Néferouhenout est une reine égyptienne antique de la XIIe dynastie ; elle est très probablement l'épouse de Sésostris III.

Néferouhenout
Image illustrative de l’article Néferouhenout
Sarcophage de Néferouhenout[1]
Nom en hiéroglyphe
nfrtHnw
t
Transcription Nfr.t-ḥnw.t
Dynastie XIIe dynastie
Fonction principale reine égyptienne
Famille
Conjoint Sésostris III
Sépulture
Type pyramide P2
Emplacement Dahchour
Date de découverte 1894
Découvreur Jacques de Morgan
Objets deux têtes de masse

Biographie

modifier

La reine n'est attestée que par sa tombe qui est la pyramide P2 du complexe pyramidal de Sésostris III à Dahchour[2]. Les inscriptions montrent qu'elle portaient les titres d'« épouse du roi », de « princesse héréditaire » (jry.t-pȝt) et de « Celle qui est unie à la couronne blanche » (ẖnm(w).t-nfr-ḥḏ.t) ; ces titres permettent de supposer qu'elle était une épouse de Sésostris III[2],[3].

Sépulture

modifier

Sa petite pyramide, située au nord de celle de Sésostris III, mesurait autrefois environ 16,8 × 16,8 mètres à la base et était peut-être aussi haute. Elle est aujourd'hui mal conservée et était construite en briques crues, autrefois recouvertes de calcaire. À l'est se trouvait une petite chapelle, également très mal conservée et difficile à reconstituer. Elle était autrefois décorée de bas-reliefs. Sous la pyramide se trouvent les chambres funéraires de la reine. On y accède par un couloir reliant les quatre pyramides situées au nord de la pyramide du souverain. Dans la chambre funéraire se trouve son sarcophage, sur lequel sont inscrits ses titres. L'inscription sur le sarcophage est remarquablement mal gravée, ce qui suggère que la reine n'était pas initialement destinée à être enterrée ici ; peut-être n'était-elle même pas l'épouse de Sésostris III. Sa tombe a été retrouvée pillée, seules deux têtes de massue ont été découvertes par Jacques de Morgan qui a fouillé la tombe en 1894[4],[5].

Notes et références

modifier
  1. ↑ de Morgan 1895, fig. 117, p. 54.
  2. 1 2 Dodson et Hilton 2004, p. 97.
  3. ↑ Tallet 2015, p. 19 & 229.
  4. ↑ de Morgan 1895, p. 54.
  5. ↑ Arnold 2002, pl. 119, p. 61-63.

Bibliographie

modifier