Nicolas Rousselet
Nicolas Rousselet, né le à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) est un homme d’affaires français. Il est président-directeur-général du Groupe Rousselet (ex Groupe G7) depuis 2001, qui compte parmi ses entreprises G7 (taxis), Homebox (self stockage), ADA (location de véhicules) et Pragmatik (logiciels métiers).
| Naissance |
Neuilly-sur-Seine |
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| Nationalité |
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| Profession |
Homme d’affaires |
| Formation |
Biographie
modifierJeunesse et études
modifierNicolas Rousselet est le fils d'André Rousselet, propriétaire du groupe Rousselet (ex Groupe G7) homme politique et homme d’affaires, créateur de Canal+[1], décédé en [2], et le frère du producteur Philippe Rousselet.
Il fréquente le lycée Carnot[3]. Il effectue une classe préparatoire à La Salle Passy Buzenval[4]. En 1990, il sort diplômé d'HEC Paris[4].
Parcours professionnel
modifierIl rejoint le groupe familial G7 à mi-temps en 1989 et travaille avec Jean-Jacques Augier, président-directeur-général des taxis G7, de 1987 à 2000[5].
On lui confie une filiale du groupe, spécialisée dans le prêt-à-porter pour hommes. En 1991, il devient responsable des opérations de croissance externe, il identifie ADA[6], une entreprise de location de voitures en pleine expansion. Le groupe G7 la rachète en 1994. Il participe à la constitution d’un pôle de transport routier de messagerie en 1992, incluant la société Pignat, qui sera revendue en 1994. Il œuvre à l’introduction en bourse d’ADA en 1994[7]. Après la cession de la branche maritime (les remorqueurs Abeilles) au groupe Bourbon, et le rachat de la société d’archivage papier Novarchive en 1996, Jean-Jacques Augier quitte la direction du groupe. Nicolas Rousselet est alors nommé DG du groupe G7[8].
En 1996, il crée la société de self stockage Homebox[9], après un voyage aux Etats-Unis où il observe le développement de cette activité[10].
En 2000, il prend la présidence et la direction générale d'ADA, alors en difficulté[8]. L'activité redevient excédentaire en 2008 et affiche un chiffre d'affaires de 104 millions d'euros en 2010[11].
Après une période de forte croissance organique de l'activité radio taxi, un rééquilibrage a lieu avec le développement progressif du pôle des services liés au stockage (self-stockage, archivage). Depuis , le Groupe de logistique MGF ne fait plus partie du Groupe Rousselet. La majeure partie de l’activité a été reprise par Norbert Dentressangle (devenu XPO Logistics) en [12].
En 2012, Nicolas Rousselet annonce le lancement de Wecab, l'offre de partage de taxis du groupe G7[13].
En 2016, il perd le procès intenté à Nicolas Colin, pour un article de ce dernier qui ne partageait pas sa définition de l'innovation[réf. nécessaire][14].
En 2016, il publie un ouvrage intitulé Humaniser l'économie de partage[15]. Il y fait part de sa vision ainsi que de sa position sur l'« uberisation » de la société[16]. Le de la même année, il réunit au Zénith de Paris huit mille chauffeurs pour les motiver face à la concurrence du VTC[17],[18].
Nicolas Rousselet, défend sa position de quasi-monopole de la radio taxi (avec près de 10.000 taxis affiliés soit à la G7 soit aux Taxis Bleus sur 17 700 licences à Paris)[5]. Déjà, en 2010, il a défendu le maintien du monopole des taxis parisiens à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle[19].
En 2017, il fusionne G7 et Taxis Bleus sous la marque G7, pour renforcer cette dernière. Il se fixe l'objectif de passer de 8 000 à 9 000 véhicules, afin de réévaluer son niveau de service[20].
La fortune de Nicolas Rousselet est évaluée par Challenges à 250 millions d'euros en 2020, ce qui le classe 344e fortune professionnelle française[21].
En 2021, il lance un service destiné aux cyclistes franciliens : une centaine de véhicules équipés de porte-vélos[22]. La même année, en 2021, il déclare que la G7 est la première flotte de taxis verts d'Europe et s’engage à ce que 100 % des véhicules soient hybrides ou électriques pour 2027[23],[24]. Il encourage la mise en place de stations de recharge, électriques ou, éventuellement, à l'hydrogène[25],[26].
Lorsque la pandémie met en difficulté les chauffeurs de taxi parisiens, Nicolas Rousselet annonce en 2022 que son groupe investit 20 millions d'euros sur deux ans pour les soutenir[27].
En 2024, il annonce la mise à disponibilité de 600 véhicules adaptés aux personnes à mobilité réduite ou disposant d'une rampe d'accès[28].
Prise de position
modifierNicolas Rousselet prend position publiquement dans le conflit entre taxis et VTC (véhicule de tourisme avec chauffeur) contre les propositions de la commission pilotée par Jacques Attali[29]. Trois ans plus tard, il déclare à propos des chauffeurs de VTC, que « la coexistence est possible, tant que les lois sont respectées »[30]. Le magazine Challenges rappelle en 2014 que « la mainmise, par un seul groupe, sur la majorité des taxis (deux tiers des taxis parisiens avec G7 et Taxi Bleu) d’une grande capitale est un cas unique au monde »[31]. En 2020, Rousselet annonce que son groupe a enregistré 28 % de courses supplémentaires sur 2 ans, avec notamment des mesures face à la concurrence des VTC[32].
En 2022, le PDG de G7 défend la décision d'augmenter les tarifs des taxis, face à la hausse du prix du carburant[33].
Autres mandats
modifierPrix et distinctions
modifierOuvrage
modifierNotes et références
modifier- ↑ « Face à Uber, Nicolas Rousselet, le roi des taxis réagit », sur France Inter, (consulté le )
- ↑ « Mort d’André Rousselet, fondateur de Canal + », sur Le Temps, (consulté le )
- ↑ Eric de Legge, « Carnot, le lycée public d'un riche quartier », sur Journaldunet.com,
- 1 2 « Nicolas Rousselet, patron en mouvement », sur LEFIGARO (consulté le )
- 1 2 3 Dominique Nora, « Derrière la grogne des taxis, le système Rousselet », sur Nouvelobs.com, (consulté le )
- ↑ « Nicolas Rousselet », sur Les Echos, (consulté le )
- ↑ « André Rousselet refait son apparition en Bourse », sur Les Echos, (consulté le )
- 1 2 « Carnet : Nicolas Rousselet », sur Lesechos.fr, (consulté le )
- ↑
- ↑ « Homebox ouvre un centre de self-stockage à Roanne à destination des particuliers et des professionnels », sur Le Pays, (consulté le )
- ↑ Domitille Arrivet, « Ada », sur Lepoint.fr, (consulté le )
- ↑ « LOGISTIQUE > Norbert Dentressangle va avaler la moitié des actifs de MGF », sur www.wk-transport-logistique.fr (consulté le )
- 1 2 Marie Nicot, « Le patron qui partage son taxi », sur Lejdd.fr, (consulté le )
- ↑ « Les fossoyeurs de l’innovation – Welcome to The Family », Welcome to The Family, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Bertille Bayart, « Nicolas Rousselet: «Exigeons des barbares qu'ils se civilisent» », Le Figaro, (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Taxis : Rousselet mène campagne dans la Silicon Valley contre les "barbares" », sur Challenges, (consulté le )
- ↑ « Comment G7 a fini par riposter à Uber », sur Les Echos, (consulté le )
- ↑ « L'impressionnante remontée des taxis G7 face à Uber », sur Challenges, (consulté le )
- ↑ Charles Gautier, « Taxis parisiens : le monopole à Roissy remis en cause », sur Lefigaro.fr, (consulté le )
- ↑ « Rousselet supprime la marque Taxis Bleus pour renforcer G7 », sur LEFIGARO (consulté le )
- ↑ « La fortune de Nicolas Rousselet et sa famille - Les 500 plus grandes fortunes de France », sur Challenges (consulté le )
- ↑ « Grand Paris: grosse fatigue à vélo ? Rentrez en taxi », sur Le Parisien, (consulté le )
- ↑ « G7 exige des bornes de recharge dédiées aux professionnels pour faire passer les taxis au tout électrique », sur BFM TV, (consulté le )
- ↑ « Taxis : G7 veut des bornes de recharge rapide pour développer sa flotte de voitures électriques », sur Le Parisien, (consulté le )
- ↑ « Les tarifs des taxis en hausse de 3,5% : "L'appel au secours" des chauffeurs a été "entendu", selon Nicolas Rousselet, PDG des taxis G7 », sur France Info, (consulté le )
- ↑ « Taxis : G7 réclame des bornes de recharge rapide dans Paris », sur Les Echos, (consulté le )
- ↑ « Les tarifs des taxis en hausse de 3,5% : "L'appel au secours" des chauffeurs a été "entendu", selon Nicolas Rousselet, PDG des taxis G7 », sur France TV Info, (consulté le )
- ↑ « « Les taxis seront au rendez-vous des JO » (Nicolas Rousselet, PDG de G7) », sur La Tribune, (consulté le )
- ↑ Julien Dupont-Calbo, « On a parmi les meilleurs taxis du monde ! », sur Lemonde.fr,
- ↑ « Nicolas Rousselet : « La coexistence avec les VTC est possible, à condition que les lois soient respectées » », sur Les Echos, (consulté le )
- 1 2 Airy Routier, « Pourquoi il est quasi impossible de toucher aux taxis en France », sur Challenges.fr, (consulté le )
- ↑ « Ile-de-France : les taxis G7 ont redressé la barre face à la concurrence des VTC », sur Le Parisien, (consulté le )
- ↑ « Les tarifs des taxis en hausse de 3,5% : "L'appel au secours" des chauffeurs a été "entendu", selon Nicolas Rousselet, PDG des taxis G7 », sur France Info, (consulté le )
- ↑ Nicolas Rousselet (G7) contre Nicolas Colin (The Family) : la bataille des deux France entrepreneuriales, latribune.fr, 18 avril 2014
- ↑ (en) « A taxi 2.0 : G7’s winning bet at the 2019 Business Performance Awards », sur Ayming (consulté le )
- ↑ « Décret du 30 décembre 2016 portant promotion et nomination », sur Légifrance, (consulté le )
- ↑ « Nicolas Rousselet: «Exigeons des barbares qu'ils se civilisent» », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « Notice bibliographique », sur BNF (consulté le )
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- On a parmi les meilleurs taxis du monde ! », Interview dans le quotidien Le Monde
