Nœud de chaise double sur son double

nœud de boucle et d'amarrage à double ganses fixes

Le nœud de chaise double sur son double, communément appelé chaise double, double chaise ou Y en chaise[1], est un nœud en boucle, qui comporte deux grandes ganses dépendantes et une seule petite ganse de verrouillage ; ce qui permet de le reconnaître visuellement.

Nœud de chaise double sur son double
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Catégorie
Voisins
Nœud de calfat, Nœud de chaise

Il permet de créer un œil double en milieu de cordage depuis un seul brin de corde doublé[2]. C'est alors une nœud de chaise sécurisé avec deux ganses fixes et réglables l'une par rapport à l'autre aisément, pour équilibrer une traction sur chacune d'elles par exemple. Il peut être réalisé soit de plein poing depuis un simple nœud de plein poing, soit tricoté depuis un simple nœud de chaise.

C'est un des dérivés du nœud de chaise, de même que le nœud de calfat auquel il ressemble et ne doit pas être confondu non plus avec le nœud de chaise en double, qui ce dernier est un véritable nœud de chaise doublé[1].

Origine

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Comme le nœud de calfat, le nœud de chaise double sert historiquement à réaliser des chaises pour travailler sur la coque ou le gréement d'un navire, tirant de l'usage son nom, avant que ce dernier ne soit affecté au nœud de bouline, par analogie.

En marine

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C'est un nœud utile pour réaliser un harnais de fortune sur deux ganses fixes, pour attacher une charge sur deux points distants et permettre de répartir l'effort de traction sur deux points d’amarrage en formant un "Y"[2].

En spéléologie

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Le nœud de chaise double est réalisé pour répartir la charge en "Y" entre deux amarrages, comme le nœud de lapin (aussi appelé nœud de Mickey). Le nœud de chaise double est plus facile à défaire que le nœud de lapin après une mise en charge.

Après des tests réalisés en 2010 par l'École Française de Spéléologie, montrant que le nœud glisse si une seule ganse est mise en charge[3], on lui préfère le nœud de fusion, qui consiste à ajouter un demi-tour supplémentaire, à la manière du nœud de huit, lors de la réalisation. Il est en effet dangereux de mousquetonner la longe du spéléologue sur une seule boucle du nœud de chaise double.

En travaux acrobatiques

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C'est un nœud considéré comme dangereux, qui ne permet pas toutes les garanties de sécurité pour un usage pour les amarrages ou les fractionnements. Il n'est pas recommandé en particulier pour les cordistes peu expérimentés[1].

En escalade

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C'est un nœud qui permet de sécuriser un simple nœud de chaise d'encordement au baudrier en fixant le brin courant pour éviter que le nœud ne glisse. Il reste plus facile à contrôler qu'un nœud de chaise sécurisé d'une clé Yosemite ou d'un nœud double gansé[4]. Il peut être réalisé aisément tricoté en suivant parallèlement le simple nœud de chaise[5].

Réalisation

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Méthode de plein poing

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Le nœud de chaise double sur son double se réalise en bout ou à mi-corde sur une portion doublée. Cette méthode demande une attention particulière : Après la bascule de la ganse de verrouillage, il est impératif de tirer sur les deux brins de grandes ganses pour réduire la ganse de verrouillage. Dans le cas où la formation des grandes ganses s'effectue par la traction sur les brins coté boucle, le nœud est ressemblant et alors dangereux.

Méthode tricotée

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Le nœud de chaise double peut être réalisé depuis un simple nœud de chaise, puis le brin courant suit précisément parallèlement le nœud de chaise.

Notes et références

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  1. 1 2 3 France Travaux sur Cordes, « Guide des Nœuds & des Amarrages dans les travaux sur cordes » [PDF], sur France Travaux sur Cordes, (consulté le ), p. 27
  2. 1 2 SNSM, « Le nœud de chaise double sur son double », sur www.snsm.org, (consulté le )
  3. École Française de Spéléologie, « Se longer dans une seule ganse d'un nœud de chaise double - Les risques de glissement du nœud de chaise double lorsqu'on se longe dans une seule oreille. », sur efs.ffspeleo.fr (consulté le )
  4. Ecole Militaire de Haute-Montagne - Chamonix, « Fiche memento : Les noeuds (livret complet) » [PDF], sur EMHM, (consulté le ), p. 6,12-14
  5. Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade (FFME), « Rapport Technique ECORE - Etude des Comportements à Risque en Escalade Sportive » [PDF], sur FFME (consulté le ), p. 14

Voir aussi

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