Notre part des ténèbres
Notre part des ténèbres est un roman de Gérard Mordillat paru le aux éditions Calmann-Lévy. Il a été adapté en bande dessinée en 2019[1].
| Notre part des ténèbres | |
| Auteur | Gérard Mordillat |
|---|---|
| Pays | |
| Genre | Roman |
| Éditeur | Calmann-Lévy |
| Date de parution | |
| Nombre de pages | 487 |
| ISBN | 978-2702137581 |
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Résumé
modifierNotre part des ténèbres de Gérard Mordillat est un roman qui aborde des thèmes de l'ombre et de la lumière, tant sur le plan personnel que collectif.
Mondial Laser, entreprise d'électronique de pointe vient d'être revendue et délocalisée en Inde, à l'initiative d'un fond spéculatif international. Les dirigeants ou actionnaires du fonds et leurs conjoints fêtent leurs gains la nuit du réveillon, dans le port du Havre, sur un paquebot de luxe, le Nausicaa.
Les anciens employés de l'entreprise, désormais chômeurs, ont ourdi un geste politique très spécial: détourner le Nausicaa, et mettre le cap droit vers le Nord, vers la grande tempête d'hiver.
Il s'agit d'un livre choral, une histoire d'amours, de révolte et de lutte, sur fond d'allusions théologiques ou Shakespeariennes, comme souvent chez Mordillat.
Un Titanic jubilatoire où seuls les salariés et ceux qui aiment seront sauvés.
On voit évoluer une kyrielle de personnages, Gary le chef du commando, Suz, Dargone, Doc, Amos, Maxi, Kiki, et beaucoup d'autres de Mondial Laser, mais aussi Mado une journaliste sexy, Melville le publicitaire qui a organisé la fête, ou Claude Volumster, le ministre de l'intérieur, avec Aurore, sa femme, embarqués là avec les anciens dirigeants de Mondial Laser. Ruses des financiers, attaque de nervis, genèse de la révolte, amours croisées anciennes et nouvelles, parfois assez crues, réunions de crise au ministère, cynisme des politiques et des médias... Mordillat reprend parfois les codes du thriller.
Le roman explore les limites de l'âme humaine et questionne ce qui définit l'individu et son rapport à la violence, à la culpabilité et à la rédemption. À travers ces personnages, Mordillat nous invite à réfléchir sur la part d’ombre qui habite chaque être humain, et sur la manière dont elle se manifeste dans la société.
L’écriture est dense, mêlant aspects psychologiques et philosophiques, avec une narration qui pousse le lecteur à confronter ses propres ténèbres intérieures. Ce livre, dans sa réflexion sur la condition humaine, aborde des sujets universels, notamment la confrontation à la souffrance et la quête de sens face à l’obscurité de l’existence.
Notre part des ténèbres peut être vu comme une méditation sur l’ambivalence de la nature humaine, la lutte contre les forces internes et externes qui nous poussent vers des zones d'ombre, mais aussi la possibilité d’y trouver une forme de lumière.
Les romans Les vivants et les morts (2005), Notre part des ténèbres (2008) et Rouge dans la brume (2011) constituent une trilogie, mais selon son auteur ils forment un triptyque[2]. Une analyse de lecteur situe le roman comme un cran plus radical que "Les Vivants et les Morts"[3].
Réception critique
modifierÉditions et traductions
modifier- Notre part des ténèbres : roman, Paris, Calmann-Lévy, , 487 p. (ISBN 978-2702137581).
- Notre part des ténèbres, Le Livre de poche, (ISBN 978-2253126362).
Notes et références
modifier- ↑ Eric Liberge, Notre part des ténèbres, Paris, Les Arènes, , 96 p. (ISBN 978-2-71120-144-0).
- ↑ Marc Loriol, « Grand entretien « Pour un écrivain, écrire sur le monde du travail, c'est se mettre directement dans un ghetto...» », sur Les Mondes du Travail, (consulté le ).
- ↑ « Notre part des ténèbres - Gérard Mordillat », sur Babelio (consulté le )