Vallée d'Elorz
Vallée d'Elorz (en basque Elortzibar ou en espagnol Valle de Elorz[1],[2],[3]) est une commune et une vallée de la communauté forale de Navarre (Espagne). Elle fait partie de la mérindade de Sangüesa et de la sous-région métropolitaine de Pampelune, à environ 7,3 kilomètres de cette dernière. Son altitude varie entre 450 et 1 132 mètres, et sa superficie est de 48,24 km2. En 2025, elle compte 8 486 habitants.
| Noms officiels |
(es) Noáin (Valle de Elorz) (- (eu) Noain (Elortzibar) (- (es) Valle de Elorz (depuis ) (eu) Elortzibar (depuis ) |
|---|---|
| Nom local |
(eu) Elortzibar |
| Pays | |
|---|---|
| Établissement humain |
aire métropolitaine de Pampelune (d) |
| Comarque | |
| Communauté forale | |
| Partie de | |
| Chef-lieu |
Noáin (d) |
| Superficie |
48,24 km2 |
| Altitude |
450 m |
| Coordonnées |
| Population |
8 486 hab. () |
|---|---|
| Densité |
175,9 hab./km2 () |
| Gentilé |
Elortzibartar |
| Statut | |
|---|---|
| Chef de l'exécutif |
Oscar Arizcuren Pola (d) |
| Code postal |
31110 |
|---|---|
| INE |
31088 |
| Immatriculation |
NA |
| Site web |
La commune Vallée d'Elorz reste officiellement située dans la zone non bascophone de la Communauté forale de Navarre. Même après la réforme issue de la loi du , qui permettait à certaines communes de demander leur intégration dans la zone mixte, Vallée d'Elorz n'a pas fait ce choix.
La population locale est appelée elortzibartar en basque et elortzibarres en espagnol. Le hameau d'Ibarburua est rattaché à Noain et abrite le siège de la mairie.
Toponymie
modifierVallée d'Elorz est également connu sous différentes dénominations selon les langues :
- en basque : Elortzibar
- en espagnol : Valle de Elorz ;
- en navarrais roman ou en aragonais : Val d'Elorz.
Le toponyme a connu plusieurs graphies au cours de l'histoire :
- Ual de Elorçe (1067) ;
- Elorçeibar (1366) ;
- Val d'Elorz (1366) ;
- Elorz (1591).
Sous l'Ancien Régime, la région est connue sous le nom d'Elortzibar, dont le centre administratif est le conseil d'Elorz. Lors de la création des communes au XIXe siècle, la vallée est constituée en commune sous le nom d'Elorz (forme officielle en espagnol), tout en perdant le conseil de Tebas, devenu une commune indépendante. Par la suite, Muru-Astráin lui est rattachée pour des raisons de continuité territoriale.
En 1995, à l'issue du mandat du conseil de Noain et avec la reprise des compétences par le conseil municipal, cette localité, la plus peuplée de la commune, obtient que son nom soit intégré à la dénomination officielle, qui devient Noain (Elortzibar). L'usage de parenthèses, inhabituel dans la toponymie basque, suscite alors des réactions.
En , considérant la surreprésentation de Noain dans la dénomination, le conseil municipal décide de rétablir le nom de Valle de Elorz / Elortzibar. Cette décision est approuvée par le Gouvernement de Navarre le et entre en vigueur le , après sa publication au Journal officiel de Navarre.
Géographie
modifierLa commune correspond à la partie inférieure du bassin versant de l'Elorz, un cours d'eau qui prend sa source dans la vallée d'Ibargoiti avant de se jeter dans l'Arga, dans la vallée du Zizur. Elle bénéficie d'une situation géographique stratégique en matière de communications. Le territoire communal accueille l'Aéroport de Pampelune et est traversé par plusieurs axes majeurs, dont l'autoroute des Pyrénées en direction de Sangüesa, l'autoroute de Navarre vers Mendialdea et la Ribera, ainsi que la ligne ferroviaire Saragosse–Altsasu. Par ailleurs, entre les localités d'Oriz, Dorre et Imarcoain, se trouve la Cité des Transports, principal pôle industriel de la vallée.
La municipalité est composée des villages suivants : Noáin (Valle de Elorz) / Noain (Elortzibar), Imarcoain (Imarkoain), Elorz / Elortz, Torres (Dorre), Guerendiáin (Guerendiain), Yarnoz (Iharnotz) , Zabalegui (Zabalegi), Zulueta, Oriz (Oritz), Otano (Otao) et Ezperun.
Localités limitrophes
modifierVallée d'Aranguren au nord, Valdorba et Vallée d'Izarbe au sud, la Vallée d'Unciti et Monreal au sud et Communauté de Galar et Beriáin à l'ouest. Son territoire est traversé par la rivière Elorz.
Histoire
modifierLa première mention documentée d'Elortzibar remonte à 1067, dans un texte où l'évêque de Pampelune, Juan, apparaît comme bénéficiaire de la vallée. Un autre document daté de 1095 cite la localité sous la forme Elorceibar. Le roi Thibaut II de Navarre utilisa la charte d'Ezarra afin de séparer Elortzibar de Tebas.
Au cours des siècles suivants, les différents conseils composant la vallée furent administrés par un député de la vallée, élu annuellement par les régents des localités lors d'une assemblée tenue dans l'église du cimetière de Torres. Par ailleurs, chaque localité disposait de compétences propres en matière de justice.
Traditionnellement, la population était majoritairement rurale et vivait de l'agriculture, exploitant notamment les pâturages du massif d'Alaitz.
Au XXe siècle, le territoire connut un processus d'industrialisation marqué par l'implantation de plusieurs usines de grande taille, dont certaines employaient plusieurs centaines de personnes. À partir des années 1970, en raison de sa position stratégique, furent également aménagés la Cité des transports de Pampelune ainsi que le bureau des douanes du Transports Internationaux Routiers (TIR).
Administration
modifierDémographie
modifierTransports en commun
modifierLes lignes 16 N4 de Eskualdeko Hiri Garraioa desservent Noain.
Patrimoine
modifierPersonnalités
modifierNotes et références
modifier- ↑ (eu) Toponymes officiels du Pays basque de l'Académie de la langue basque ou Euskaltzaindia, avec la graphie académique actuelle ainsi l'équivalent en français ou espagnol. Autres sources: Euskal Herriko udalerrien izendegia [PDF] ou directement sur le site d'Euskaltzaindia (EODA).
- ↑ Maurice Berthe, « Famines et épidémies dans les campagnes navarraises à la fin du Moyen Âge », dans FeniXX réédition numérique, inconnu, FeniXX réédition numérique, , 552 p. (ISBN 9782402452243), p. 106
- ↑ (es) Alfonso Bullón de Mendoza, El nacimiento de los corresponsales de guerra, inconnu, Editorial Dykinson, S.L., , 216 p. (ISBN 9788411224253), p. 45
Voir aussi
modifierSources
modifier- (es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Noáin » (voir la liste des auteurs).
