Nili Kupfer-Naouri
Nili Kupfer-Naouri est une chroniqueuse et activiste de l'extrême droite israélienne de nationalité franco-israélienne. Exerçant le métier d'avocate, elle est présidente d'Israel Is Forever, qui organise des visites de colonies en Cisjordanie et mène des campagnes en faveur de l'alya.
| Nili Kupfer-Naouri | |
| Naissance | France |
|---|---|
| Nationalité | Israélienne ; française |
| Type de militance | Associatif, médiatique, activisme, colonisation, financement de l'armée israélienne |
| Cause défendue | Colonisation israélienne, Grand Israël, alya, racisme anti-palestinien ; recherchée par la justice française pour complicité de génocide et incitation au génocide |
| Organisation | Israel Is Forever |
| Conflit | Conflit israélo-palestinien, génocide à Gaza |
| Profession | Avocate |
| Famille | Jacques Kupfer (père) |
| modifier |
|
En , elle se filme à la frontière égyptienne en train de bloquer des convois d'aide humanitaire destinés à Gaza, dans le contexte du génocide qui s'y déroule et de la famine qu'il induit, ce qui lui vaut un mandat d'amener émis par la justice française dans le cadre d'une information judiciaire pour complicité de génocide et incitation au génocide.
Biographie
modifier
Nili Kupfer-Naouri naît en France[1], fille de Jacques Kupfer, figure du sionisme révisionniste en France[2]. Elle possède les nationalités française et israélienne et est avocate de profession. Elle réside en Israël, où elle milite dans la sphère de l'extrême droite nationaliste[1]. Elle est chroniqueuse régulière de l'émission Ça se débat sur i24News[3].
Elle préside Israel Is Forever, une association fondée par son père en à Paris et enregistrée officiellement pour des activités « socio-culturelles » et de « défense de droits fondamentaux »[4],[5],[6]. Selon le sociologue Idan Yaron, l'association est en réalité ultranationaliste et s'inscrit dans l'héritage de son père. L'association organise des visites dans les colonies de Cisjordanie, des conférences et des campagnes sur les réseaux sociaux, et promeut l'alya[4].
En , l'association récolte plus de 205 000 € via des dons défiscalisés pour fournir du matériel à des unités de l'armée israélienne, une pratique que le ministère français de l'Économie et des Finances qualifie d'illégale. En , l'association organise à Paris un gala auquel le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, doit initialement participer[1],[4].
Positions politiques
modifierKupfer-Naouri nie l'existence d'un peuple palestinien, affirmant que la terre « de la mer au Jourdain » est « juive et exclusivement juive », et appelle à rétablir des colonies israéliennes à Gaza[4]. En , elle déclare regretter que « l'enfer que Trump nous avait proposé de faire sur Gaza n'ait malheureusement pas eu lieu »[5]. En , Naouri-Kupfer affirme, à propos de la sécurité routière en Israël, que « les Arabes conduisent de manière extrêmement dangereuse » et sont à l'origine d'« accidents qui frisent le terrorisme »[3].
Elle rejette la notion de diaspora juive, qu'elle considère comme un non-sens. Pour elle, les Juifs vivant hors d'Israël sont des exilés dont le destin naturel est le retour en Israël. Dans le Journal de la Souveraineté, organe de son association, elle s'en prend au Grand-rabbin de France, Haïm Korsia, lui reprochant de rappeler l'attachement des Juifs français à la République française[5].
Affaire judiciaire
modifierEn , Kupfer-Naouri se filme à la frontière égyptienne en train de bloquer l'entrée de camions d'aide humanitaire à destination de Gaza, affirmant qu'il n'existe « pas de population civile innocente à Gaza » et que ravitailler la population civile est « absolument immoral ». En , l'Union juive française pour la paix et Urgence Palestine déposent une plainte contre X pour complicité de génocide et incitation à la commission d'un génocide visant notamment Kupfer-Naouri en raison de cette action[7]. Au printemps , une information judiciaire est ouverte pour complicité de génocide et incitation au génocide. À l'été , deux mandats d'amener sont émis par des juges d'instruction parisiens contre Kupfer-Naouri et Rachel Touitou, porte-parole du collectif Tsav 9, toutes deux résidant en Israël. Kupfer-Naouri qualifie la procédure de « délire antisémite »[1].
Références
modifier- 1 2 3 4 Christophe Ayad, « Guerre à Gaza : deux mandats d'amener émis par des juges français contre des militantes franco-israéliennes pour complicité de génocide »
, Le Monde, (consulté le ). - ↑ Jean-Yves Camus, « Extrême droite israélienne : les excités français du sionisme radical »
, Charlie Hebdo, (consulté le ). - 1 2 Clément Gros, « Accidents de la route en Israël : des propos tenus sur la chaîne i24NEWS créent le malaise »
, Le Figaro, (consulté le ). - 1 2 3 4 Justine Brabant et Gwenaelle Lenoir, « Derrière l'organisation d'un gala à Paris, une association extrémiste qui équipe l'armée israélienne »
, sur Mediapart, (consulté le ). - 1 2 3 Pierre Feydel, « Nili Kupfer-Naouri, l'avocate qui veut exterminer les Gazaouis »
, sur Grands-reporters, (consulté le ). - ↑ « Israel is Forever France » (annonce no 1384 du ), Journal officiel Associations, no 7, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ Elisabeth Fleury, « Blocus de l'aide humanitaire à Gaza : une plainte pour « complicité de génocide » vise une avocate franco-israélienne »
, L'Humanité, (consulté le ).