre de la Renaissance ; lui et Alfred-Louis Jacque dans le rôle de Ferdinand Beulemans y maîtrisent à la perfection la zwanze brusseleer, cet humour gouailleur, tourné vers l’autodérision, qui caractérise la culture populaire bruxelloise. Après le décès d'Alfred-Louis Jacque en 1917, Ambreville reprend le rôle de Ferdinand Beulemans[5],[6].

Il est recruté en 1902 dans la troupe du Théâtre du Casino à Spa dans l’emploi de « premier grand comique » ; il y rencontre l'acteur Émile Nélès ; ils créent au début des années 1910 la « tournée Ambreville » (interrompue de 1915 à 1918) qui continuera d’exister après la mort d'Ambreville en 1921 sous le titre de « tournée dramatique Nélès » ou « tournée Nélès », ce dernier ayant obtenu le privilège de cette tournée francophone « pour la Belgique et la Hollande »[5].

En 1905, Ambreville assure la direction artistique de la Jetée-Promenade de la ville balnéaire de Blankenberge pour y organiser des événements culturels[5].

Nicolas Ambreville épouse le Élisabeth Joséphine Lelong qui fonde en 1901 à Bruxelles la maison d'édition et librairie E. Lelong, spécialisée dans les œuvres musicales et théâtrales[5]. Le couple a plusieurs enfants, les comédiens Pierre Van Brackel dit Pitje Ambreville[N 1], Maurice Van Brackel dit Mauville[N 2] et Lucien Van Brackel dit Lucville[N 3].

Retiré de la scène il seconde sa femme comme libraire[4].

Nicolas Ambreville meurt subitement à Bruxelles le d'une pneumonie à l'âge de 58 ans[7]. Ses obsèques ont lieu le en l'église Saint-Nicolas de Bruxelles, suivies de l'inhumation au cimetière de Saint-Josse-ten-Noode[8].

Carrière au théâtre

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  • 1914 - été : L’Oncle curé, comédie de Victorine Miller, tournée estivale en Belgique interrompue par la déclaration de guerre le  ; reprise en 1918 - 1919[5], notamment au Grand Théâtre de Gand[16] - rôle du curé Myram.

Carrière au cinéma

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Notes et références

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  1. ↑ Parfois appelé Ambreville fils pour le distinguer de son père. On ne lui connaît qu'un seul rôle au cinéma dans Le Moulin maudit d'Alfred Machin en 1909 où il interprète Pieter, le meunier.
  2. ↑ Connu aussi sous le nom de Maurice Ambreville, Mauville est apparu à l'écran dans Rigadin nègre malgré lui de Georges Monca en 1910 et dans J'ai gagné un million de Og Calster en 1936.
  3. ↑ Sous le nom de Lucien Ambreville, il apparaît au générique du film Manouche de Fred Surville sorti en 1942.
  4. ↑ Compositeur et chef d'orchestre, Edmond Diet (1854-1924) est le fils de l'architecte Arthur-Stanislas Diet.
  5. ↑ André (?) Marchal est également connu pour avoir tourné par la suite dans Messieurs les ronds de cuir d'André Liabel en 1914 et dans La Fille du Boche d'Henri Pouctal en 1915, puis pour avoir interprété le rôle de Snob dans L'Héritier des mêmes frères Ketterer en 1921 et celui du cantonnier dans Kermesse sanglante de Francis Martin en 1926.

Références

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  1. ↑ Acte de naissance à Bruxelles, n° 5378, vue 386/466.
  2. ↑ Raoul Ruttiens, 1923 : Savoir et beauté - Volume 3 - Page 98
  3. ↑ Marc Danval, Dictionnaire des oubliés de la chanson française (1900-1950), (présentation en ligne), p. 14.
  4. 1 2 Union des artistes du Spectacle, 2012
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 France Marchal-Ninosque 2023.
  6. ↑ « Nicolas D'Ambreville », sur Discogs (consulté le )
  7. ↑ John Flup, « Les informations de La Rampe. Étranger. Bruxelles », La Rampe,‎ , p. 16 (lire en ligne).
  8. ↑ « Nécrologie », Comoedia,‎ , p. 2 (lire en ligne).
  9. ↑ « Courrier de l'étranger. Bruxelles », Officiel-Artiste,‎ , p. 6 (lire en ligne).
  10. ↑ « Étranger. Bruxelles. Alcazar », Le Monde artistique,‎ 4-7 novembre 1894, p. 614 (lire en ligne).
  11. ↑ Tybalt, « Bruxelles », Le Monde artiste illustré,‎ , p. 667, col. 2 (lire en ligne).
  12. ↑ « Spa. Théâtre du Casino », Le Monde artiste illustré,‎ , p. 569, col.1 (lire en ligne).
  13. ↑ « Au Théâtre Réjane. Les Moulins qui chantent », Comœdia,‎ , p. 1 (lire en ligne).
  14. ↑ Sales, « Les Moulins qui chantent au Théâtre Réjane », Le Journal du dimanche : gazette hebdomadaire de la famille,‎ , p. 238, col. 1-2 (lire en ligne).
  15. ↑ Saint-Vallon, « Étranger. La journée à Bruxelles », Comœdia,‎ , p. 5 (lire en ligne).
  16. ↑ « Comœdia à Bruxelles », Comœdia,‎ , p. 3, col. 5 (lire en ligne).
  17. ↑ « Meulemeester s'apprivoise !! », sur scapin.aml-cfwb.be.
  18. ↑ « Théâtres et concerts. Le Pathé-Palace », Le Matin,‎ , p. 5 (lire en ligne).

Bibliographie

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  • Jacques Dubreucq, Bruxelles, une histoire capitale, Bruxelles, 1996, 398 p.
  • France Marchal-Ninosque (éditeur scientifique), "L'Oncle curé" : comédie de Victorine Muller. Les tournées Ambreville-Nélès, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, coll. « Annales de l'Université de Franche-Comté. Série Edition de texte » (no 1041), , 162 p. (ISBN 978-2-84867-955-6, lire en ligne Accès libre).
  • Fanny Urbanowiez, Bruxelles sur scène : Luc Malpertuis et l’histoire de la revue théâtrale en Belgique (1880-1930), Éditions de l'Université de Bruxelles, (ISBN 978-2-8004-1765-3, lire en ligne).
  • Robert Wangermée et Pascale Vandervellen, « Ambreville », dans Dictionnaire de la chanson en Wallonie et à Bruxelles, Liège, Mardaga, coll. « Musique Musicologie », (ISBN 2-87009-600-3, lire en ligne), p. 56.

Liens externes

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