Nikolaï Semionovitch Tikhonov

écrivain
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Nikolaï Semionovitch Tikhonov (en russe : Николай Семёнович Тихонов) né le 22 novembre 1896 ( dans le calendrier grégorien) à Saint-Pétersbourg, Russie et mort le à Moscou, URSS est un écrivain, et poète soviétique et russe. Il a également signé deux films et quelques scénarios. Lauréat du Prix Lénine pour la paix (1957) et du prix national Taras Chevtchenko (1964) , Héros du travail socialiste (1966), triple lauréat du Prix Staline (1942, 1949, 1952). Membre de l'Union des écrivains soviétiques et des Frères Sérapion.

Nikolaï Tikhonov
Fonctions
Parlementaire du Soviet suprême de l'Union soviétique
à partir de
Deputy of the Supreme Soviet of the Russian Soviet Federative Socialist Republic
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
MoscouVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Николай Семёнович ТихоновVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Période d'activité
À partir de Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Conflits
Mouvement
Genre artistique
Long poem (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Liste détaillée
Ordre de Lénine (, , et )
Ordre du Drapeau rouge ()
Prix d'État Staline, 1re classe (, et )
Ordre de la Guerre patriotique de 1re classe ()
Médaille pour la défense de Leningrad ()
Ordre du Drapeau rouge du travail ()
Prix Lénine pour la paix ()
Prix national Taras-Chevtchenko ()
Prix Kosta-Khetagourov (d) ()
Héros du travail socialiste ()
Prix Lénine ()
Ordre de la révolution d'Octobre ()
People's Poet of the Uzbek SSR (d) ()
Poète du peuple de la RSS d'Azerbaïdjan (d) ()
Médaille du 30e anniversaire de la Victoire sur l'Allemagne
Médaille Alexandre-Fadeïev (d)
Médaille du Jubilé des « 20 ans de la victoire dans la Grande guerre patriotique de 1941-1945 » (en)
Médaille pour la victoire sur l'Allemagne dans la Grande Guerre patriotique de 1941-1945Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Enfance

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Fils de Semion Sergueïevitch Tikhonov, artisan coiffeur, et d'Iekaterina Davidovna, couturière, issue d'une famille paysanne de la province, il naquit dans la maison Elisseïev [1] où il passa les vingt premières années de sa vie. Cet immeuble reconstruit par l'architecte français Paul Jacot se trouve encore au 25 de la rue Bolchaïa Morskaïa à Saint-Pétersbourg. «Dans son autobiographie, il décrit l'mmeuble comme très exigu et vétuste. L'appartement de la famille comprenait deux pièces et une cuisine...toutes les portes de la maison étaient de travers en raison des importants tassements subis par le bâtiment au cours de ses 150 ans d'existence». «Nous vivions dans des appartements sombres, éclairés au kérosène». Il a grandi au milieu d'enfants d'artisans et a écrit : «le milieu dans lequel j'ai passé ma petite enfance et ma jeunesse ne pouvait favoriser l'amour de l'art ou de la littérature». «À l'âge de sept ans, j'ai appris à lire et à écrire par moi même. J'ai d'abord fréquenté l'école municipale M. M. Stassioulevitch de la rue Potchtamskaîa (ru) puis l'école professionnelle Alekseïevskaïa de la rue Fontanka» où l'on enseignait le commerce, la marchandisation et la sténographie. Les livres étaient ses plus grands amis et il adorait l'histoire et la géographie. Il a commencé lui même à écrire des livres dont l'action se déroulait d'un pays à l'autre : «Dans ces œuvres j'ai libéré les Malais du joug des Hollandais, les Indiens des Anglais et les Chinois des étrangers». À 14 ans, il écrivit son premier poème : Sur la mort de.... D'autres suivirent : L'Inde, etc. [2].

Entrée dans la vie professionnelle

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Contraint de subvenir aux besoins de sa famille, très pauvre, il interrompit ses études en 1911 et devint sténographe au bureau de l'intendance de la flotte impériale de commerce et des ports de Russie mais ses revenus suffisaient à peine pour faire vivre sa famille. Cependant, il commença à écrire ses premiers poèmes.

La guerre

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Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, en 1915, il s'engagea dans l'armée au sein d'un régiment de hussards. Il combattit dans les pays baltes : participant à des batailles, il fut traumatisé par des bombardements. Démobilisé au printemps 1918, il travailla comme charpentier et se produisit comme acteur. Cette période fut de courte durée car la même année, il s'engagea volontairement dans l'Armée rouge où il fut intégré d'abord dans la 1re compagnie soviétique Karl Liebknecht puis dans le 1er régiment de fusiliers Mikhaïl Kalinine. Il défendit Saint-Pétersbourg contre les Blancs [3]. Il fut démobilisé en 1922 mais pendant ces années passées sous l'uniforme, imprégné par ses expériences, inspiré par les évènements, il n'avait pas cessé d'écrire des poèmes comme La Vie sous les étoiles, le livre Chevaux de guerre. En , un an avant sa démobilisation, son premier professeur de littérature, Nikolaï Goumilev fut exécuté.

Retour à la vie civile

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Démobilisé en 1922, il fit paraître cette année-là ses deux premiers recueils: La Horde et Ivresse. Continuant d'habiter Petrograd il fit partie d'un groupe littéraire les Frères Sérapion qui siégeait à la "Maison des Arts" sur la Perspective Nevski. Ce groupe s'opposait à la littérature officielle basée à Moscou et Nikolaï Tikhonov prit ses distances en créant une tendance politique qui se tourna précisément vers la littérature soviétique officielle.

Rallié aux bolchéviques, il écrivit des poèmes qui exaltaient l'enthousiasme révolutionnaire et la figure de Lénine pendant les années 1920. Dans les années 1930, pendant la dictature de Staline, il fit une brève carrière politique et en tant que représentant de la ligne officielle de la littérature de son pays, il servit de propagandiste, au sens soviétique du terme, au cours de son premier voyage à l'étranger. En 1935, faisant partie de la délégation soviétique au Congrès de la paix à Paris, il entra en relation avec Louis Aragon et Elsa Triolet et adopta les méthodes du Réalisme socialiste soviétique dans ses écrits.

Entre 1922 et le début de la Grande guerre patriotique, il effectua plusieurs séjours dans le Caucase et en Asie centrale qui lui fournirent les thèmes de ses vers et de ses récits en prose. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il resta dans Léningrad pendant les 900 jours du siège et participa au combat à la Direction des services de presse et de propagande de l'armée. Il rédigea des articles, des tracts, fit un grand nombre d'émissions exaltant l'héroïsme des assiégés, écrivit des vers comme Kirov (Sergueï Kirov) avec nous et des œuvres en prose recueillies sous le titre de Récits de Léningrad. Il obtint le Prix Staline en 1942 et parvint à être membre du Conseil de l'Union des écrivains soviétiques dont il devint le président en 1944.

Il s'installa à Moscou. En 1946 il fut élu au Soviet suprême de l'URSS et il y siégea jusqu'à sa mort. Cependant, à la suite du scandale provoqué par la publication des œuvres de Mikhaïl Zochtchenko et Anna Akhmatova dans les revues Zvezda et Leningrad et d'une purge qui s'ensuit organisée par Andreï Jdanov, il fut « remplacé » par Alexandre Fadeïev à la tête de l'Union des écrivains soviétiques mais resta membre du conseil d'administration. Il joua aussi un rôle important dans le mouvement pacifiste et fut présent à la seconde Conférence mondiale de la paix en 1951. Après avoir obtenu une seconde fois le Prix Staline en 1949, il l'obtint de nouveau en 1952, avant de se voir décerner le Prix Lénine en 1957. Grâce à ses fonctions, pendant le Dégel des années 1960, il put s'opposer à des poètes de la jeune génération. Partisan de la ligne littéraire dure, il attaqua Boris Pasternak et, aux côtés de Mikhaïl Cholokhov, lutta contre Alexandre Soljenitsyne et d'autres écrivains dissidents. En 1970, il obtint de nouveau le Prix Lénine.

Il signe, avec un groupe d'écrivains soviétiques, la lettre ouverte publiée dans La Pravda le condamnant Alexandre Soljenitsyne et Andreï Sakharov[4].

Il meurt à Moscou le . Sa dépouille se trouve au cimetière Novodievitchi à Moscou.

Œuvres

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En littérature:

Filmographie

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Deux documentaires:

  • Nellie Sneguina : Nikolaï Tikhonov. Pages de biographies en 1976. Ce film est dédié à sa vie et à son œuvre [5].
  • Dmitri Nikolaïevitch Tchoukovski : Temps et routes en 1977. Nikolaï Tikhonov évoque les événements marquants de sa vie, la naissance de ses poèmes et la création de ses livres[6].

Notes et références

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Bibliographie

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  • Une petite biographie se trouve dans Le Grand Larousse Universel d'où quelques renseignements ont été pris.
  • Une petite biographie et deux poèmes La Ballade des clous traduit par Guillevic et Nous avons désappris à donner aux mendiants traduit par Claude Frioux se trouvent dans l'anthologie bilingue de la poésie russe réunie et publiée par Elsa Triolet chez Seghers en 1965. Une petite partie de cette biographie a été utilisée pour rédiger cette page.

Liens externes

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