Nigéricine

composé chimique

La nigéricine est un antibiotique dérivé de Streptomyces hygroscopicus. Son isolement à partir de sols nigérians a été décrit dans les années 1950 par R.L. Harned et al. [2],[3], et sa structure a pu être élucidée par cristallographie aux rayons X en 1968 [4]. La structure et les propriétés de la nigéricine sont similaires à celles de l'antibiotique monensine. Elle est obtenue industriellement comme sous-produit, ou contaminant, de la fermentation de la geldanamycine. Elle est également connue sous les noms de polyétherine A, azalomycine M, hélixine C, antibiotique K178 et antibiotique X-464.

Nigéricine
Image illustrative de l’article Nigéricine
Identification
Nom UICPA Acid (2R)-2-[(2R,3S,6R)-6-{[(2S,4R,5R,7R,9R,10R)-2-{(2S,2′R,3′S,5R,5′R)-5′-[(2S,3S,5R,6R)-6-Hydroxy-6-(hydroxyméthyl)-3,5-diméthyloxan-2-yl]-2,3′-dimethyl[2,2′-bioxolan]-5-yl}-9-methoxy-2,4,10-triméthyl-1,6-dioxaspiro[4.5]decan-7-yl]méthyl}-3-méthyloxan-2-yl]propanoïque
Synonymes

Polyethérine A, Azalomycin M, Hélixine C, Helix C

No CAS 28380-24-7
No ECHA 100.212.814
PubChem 34230
ChEBI 7569
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule C40H68O11
Masse molaire[1] 724,961 3 ± 0,040 1 g/mol
C 66,27 %, H 9,45 %, O 24,28 %,

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

La nigéricine agit comme un ionophore de H+, K+, Pb2+. Le plus souvent, il s'agit d'un antiport de H+ et K+.

La nigéricine était autrefois utilisée comme antibiotique actif contre les bactéries Gram positives. Elle inhibe les fonctions de l'appareil de Golgi dans les cellules eucaryotes. Sa capacité à induire un efflux de K+ en fait également un puissant activateur de l'inflammasome NLRP3 [5],[6]

Références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Nigericin » (voir la liste des auteurs).
  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. Harned, Hidy, Corum et Jones, « Nigericin a new crystalline antibiotic from an unidentified Streptomyces », Antibiotics & Chemotherapy (Northfield, Ill.), vol. 1, no 9, , p. 594–596 (ISSN 0570-3123, PMID 24541690)
  3. « Alkali metal cation release and respiratory inhibition induced by nigericin in rat liver mitochondria », Proc. Natl. Acad. Sci. U.S.A., vol. 56, no 2, , p. 654–8 (PMID 5229984, PMCID 224422, DOI 10.1073/pnas.56.2.654, Bibcode 1966PNAS...56..654G)
  4. « The structure of nigericin », Biochem. Biophys. Res. Commun., vol. 33, no 1, , p. 29–31 (PMID 5696503, DOI 10.1016/0006-291X(68)90249-0, Bibcode 1968BBRC...33...29S)
  5. Mariathasan, Weiss, Newton et McBride, « Cryopyrin activates the inflammasome in response to toxins and ATP. », Nature, vol. 440, no 7081, , p. 228–32 (PMID 16407890, DOI 10.1038/nature04515, Bibcode 2006Natur.440..228M)
  6. Muñoz-Planillo, Kuffa, Martínez-Colón et Smith, « K⁺ efflux is the common trigger of NLRP3 inflammasome activation by bacterial toxins and particulate matter. », Immunity, vol. 38, no 6, , p. 1142–53 (PMID 23809161, PMCID 3730833, DOI 10.1016/j.immuni.2013.05.016)