Nouvelles de la république des lettres

Nouvelles de la république des lettres est une revue littéraire, philosophique et scientifique créée en 1684 par Pierre Bayle, rédigée en français mais publiée à Amsterdam.

Nouvelles de la république des lettres
Description de l'image Nouvelles de la République des Lettres.jpg.
Pays Drapeau des Pays-Bas à cette époque Provinces-Unies
Langue Français
Périodicité Mensuel
Date de fondation 1684
Ville d’édition Amsterdam
Directeur de publication Pierre Bayle
ISSN 1873-0019

Histoire

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Philosophe protestant, Bayle en fut le principal rédacteur entre et . Le relais fut pris jusqu’en par Daniel de Larroque, Jean Barrin (1640-1718) et Jean Le Clerc.

Suspendue pendant dix ans, la revue fut reprise par le pasteur calviniste Jacques Bernard jusqu’en , qui l'interrompt avant de la reprendre en . La dernière livraison a lieu en .

Bien qu'entièrement rédigées en français, les Nouvelles de la république des lettres étaient publiées chaque mois à Amsterdam pour contourner la censure. L'éditeur était Henry Desbordes, installé Kalverstraat de 1684 à 1710. Ensuite, ce fut David Mortier (1716-1718) à un rythme bimestriel et toujours à Amsterdam.

La revue, d'une quarantaine de feuillets, contenait une série de recensions critiques portant sur les ouvrages parus chez des libraires de toute l'Europe, ainsi que des extraits d’œuvres choisies. Ce périodique analysait des ouvrages littéraires, religieux et scientifiques, publiant par exemple les expériences de Denis Papin. Sa parution est concomitante de la révocation de l'Edit de Nantes (1685) et critique les persécutions contre les protestants[1].

La devise latine de la revue est « Non fumum ex fulgore, sed ex fumo dare lucem (Pas la fumée de la foudre, mais de la fumée donner la lumière » tirée d'Horace (Ars Poetica, V. 143).

Une deuxième série voit le jour en et se poursuit jusqu'en 1777, chez l'éditeur-imprimeur vénitien Giovanni Battista Albrizzi (1698-1777).

De 1779 à 1787, Pahin de La Blancherie lance et rédige les Nouvelles de la république des lettres et des arts éditées à Paris et destinées à favoriser la correspondance entre les « amateurs » réunis au sein des nouveaux lieux de sociabilité, tels l’Établissement de la correspondance générale et gratuite pour les sciences et les arts, la Société apollinienne ou le musée de Paris[2].

Aujourd'hui

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Une troisième version des Nouvelles de la République des Lettres (NRL) est publiée par l'Istituto italiano per gli studi filosofici de Naples (éditions Prismi) à partir de 1981 (sous les auspices de Tullio Gregory et Paul Dibon) avec une périodicité semestrielle.

Liens externes

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Articles connexes

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Notes et références

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  1. ↑ Les journaux d'opposition à Lous XIV.
  2. ↑ Jean-Luc Chappey, « Batailles encyclopédiques entre Révolution et Empire », dans Vincent Bourdeau, Jean-Luc Chappey et Julien Vincent (dir.), Les encyclopédismes en France à l'ère des révolutions (1789-1850), Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, coll. « Les Cahiers de la MSHE Ledoux », (ISBN 978-2-84867-839-9, DOI 10.4000/books.pufc.18679 Accès libre, lire en ligne), p. 21-42