Organisation de solidarité des peuples d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine

mouvement Tiers mondiste
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L'Organisation de solidarité des peuples d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine (en espagnol : Organización de Solidaridad de los Pueblos de Asia, África y América Latina), en abrégé OSPAAAL, est un ancien mouvement politique cubain dont l'objectif était de lutter contre la mondialisation, l'impérialisme, le néolibéralisme et de défendre les droits de l'homme.

Organisation de solidarité des peuples d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine
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Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social La HavaneVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.ospaaal.comVoir et modifier les données sur Wikidata

Description

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L'OSPAAAL a été fondée à La Havane en après la Conférence tricontinentale, une réunion de plus de 500 délégués et 200 observateurs de plus de 82 pays[1].

Agissant en tant que passerelle pour unir les luttes et les mouvements de libération sur les trois continents, l'objectif principal de l'OSPAAAL est la promotion de l'anti-impérialisme[1]. L'Organisation des États américains (OEA) a qualifié l'OSPAAAL de « menace la plus dangereuse que le communisme international ait jamais faite contre le système interaméricain[1] ».

La devise de l'OSPAAAL était « Cette grande humanité a dit : ça suffit ! Et a commencé à avancer[2] ».

Jusqu'en 2019, l'OSPAAAL publiait le magazine Tricontinentale comme principal outil de communication transnationale. Après la fermeture de l'OSPAAAL par le gouvernement cubain[3], l'Institut tricontinental de recherche sociale cherche à perpétuer l'héritage de la conférence tricontinentale et de l'organisation. Ils « se tiennent », selon les mots de Frantz Fanon, « aux côtés des damnés de la terre pour créer un monde d'êtres humains[4] ».

Production graphique

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L'OSPAAAL imprime et diffuse dès 1966 un grand nombre d'affiches, conçues par des graphistes tels que Lázaro Abreu Padrón, Alberto Blanco González[5], Rafael Enríquez Vega, Tony Èvora (d), Jesús Forjans, Raúl Martinez González, Daysi García López, Rene Mederos (en), Alfredo Rostgaard...[6],[7]. Basée à San Francisco, Jane Norling (en) est l'une des rares artistes femmes américaines à avoir contribué à cette production[8].

La production s'élève à 326 affiches et prend fin au début des années 1990[9],[10].

Notes et références

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  1. 1 2 3 (en) « The Art of the Revolution will be internationalist », Tricontinental: Institute for Social Research, vol. 15,‎ (lire en ligne [PDF]).
  2. ↑ (en) « Letter to Miss Barbara Haq » (6 mai 1968). Collection : Movement for Colonial Freedom; Série : International Trade Unions; Dossier : Organisation of Solidarity of the Peoples of Africa, Asia an Latin America (OSPAAL); Cote : MCF/AFF/58. London, UK : Archives and Special Collections, School of Oriental and African Studies..
  3. ↑ (es) Camacho Padilla et Palieraki, « Hasta Siempre, OSPAAAL! », NACLA Report on the Americas, vol. 51, no 4,‎ , p. 410–421 (DOI 10.1080/10714839.2019.1693002, S2CID 214370261).
  4. ↑ (en) « About », Tricontinental.org, Tricontinental: Institute for Social Research (consulté le )
  5. ↑ (en) Notice artiste, Quentin Blake Centre for Illustration, Londres.
  6. ↑ (en) Collection d'affiches, fonds du MHKA Anvers.
  7. ↑ « Pour la révolution mondiale – 10 affiches de l’OSPAAAL (1968-1976) », Archives révolutionnaires, janvier 2025.
  8. ↑ (en) Directory of San Francisco Bay Area political poster workshops, print shops, and distributors, sur docspopuli.org.
  9. ↑ (en) Richard Frick, The Tricontinental Solidarity Poster, St. Gallen, Comedia-Verlag, 2003, (ISBN 3-9522520-2-6).
  10. ↑ (en) OSPAAAL Poster Collection, 1967-1995, fonds et inventaire sur le site de l'OAC - University of California.

Liens externes

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