Nykaourê
Nykaourê est un prince et un vizir égyptien de la fin de la IVe dynastie.
| Nykaourê | ||||
| Nom en hiéroglyphe | ||||
|---|---|---|---|---|
| Transcription | Ny-kȝ.w-Rˁ | |||
| Période | Ancien Empire | |||
| Dynastie | IVe dynastie | |||
| Fonction principale | vizir | |||
| Famille | ||||
| Grand-père paternel | Khéops | |||
| Père | Khéphren | |||
| Mère | Persenet (?) | |||
| Conjoint | Nykanebty | |||
| Enfant(s) | ♂ Nykaourê♀ Hétep-Hérès♀ Nykanebty-nedjès | |||
| Sépulture | ||||
| Nom | G 8158 | |||
| Type | mastaba | |||
| Emplacement | nécropole de Gizeh, cimetière central | |||
| Découvreur | Karl Richard Lepsius | |||
| Fouilles | Selim Hassan | |||
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Attestation
modifierLe prince n'est attesté que par sa tombe G 8158, située dans le cimetière central de la nécropole de Gizeh[1]. Il porte les titres suivants[1] :
- « Fils aîné du roi » (sȝ-nsw.t smsw),
- « Fils du roi de sa chair » (sȝ-nsw.t nj ẖt=f),
- « Fils aîné du roi de sa chair » (sȝ-nsw.t nj ẖt=f smsw),
- « Iry-pât » (jrj-pˁt),
- « Chef de la chambre » (jmj-js),
- « Chef du district » (jmj-r gs-pr),
- « Assistant de [Douaou] » (ˁȝ [Dwȝw]),
- « Grand des Cinq de la maison de Thot » (wr djw pr-Ḏḥwty),
- « Porte-parole de [tout] Boutite » (r P [nb]),
- « Comte » (ḥȝtj-ˁ),
- « Serviteur des puissances divines de Pé » (ḥm-bȝ.w P),
- « Gouverneur de Nekheb » (ḥrj-tp Nḫb),
- « Gouverneur de Nekheb de son père » (ḥrj-tp Nḫb n jt=f),
- « Porteur du sceau du roi de Basse-Égypte » (ḫtmw bjty),
- « Prêtre-lecteur de son père » (ẖrj-ḥb n jt=f),
- « Prêtre-lecteur en chef » (ẖrj-ḥb ḥrj-tp),
- « Ami unique » (smr wˁtj),
- « Juge en chef et Vizir » (tȝjtj sȝb ṯȝtj).
Généalogie
modifierNykaourê est un prince, probablement fils de Khéphren[2]. Sa mère est souvent considérée comme étant Persenet, hypothèse basée uniquement sur la proximité immédiate des deux tombes[2],[3],[4].
Son épouse se nommme Nykanebty, prêtresse d'Hathor, maîtresse du sycomore dans tous ses lieux[4],[5], tandis que ses enfants, tous « Connu(e) du roi », se nomment Nykaourê, Hétep-Hérès et Nykanebty-nedjès[2].
Dans la tombe de Nykaourê, un testament décrivant son héritage est conservé. Le testament est daté de « l'année de la 12e recensement du gros et du petit bétail[note 1] »[6]. Nykaourê laisse des biens à sa femme Nykanebty, son fils Nykaourê et ses filles Hétep-Hérès et Nykanebty-nedjès. Les biens qui auraient dû revenir à une fille (vraisemblablement) décédée reviennent à l'épouse de Nykaourê, Nykanebty[7].
Sépulture
modifierLa tombe de Nykaourê est la tombe G 8158, aussi nommée LG 87, de Gizeh selon la numérotation introduite par Lepsius[5]. Elle porte également la désignation G 8158 et fait partie de la nécropole de Gizeh, est un mastaba taillé dans la roche.
Le tombeau de Nykaourê est adjacent à celui de Persenet (LG 88 de Lepsius / G 8156) et a probablement été construit en même temps.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Soit 24e année de règne de Khâfrê dans l'hypothèse d'un recensement bisannuel.
Références
modifier- 1 2 Baud 2005, p. 481.
- 1 2 3 Baud 2005, p. 482.
- ↑ Callender 2011, p. 104.
- 1 2 Dodson et Hilton 2004, p. 52-53.
- 1 2 Porter, Moss et Málek 1974, p. 232-233.
- ↑ Verner 2006, p. 134.
- ↑ Breasted 1906, p. 88-90.
Bibliographie
modifier- Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, , 2e éd. (1re éd. 1999), 678 p. (ISBN 2-7247-0250-6) ;
- (en) James Henry Breasted, Ancient Records of Egypt: Historical Documents from the Earliest Times to the Persian Conquest, vol. 1 : The First to the Seventeenth Dynasties. Ancient Records, Chicago, University of Chicago Press, coll. « Collected Edited and Translated with Commentary », ;
- (en) Vivienne Gae Callender, In Hathor's Image : The Wives and Mothers from Egyptian Kings from Dynasties I-VI, vol. I, Prague, Czech Institute of Egyptology Charles University, , 406 p. (ISBN 978-80-7308-381-6) ;
- (en) Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, Thames & Hudson, [détail des éditions] (ISBN 0-500-05128-3) ;
- (en) Bertha Porter, Rosalind Moss et Jaromir Málek (new edition), Topographical Bibliography of Ancient Egyptian Hieroglyphic Texts, Statues, Reliefs and Paintings, vol. Volume III : Memphis, Part I Abu Rawash to Abusir, Oxford, Oxford University Press, , 2e éd. (lire en ligne) ;
- (en) Selim Hassan, Excavations at Gîza IX: 1936-37-38 : The Mastabas of the Eighth Season and their Description, Le Caire, General Organisation for Government Printing Offices, (lire en ligne) ;
- (en) Miroslav Verner, « Contemporaneous Evidence for the Relative Chronology of Dyns. 4 and 5 », dans Erik Hornung, Rolf Krauss & David A. Warburton, Ancient Egyptian Chronology, Leiden/Boston, Brill, , 528 p. (ISBN 978-9004113855).