Nikolaï Ieriomenko (père)

Nikolaï Nikolaïevitch Ieriomenko (père) (russe : Никола́й Никола́евич Ерёменко-ста́рший ; biélorusse : Мікалай Мікалаевіч Яроменка (старэйшы)), né le à Novossibirsk et mort le à Minsk en Biélorussie, est un acteur soviétique puis biélorusse.

Nikolaï Ieriomenko (père)
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait de Nikolaï Ieriomenko (père) réalisé en 1996.
Naissance
Novossibirsk (RSFS de Russie, Union soviétique)
Nationalité soviétique
biélorusse
Décès (à 40 ans)
Minsk (Biélorussie)
Profession acteur

Il reçoit le titre d'artiste du peuple de l'URSS en 1989.

Biographie

modifier

Il s'est engagé dans l'Armée rouge en 1941. Il ajoute trois ans à son âge réel pour pouvoir partir au front alors qu'il n'a que 15 ans. Il suit une formation de sous-lieutenant à Novossibirsk en 1942. Il participe à la Grande Guerre patriotique. Alors qu'il sert comme cavalier au sein du 11e corps de cavalerie (ru) (rattaché à la réserve du quartier général du corps), il a été fait prisonnier en juillet 1942 près de Viazma, à proximité du village de Komary. Il survit à un camp de concentration nazi et parvient à s'évader[1]. À son retour, il est envoyé dans un camp de filtration du NKVD (ru) à Vychni Volotchiok ; à l'issue d'une procédure de vérification, son grade est rétabli[2].

Après avoir terminé sa formation en 1948 au sein du studio du Théâtre dramatique biélorusse Yakub Kolas de Vitebsk. C'est là qu'il rencontra sa future épouse, l'actrice Galina Orlova (ru)[2]. Après avoir terminé sa formation au sein du studio en 1948, il travailla comme acteur dans ce même théâtre (1948-1959).

En 1959, Ieriomenko s'installe à Minsk en RSS de Biélorussie avec sa famille : son épouse et son fils, Nikolaï Ieriomenko (fils), né en 1949. Le couple d'acteurs commença alors à travailler ensemble au théâtre Ianka Koupala.

Le premier rôle cinématographique de Nikolaï Ieriomenko date de 1960, dans Vperedi — kroutoï povorot (ru) (Впереди — крутой поворот) de Ritchard Viktorov[3].

Il est admis au Parti communiste de l'Union soviétique (PCUS) en 1964. Il conserve des convictions communistes tout au long de sa vie, en dépit des changements politiques survenus dans le pays. La dissolution de l'Union soviétique représente pour lui une tragédie personnelle.

Il s'implique activement dans la vie publique. De 1976 à 1987, Ieriomenko père préside le conseil de l'Association des théâtres de Biélorussie. De 1987 à 1992, il dirige l'Union des travailleurs du théâtre de Biélorussie. En 1992, il devint président de l'association d'organisations publiques connue sous le nom de « Confédération biélorusse des unions créatives »[4].

Le , il devient membre de la première législature du Conseil de la République, en tant que sénateur biélorusse[5]. Il a exercé les fonctions de vice-président de la Commission permanente des affaires sociales du Conseil de la République de l'Assemblée nationale de la République de Biélorussie[6].

Grand amateur de football, Nikolaï Nikolaïevitch soutient le FK Dinamo Minsk. Il préside même, à une époque, le club des supporters de Minsk. Il aime la pêche et passer du temps en plein air[7].

Nikolaï Nikolaïevitch Ieriomenko est décédé le 30 juin 2000, à l'âge de 74 ans, à la suite d'un troisième infarctus. Il est inhumé au Cimetière de l'Est de Minsk.

Filmographie

modifier

Notes et références

modifier
  1. ↑ (ru) « Ерёменко Николай Николаевич (старший) », sur kino-teatr.ru
  2. 1 2 (ru) Татьяна Булкина. Поклон советскому кино. — М.: Издательский дом «Московия», 2011. — С. 239—243. — 384 с. — (ISBN 5-7151-0333-9).
  3. ↑ (ru) Левшина И. Случай из жизни // Искусство кино. — 1961. — № 2. — С. 54-56.
  4. ↑ (ru) « Ерёменко, Николай Николаевич (старший) », sur evitebsk.com (version du sur archive.org)
  5. ↑ (be) Указ Президента Республики Беларусь от 10 января 1997 года № 25 «О назначении Н. И. Дементея, Т. Н. Дудко, Н. Н. Еременко, В. С. Каравая членами Совета Республики Беларусь Национального собрания Республики Беларусь»
  6. ↑ (ru) « Первый созыв (с 13.01.1997 по 19.12.2000) », sur sovrep.gov.by
  7. ↑ (ru) « Вдова Еременко-старшего: Николай не поддался современному культу вещизма », sur souzveche.ru

Liens externes

modifier