Gibbon à favoris blancs du Sud
Nomascus siki
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CR A4cd :
En danger critique
Statut CITES
Répartition géographique
Le gibbon à favoris blancs du Sud (Nomascus siki) est une espèce de primates hominoïdes de la famille des Hylobatidae, originaire de la péninsule indochinoise. Il a été considéré comme une sous-espèce de diverses espèces du genre Nomascus, avant d'être élevé au rang d'espèce en 2001.
Description
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Le gibbon à favoris blancs du Sud est morphologiquement similaire au gibbon à favoris blancs du Nord. Il existe un dimorphisme sexuel important entre mâles et femelles. Le pelage des mâles et des juvéniles est entièrement noir à l'exception de leurs joues de couleur blanche, qui remontent moins haut que celles de Nomascus leucogenys, permettant de distinguer les deux espèces. Les femelles adultes sont quant à elles reconnaissables par leur pelage plus clair, le contour du visage blanc et des poils noirs au sommet de la tête. Les mâles pèsent en moyenne 6 kg contre 7 à 9 kg pour les femelles[1].
Écologie et comportement
modifierHabitat et répartition
modifierL'habitat du gibbon à favoris blancs du Sud se compose essentiellement de forêts primaires tropicales et sèches ainsi que de structures karstiques jusqu'à 1 800 mètres d'altitude[1].
L'aire de répartition de l'espèce est limitée au centre du Laos et du Vietnam, notamment dans le parc national de Phong Nha-Kẻ Bàng[1].
Taxinomie
modifierNomascus siki a été décrit en 1951 par Jean Delacour à partir d'un spécimen type dont l'origine est incertaine[3]. Le taxon a par la suite été successivement considéré comme une sous-espèce de Nomacus concolor, Nomascus leucogenys et Nomascus gabriellae. D'autres auteurs suggéraient qu'il s'agissait d'hybrides naturels entre N. leucogenys et N. gabriellae[3]. Nomascus siki a finalement été reconnu comme une espèce à part en 2001[4].
Menaces et conservation
modifierLe gibbon à favoris blancs du Sud est considéré comme étant en danger critique d'extinction par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) depuis 2015 en raison de la perte de son habitat engendrée par l'étalement urbain, l'agriculture et la sylviculture intensives. L'espèce est également chassée à des fins alimentaires ou pour être utilisée dans la médecine traditionnelle. Les gibbons peuvent aussi être capturés vivants afin de servir d'animaux de compagnie. L'UICN estime qu'il ne resterait que 600 individus adultes en milieu naturel[3].
L'espèce est protégée à l'échelle internationale en ce qu'elle figure à l'annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES). Elle fait également l'objet de mesures de protection nationales au Laos et au Vietnam, notamment par la constitution de réserves naturelles couvrant l'habitat de Nomascus siki[3].
Le gibbon à favoris blancs du Sud est particulièrement rare en captivité[5]. Un programme européen d'élevage (EEP) lui était consacré[6], mais celui-ci a été abandonné en raison de la trop faible taille et diversité génétique de la population captive[7].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 (en) « Nomascus siki (Delacour, 1951) », sur www.gbif.org (consulté le )
- ↑ « Southern White-cheeked Gibbon data - Encyclopedia of Life », sur eol.org (consulté le )
- 1 2 3 4 William Duckworth (IUCN SSC Small Carnivore Specialist Group; IUCN SSC Deer Specialist Group), Camille Coudrat, Ben Rawson et C Roos, « IUCN Red List of Threatened Species: Nomascus siki », IUCN Red List of Threatened Species, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ Groves, Mammal species of the world: a taxonomic and geographic reference, John Hopkins University Press, (ISBN 978-0-8018-8221-0)
- ↑ « ZootierlisteHomepage », sur www.zootierliste.de (consulté le )
- ↑ (en) EAZA, « Zooquaria Ape Special », Zooquaria, no 71, , p. 32 (lire en ligne [PDF])
- ↑ (en) EAZA, « TAG Reports 2018 », TAG Reports, , p. 74 (lire en ligne [PDF])