Nikolaï Nadirashvili

mathématicien russe

Nikolaï Semionovitch Nadirachvili (en russe : Николай Семёнович Надирашвили), né , est un mathématicien russe qui travaille en géométrie différentielle, en équations aux dérivées partielles et en analyse.

Nikolaï Nadirashvili
Le 23 septembre 2022 à Édimbourg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (71 ans)
Nom dans la langue maternelle
Николай Семёнович НадирашвилиVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Faculté de mécanique et de mathématiques de l'université de Moscou (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Directeur de thèse
Œuvres principales
Nadirashvili surface (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Formation

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Nadirashvili est un élève de Ievgueni Landis à l'université d'État Lomonossov de Moscou, où il soutient son doctorat en 1981[1]. Il travaille ensuite à l'Institut de géophysique et, à partir de 1995, à l'Institut de transmission de l'information de l'Académie des sciences de Russie.

Carrière

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En 1990-1991, Nadirashvili est bénéficiaire d'un prix de recherche Humboldt à l'Université de Bielefeld. Il est ensuite, dans les années 1990, chercheur invité à l'Institut Erwin Schrödinger de Vienne, à l'Institut des hautes études scientifiques et à l’École polytechnique fédérale de Zurich. En 1997-1998, il est professeur assistant au Massachusetts Institute of Technology et, de 1998 à 2004, il est professeur à l'Université de Chicago. Il est ensuite directeur de recherche (émérite depuis) au CNRS à l'Université d'Aix-Marseille (Laboratoire d'Analyse, Topologie, Probabilités, LATP).

Recherche

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Nadirashvili a prouvé, en construisant un exemple, l'existence dans l'espace de surfaces minimales immergées complètes, bornées et à courbure négative (appelées surfaces de Nadirashvili). Il a, par là-même, résolu un problème posé par Jacques Hadamard, Eugenio Calabi et Shing-Tung Yau[2]. Auparavant, David Hilbert avait montré que des surfaces immergées complètes dans ne pouvaient avoir de courbure négative constante et, en 1963, Nikolai Efimov avait démontré que la courbure négative ne pouvait pas avoir une borne supérieure négative.

Nadirashvili a également obtenu d'importants résultats en théorie du potentiel et sur le lien entre la géométrie et les valeurs propres de l'opérateur laplacien. En 1995, il a démontré une conjecture de John William Strutt Rayleigh, ouverte depuis 1877, selon laquelle, parmi toutes les plaques planes encastrées d'aire donnée, la plaque délimitée par un cercle possède la fréquence propre la plus faible[3]. Avec Iosif Polterovich et Dmitry Jakobson (d), il a prouvé l'existence de métriques extrémales (par rapport à la première valeur propre de l'opérateur laplacien) pour la bouteille de Klein[4].

Nadirashvili a résolu, avec Wolfhard Hansen (d) de l'université de Bielefeld, le « problème du disque unique » énoncé par John Edensor Littlewood en prouvant qu'une fonction bornée continue , définie dans un domaine plan borné , n'est pas nécessairement harmonique si sa valeur en est égale à la valeur moyenne de la fonction sur au moins un cercle autour de dans (« propriété de valeur moyenne »)[5].

Distinctions

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Références

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  1. ↑ « Nikolai Nadirashvili : Researcher at the Laboratory from Oct. 2008 », sur mccme.ru (consulté le ) – biographie succincte.
  2. ↑ Nikolai Nadirashvili, « Hadamard’s and Calabi–Yau’s conjectures on negatively curved and minimal surfaces », Inventiones mathematicae, vol. 126, no 3,‎ , p. 457–465 (ISSN 1432-1297, DOI 10.1007/s002220050106, lire en ligne, consulté le ).
  3. ↑ Nikolai S. Nadirashvili, « Rayleigh's conjecture on the principal frequency of the clamped plate », Archive for Rational Mechanics and Analysis, vol. 129, no 1,‎ , p. 1–10 (ISSN 1432-0673, DOI 10.1007/BF00375124, lire en ligne, consulté le ).
  4. ↑ Dmitry Jakobson, Nikolai Nadirashvili et Iosif Polterovich, « Extremal Metric for the First Eigenvalue on a Klein Bottle », Canadian Journal of Mathematics, vol. 58, no 2,‎ , p. 381–400 (ISSN 0008-414X et 1496-4279, DOI 10.4153/CJM-2006-016-0, lire en ligne, consulté le ).
  5. ↑ Wolfgang Hansen et Nikolai Nadirashvili, « Littlewood's One Circle Problem », Journal of the London Mathematical Society, vol. 50, no 2,‎ , p. 349–360 (ISSN 1469-7750, DOI 10.1112/jlms/50.2.349, lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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