Numa Blanc

photographe français

Numa Prosper Blanc de Labarthe, dit Numa Blanc (1816-1897), est un dessinateur, peintre et photographe français. Il est à l'origine d'un studio portant son nom, fournisseur de portraits tout au long de la seconde partie du XIXe siècle.

Numa Blanc
Fonction
Photographe de cour (d)
Biographie
Naissance
Décès
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PauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Enfant
Numa Blanc Fils (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Numa Prosper Blanc de Labarthe est né le 28 février 1816 à Millau, dans le sud-ouest de la France.

Dès le milieu des années 1840, monté à Paris, il s'essaye au dessin et à la composition de portraits en miniatures sur ivoire, se forgeant une réputation en Angleterre, Allemagne et Russie[1].

Demeurant au 49 rue de la Chaussée-d'Antin, il épouse en 1848 à Paris la soprano Marie-Louise Joséphine Frétélliére (1827-1878) dite « Mme Numa-Blanc »[2], dont un enfant, André-François (1849-1922), dit « Numa Blanc fils », qui adhèrera en 1869 à la Société française de photographie[3].

À partir de 1854, Numa Prosper Blanc dirige un studio photographique à Paris, d'abord situé au 60 rue de Richelieu[4], puis au 29 boulevard des Italiens, dans un immeuble construit à la place des Bains chinois[5], sous le nom de « Numa Blanc & Cie ». Il utilise dès 1865 l'éclairage électrique[6].

Dans les années 1860, il devient l'un des portraitistes de prédilection des écrivains, des musiciens, des peintres et de la noblesse, et commence à fournir des clichés à L'Illustration. De 1863 à 1866, il exploite un studio annexe durant l'été qu'il installe à l'hôtel Stephanienbad à Baden-Baden[7]. Son épouse exerce également des activités photographiques à Baden-Baden et à Nice. Numa Blanc est nommé photographe de la cour du roi de Prusse Guillaume Ier.

En 1866, il devient le photographe attitré de l'Opéra de Paris[8], succédant à Disdéri[9] et précédant Nadar (1879).

En 1867, Numa Blanc durant l'Exposition universelle de Paris tient une galerie sur le site.

Il maintient d'autres studios annexes à Cannes, Aix-les-Bains et Pau dans les années 1870.

Numa Blanc se spécialise également dans la photographie de paysages urbains, d'architecture, d'intérieurs, ainsi que de scènes de genre et de paysages. Le studio fournit des photographies sous la forme de portraits carte-de-visite (CDV) et de carte stéréoscopique.

L'activité est poursuivie à partir de 1869 par Henri Langerock, puis, à partir de 1875, par son fils[3], avec des succursales à Aix-les-Bains, Nice, Cannes, Monte-Carlo, Scarborough et Pau. La marque Numa Blanc ayant été déposée en 1875, toutes leurs productions sont commercialisées sous ce nom, sous lequel on trouve Fernand Vadon (successeur de Langerock, c. 1880)[10]. À partir de 1879, le fils se consacre également à la peinture et signe ses œuvres « Numa Blanc ». Georges Albert Detaille reprit la filiale de Monte-Carlo, tandis que Numa Blanc fils exerce au moins jusqu'en 1914.

Les studios Numa Blanc ont été distingués lors des expositions de Paris (1855), Londres (1862) et Vienne (1873).

Numa Prosper Blanc de Labarthe meurt à Pau le 9 février 1897.

Galerie

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Notes et références

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  1. Le Siècle, Paris, 24 mai 1845, p. 3 — sur Retronews.
  2. Messager des théâtres et des arts, Paris, 3 octobre 1852, p. 3 — sur Retronews.
  3. 1 2 Numa-Blanc fils (1849 - 1922), notice biographique sur la catalogue numérisé du musée d'Orsay.
  4. La Patrie, Paris, 13 décembre 1855, p. 4 — sur Retronews.
  5. L'Univers, Paris, 8 juin 1867, p. 4 — sur Retronews.
  6. Ernest Lacan, in: Le Moniteur de la photographie, 1 déc. 1865, p. 1 — sur Retronews.
  7. (de) Sabine Henze-Döhring (dir.), Giacomo Meyerbeer. Briefe und Tagebücher, Band 8 1860-1864, Berlin, De Gruyter, 2006, p. 813.
  8. Le Figaro, Paris, 18 mai 1862, p. 7 — sur Retronews.
  9. Mathias Auclair, « Les photographes et la danse à l’opéra de Paris (1860-1914) », in: Ligeia, 2012-1, no 113-116, p. 147-159.
  10. « Portrait de Georgette, actrice », notice objet, catalogue de Paris Musées.
  11. (en) Notice objet, base DPLA.
  12. (en) « The Imperial Troup (1867-1871) », sur Ninjin.
  13. Notice objet, catalogue Paris Musées Collection.
  14. (nl) « Exterieur van de Klingelkapelle nabij Gernsbach », catalogue numérisé du Rijksmuseum.

Liens externes

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