OL Groupe
OL Groupe ou l'Olympique Lyonnais Groupe, anciennement appelé Eagle Football Group entre 2024 et 2026, est une société créée en 1999, spécialisée dans la gestion du club de football professionnel de l'Olympique lyonnais et dans l'exploitation de son stade, le Groupama Stadium, dont elle est propriétaire. Le groupe est coté à la bourse de Paris.
| Fondation |
|---|
| Forme juridique |
Société anonyme à conseil d'administration (s.a.i.) |
|---|---|
| Domaines d'activité |
Divertissement, événementiel, activités des sièges sociaux |
| Siège | |
| Pays |
| Fondateur | |
|---|---|
| Directrice |
Michele Kang (depuis ) |
| Personnes clés | |
| Organismes affiliés | |
| Cotation |
Euronext Paris (OLG) |
| Site web |
| SIREN | |
|---|---|
| TVA européenne | |
| OpenCorporates |
OL Groupe est aujourd'hui détenu à 87,78 % par Olympe Bidco, un véhicule d'acquisition de Michele Kang, et à 2,41 % par Holnest, la holding de Jean-Michel Aulas[1]. Le reste des parts est essentiellement en auto-détention (6,90%).
Historique
modifierLa société holding de l'Olympique lyonnais est créée le , avec le même mois, l'annonce de l'entrée au capital de la holding du groupe Pathé, qui obtient une participation minoritaire de 34 % en réalisant un investissement de 15,2 millions d'euros. Les 66 % restants du capital de la holding sont alors essentiellement possédés par Jean-Michel Aulas[2].
Introduction en bourse
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Les expériences étrangères de cotation de clubs de football professionnel se sont, pour la plupart, révélées des échecs[3], principalement, car l'argent levé a servi à acheter des joueurs, en misant sur un succès sportif à court terme plutôt que de privilégier l'investissement à plus long terme comme la construction d'un stade, générateur de revenus futurs et plus réguliers[3]. L'OL s'est ainsi porté vers ce deuxième choix en construisant son propre stade, le Groupama Stadium.
Le , l'OL Groupe fait son entrée en bourse, une première pour un club de football français, en plaçant 28 % de son capital, au cours d'introduction de 24 euros[4]. Cette levée de 89 millions d’euros doit permettre un début de financement du projet OL Land qui comprend la construction d'un nouveau stade, nommé Stade des Lumières, censé fortement développer les revenus du groupe[5]. Mais à la fin de l'exercice 2012, l'entreprise n’a plus que 11,3 millions de trésorerie globale en caisse et a déjà dépensé 43,2 millions d'euros dans le projet immobilier OL Land et son stade des Lumières. Le retard dans la construction de ce stade, cause en partie la forte chute du cours en bourse, qui atteint 3 euros en 2013, ce stade devant fortement accroitre les recettes de l'OL Groupe[5],[3].
Toutefois, la part d'investissement qui revient l'OL Groupe sur ce seul projet est de l'ordre de 400 millions d'euros et rares sont les investisseurs qui désirent prendre un tel risque. Tant et si bien que la presse spécialisée conseille de se tenir à l'écart d'un titre dont les performances sportives et financières de l'entreprise se dégradent[6]. Après un fort rebond au premier semestre 2015, l'action passant de 3 euros en 2014 à 6 euros, les investisseurs anticipant de bons résultats économiques[3], l'action a rechuté et le , l'action ne valait plus que 2,02 euros.
Développement économique et diversification
modifierAprès de nombreux recours et retard, le , est signé le permis de construire du « Grand Stade » au coût total de 405 millions d'euros[7]. Mais le financement du stade n'est finalisé qu'en avec le démarrage des travaux de construction dans la foulée[8]. Initialement prévu pour être finalisé à l'été 2010, l'inauguration du stade a lieu le [9].
En , l'OL Groupe annonce son rapprochement avec le fonds d'investissement chinois IDG Capital (en), qui obtiendra 20 % du capital, via une augmentation de capital de 100 millions d'euros[10]. Cette opération, qui a notamment pour but d'internationaliser le club et d'augmenter la notoriété de l'OL en Chine, est finalisée en [11]. Une société commune, Beijing OL FC, détenue à 45 % par l'OL, est mise en place entre autres pour établir des partenariats avec des sociétés locales et créer des écoles de football[10].
En , l'OL Groupe dévoile son plan stratégique pour les 5 ans à venir, avec une vision « full entertainment », le chiffre d'affaires doit atteindre 400 millions d'euros d'ici 2024. Le groupe compte ainsi se diversifier avec notamment un projet d'implantation d’une nouvelle salle évènementielle à proximité du Groupama Stadium et le développement d'événements annuels dans ce dernier[12]. C'est donc dans ce but que le groupe annonce en juin la création d’un nouveau festival annuel de musique organisé au Groupama Stadium en partenariat avec Olympia Production, filiale de Vivendi[13].
Après plusieurs mois de négociations[14], le , OL Groupe officialise son rapprochement avec le club de basket français LDLC ASVEL. Le groupe détiendra 25 % du capital du club après lui avoir apporté 3,4 millions d'euros, ainsi que 10 % du capital du Lyon ASVEL Féminin avec un investissement de 300 000 €[15]. Par ailleurs, l'OL a dévoilé en détail son projet de salle de spectacle à 100 millions d'euros située à proximité du Groupama Stadium. Cette nouvelle salle prévue pour 2023-2024, permettra d'accueillir des concerts (de 15 000 à 16 000 personnes), des séminaires de grande ampleur (3 000 personnes) et des événements sportifs (12 000 personnes) et donc la possibilité pour l'ASVEL d'y jouer ses matchs d'Euroligue[16].
OL Groupe annonce en un chiffre d'affaires record de 309 millions d'euros et confirme son objectif de 400 millions d'euros de revenus d'ici 2024[17]. À cette occasion, le président du groupe, Jean-Michel Aulas, a également annoncé des négociations pour le rachat d'une franchise féminine américaine de football jouant en NWSL[18]. Le , OL Groupe annonce des discussions exclusives en vue de l'acquisition de la franchise américaine du Reign FC de Seattle, avec pour but de finaliser la transaction avant le [19]. Le rachat est signé le pour un montant de 3,51 millions de dollars. Une société de droit américain sera créée à cette occasion et détenue par OL Groupe à hauteur de 89,5 %, par Bill Predmore, dirigeant du Reign FC, à 7,5 %, et par Tony Parker, président de LDLC ASVEL et ambassadeur de la marque OL aux États-Unis, à 3 %[20]. L'OL Groupe deviendra ainsi indirectement, actionnaire de la NWSL, aux côtés des autres équipes. Le closing de l'opération est prévu début [21]. Fin décembre, OL Groupe monte au capital de l'ASVEL en récupérant 6,3 % supplémentaire, soit une participation totale de 31,67 % dans le club de basket-ball[22].
Le , l'OL Groupe et le Groupe LDLC annoncent leur partenariat dans l'esport. L'équipe esport professionnelle Team LDLC, associée à l'OL eSports (déjà présent sur FIFA en France et en Chine), devient donc LDLC OL[23]. L'équipe disposera notamment d'un nouveau centre d'entraînement esport à Lyon à partir du premier trimestre 2020.
Cession à John Textor, graves difficultés économiques et reprise par Michele Kang
modifierLe , l'OL Groupe annonce la finalisation de sa cession par Pathé, IDG Capital Partners – qui détenaient chacun 20 % du capital de l'OL Groupe, et Holnest – la holding familiale de Jean-Michel Aulas, à l'homme d'affaires américain John Textor[24]. Dès lors, Eagle Football Holdings Bidco Limited, la holding de ce dernier, détient 87,69% des parts.
Suite à ce rachat, l'Olympique lyonnais et sa holding OL Groupe intègrent la multipropriété de Textor, Eagle Football, constituée par les clubs anglais Crystal Palace, brésilien Botafogo FR et belge RWDM Brussels.
En , la société OL Groupe évolue pour se dénommer Eagle Football Group[25].
En , Eagle Football Group (EFG) est dans une situation délicate. En conséquence, la DNCG, l’autorité française chargée de surveiller les finances des clubs de football, annonce la rétrogradation provisoire de l'Olympique lyonnais de la Ligue 1 à la Ligue 2, en raison d’une mauvaise gestion financière et d’une dette d’environ 200 millions de livres sterling[26].
Le , la DNCG confirme la rétrogradation du club en Ligue 2. À la suite de cette décision, le président John Textor annonce démissioner de la direction du club et de sa holding[27]. Le , il est remplacé par Michele Kang qui est nommée à la fois présidente de l'Olympique lyonnais et PDG d’Eagle Football Group[28].
Le , Michele Kang et Michael Gerlinger, le directeur général de l'OL, soutenus par la société d'investissement Ares Management (créancier de Textor), parviennent à obtenir le maintien du club en Ligue 1 lors de leur audition par la commission d'appel de la DNCG[29]. Même si John Textor reste l'actionnaire majoritaire (à hauteur d'environ 87,8 % du capital) d'Eagle Football Group à travers sa holding Eagle Bidco[30], Michele Kang affirme détenir désormais « 100% » du pouvoir décisionnaire sur les deux organisations (EFG et l’OL) et « travailler sur la discipline financière du club[31] ».
En mars 2026, et après plusieurs défauts constatés dans le respect des engagements financiers de la société, Eagle Bidco est proche de la faillite. Pour sauver la situation, et dans le cadre du droit anglais des faillites, les pouvoirs de ses dirigeants (dont John Textor) sont suspendus et le cabinet britannique Cork Gully est nommé administrateur de la structure. Finalement, le cabinet annonce la mise en vente des actifs d'Eagle Bidco, dont fait partie Eagle Football Group, afin de prononcer la liquidation de la holding mère de Textor.
En juin 2026, Michele Kang créé le véhicule d'acquisition Olympe Bidco afin d'acquérir l'intégralité des actions Eagle Football Group détenues par Eagle Bidco (représentant environ 87,78 % du capital social) pour un prix total de 30.000.000 USD (soit environ 0,1943 USD par action).
Dans la foulée de ce changement d'actionnaire, Eagle Football Group retrouve son appelation d'origine : OL Groupe. Puis une première tranche de prêt d'actionnaire 31.000.000 € (avec un engagement pouvant aller jusqu'à 71.000.000 € au cours des deux prochaines saisons de football) a été mise à disposition du Groupe OL par Michele Kang à travers Olympe Bidco. Le rééchelonnement de la dette avec les créanciers garantis de premier rang d'OL SASU est devenu effectif, et les dettes du Groupe OL envers des affiliés d'« Eagle Football » ont été libérées.
Organisation
modifierActivités
modifierLa société OL Groupe est présente dans plusieurs domaines grâce à ses différentes filiales[32] :
- le football avec l'Olympique lyonnais M, l'Olympique lyonnais F.
- le basket-ball avec LDLC ASVEL (à 31,67 %) et LDLC ASVEL féminin (à 10 %).
- l'esport.
- l'organisation d'événements avec le Groupama Stadium et la LDLC Arena.
L'Olympique lyonnais est également très présent en Chine avec de nombreux projets mis en place dans le pays et qui sont coordonnés depuis par la structure Beijing OL FC – joint-venture détenue par l'OL Groupe et IDG Capital[33],[34].
Données financières
modifier| 2014-15 | 2015-16 | 2016-17 | 2017-18 | 2018-19 | 2019-20 | 2020-21 | 2021-22 | 2022-23 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 104 | 218 | 250 | 289 | 309 | 181 | 118 | 160 | 199 |
| Résultat net | -21,4 | 9,8 | 4,7 | 8,0 | 6,2 | -37 | -107 | -55 | -99 |
Actionnaires
modifierListe des actionnaires mise à jour au [1] :
| 87,78 % | |
| 2,41 % | |
| 6,90 % | |
| Public | 2,91 % |
Voir aussi
modifierNotes et références
modifier- 1 2 « Structure du capital », sur finance.ol.fr (consulté le )
- ↑ « Pathé investit 100 millions de francs dans le club de football de Lyon », sur Les Echos, (consulté le )
- 1 2 3 4 « A l'OL, même l'action flambe! », sur L'Équipe, (consulté le )
- ↑ « L'OL a fait son entrée en Bourse au prix de 24 euros par action », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 Anthony Alyce, « La chute inexorable du titre OL Groupe », sur Ecofoot.fr, (consulté le )
- ↑ Guillaume Bayre, « Le fiasco boursier de l’Olympique lyonnais », sur Le Figaro Bourse, (consulté le )
- ↑ « Le stade de Lyon décroche enfin son permis de construire », sur Les Echos, (consulté le )
- ↑ « Le financement du grand stade de Lyon enfin bouclé », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « L’Olympique lyonnais inaugure son nouveau stade », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- 1 2 « OL Groupe cède aux sirènes chinoises mais à ses conditions », sur LExpress.fr, (consulté le )
- ↑ Anthony Alyce, « OL : IDG boucle son entrée au capital social du club », sur Ecofoot.fr, (consulté le )
- ↑ « L'Olympique Lyonnais vise les 400M€ de Chiffre d'Affaires d'ici 5 ans avec un concept de « full entertainment » », sur SportBuzzBusiness.fr, (consulté le )
- ↑ « OL Groupe poursuit son plan "full entertainment" avec la création d'un festival annuel de musique (FELYN) au Groupama Stadium », sur SportBuzzBusiness.fr, (consulté le )
- ↑ « Le président de l'OL évoque des discussions avec l'Asvel de Tony Parker », sur Le Point, (consulté le )
- ↑ Julien Lesage, « OL/Asvel : le rapprochement officialisé », sur Le Parisien.fr, (consulté le )
- ↑ « L'OL au capital de l'ASVEL : Jean-Michel Aulas et Tony Parker se sont dit oui », sur L'Équipe, (consulté le )
- ↑ « Comment OL Groupe a enregistré un nouveau chiffre d'affaires record en 2018-2019 », sur SportBuzzBusiness.fr, (consulté le )
- ↑ « Olympique Lyonnais. L'OL en passe de racheter une franchise américaine de football », sur Ouest-France.fr, (consulté le )
- ↑ « L'OL Groupe s'offre des stars du foot féminin aux Etats-Unis », sur Les Echos, (consulté le )
- ↑ « L’OL rachète le club de football féminin américain Reign FC », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Communiqué : Investissement d'OL Groupe dans le football féminin aux Etats-Unis », sur OL.fr, (consulté le )
- ↑ Ouest France (AFP), « Olympique Lyonnais. OL Groupe va accroître sa participation au capital de l’Asvel », sur Ouest-France.fr, (consulté le )
- ↑ Paul Arrivé, « Esport : l'Olympique Lyonnais s'associe avec LDLC », sur L'Équipe, (consulté le )
- ↑ « L'OL officiellement vendu à l'Américain John Textor », sur L'Équipe (consulté le )
- ↑ « L’OL Groupe devient officiellement Eagle Football Group », sur olympique-et-lyonnais.com, (consulté le )
- ↑ (en) Tom Mallows, « Lyon relegated over finances and what that means for Palace's European hopes », sur BBC,
- ↑ (en) Fernando Kallas, « Lyon owner Textor to step back from club management », sur Reuters,
- ↑ « Michele Kang nommée présidente de l'Olympique lyonnais », sur Olympique Lyonnais (site officiel),
- ↑ Nicolas Pelletier, « OL: immense soulagement pour Lyon, les Gones maintenus en Ligue 1 par la DNCG », sur RMC Sport,
- ↑ Anthony Hernandez, « John Textor n’est officiellement plus président de l’OL, Michele Kang le remplace », sur Le Monde,
- ↑ Edward Jay, « L’OL maintenu en Ligue 1: Michele Kang explique comment Lyon a réussi à convaincre la DNCG », sur RMC,
- ↑ Organigramme sur le site officiel du groupe
- ↑ « Club : la révolution football en Chine », sur OL.fr, (consulté le )
- ↑ Anthony Alyce, « Le nouveau modèle mis en place par l'OL en Chine ! », sur Ecofoot.fr, (consulté le )
- ↑ « Résultats entreprise OL GROUPE, chiffre d'affaires (CA) et bilan OL GROUPE », sur Boursorama (consulté le )
Liens externes
modifier- Site officiel
- Ressource relative aux organisations :