OVNI(s)

série télévisée française de 2021

OVNI(s) est une série télévisée française créée par Clémence Dargent et Martin Douaire et réalisée par Antony Cordier. La première saison a été diffusée du au sur Canal+[1], la deuxième saison l'a été du au , toujours sur Canal+.

OVNI(s)
Description de l'image OVNI(s).png.
Type de série Série télévisée
Genre Science-fiction
Comédie
Création Clémence Dargent
Martin Douaire
Réalisation Antony Cordier
Acteurs principaux Melvil Poupaud
Michel Vuillermoz
Géraldine Pailhas
Quentin Dolmaire
Daphné Patakia
Musique Thylacine
Jean-Michel Jarre (générique)
Tangerine Dream (générique)
Marc Cerrone
François de Roubaix
Jean-Pierre Decerf
Bernard Estardy
Pays d'origine Drapeau de la France France
Chaîne d'origine Canal+
Nb. de saisons 2
Nb. d'épisodes 24
Durée 30 minutes
Diff. originale
Site web Page officielle

Synopsis

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Didier Mathure a bien des problèmes en cette fin des années 1970. La fusée Cristal dont il est responsable vient d'exploser en vol, sans raison connue. Mis à l'écart du CNES, il prend, contre son gré, la responsabilité du GEPAN, organisme chargé de l'étude du « phénomène OVNI ». Il apprend à connaître ses trois nouveaux collègues atypiques, tous très éloignés de sa rigueur scientifique. Ingénieur de haut niveau, cartésien, il va aller de déconvenue en déconvenue face aux multiples signalements d'ovnis parfois déconcertants ou irrationnels. Et ce ne sont pas le directeur du CNES ou son ex-femme qui vont l'aider dans sa tâche.

Distribution

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Personnages principaux

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Personnages secondaires

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Fiche technique

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  • Titre : OVNI(s).
  • Création : Clémence Dargent, Martin Douaire.
  • Scénario : Clémence Dargent, Martin Douaire (avec la collaboration de Julien Anscutter, Maxime Berthemy, Marie Eynard, Clémence Madeleine-Perdrillat, Raphaëlle Richet).
  • Réalisation : Antony Cordier.
  • Musique : Thylacine.
  • Musique du générique : Jean-Michel Jarre et Tangerine Dream.
  • Photographie : Nicolas Gaurin.
  • Son : Olivier Mauvezin, Antoine Mercier.
  • Décors : Eugénie Collet, Florence Vercheval.
  • Costumes : Pierre Canitrot.
  • Montage : Céline Cloarec, Camille Toubkis.
  • Production déléguée : François Ivernel.
  • Production exécutive : André Bouvard.
  • Société de production : Canal+, Montebello Productions.
  • Pays d'origine : Drapeau de la France France.
  • Langue originale : français (espéranto, inuktitut[Note 1]).
  • Diffusion originale :

Production

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En , Canal+ annonce le tournage de la première saison[3]. Le tournage se déroule en Belgique entre août et .

La première mondiale a lieu fin 2020 au Festival international des séries de Cannes[4].

En , Canal+ annonce la commande d'une seconde saison.

Le , la bande originale de la saison 1 sort sur les sites de diffusion. Elle contient la musique originale de Thylacine ainsi que des titres de Jean-Michel Jarre et Tangerine Dream, de François de Roubaix et de Cerrone.

La diffusion commence le sur Canal+. Les DVD et blu-ray sortent le , distribués par Studio Canal[5].

Le , faute d’audience, Canal+ annonce ne pas reconduire la série pour une troisième saison[6],[7].

Références à la réalité

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Cas étudiés dans la série

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La série s'inspire de cas réels observés en France, comme la chute d'une boule à facettes près de l'autoroute A1 prise pour un ovni le [8]. De nombreux autres cas classiques de méprises sont évoqués, comme l'observation de ballons-sondes ou de fata morgana, ainsi que des canulars comme les cercles de culture.

La série s'est adjointe comme consultant scientifique l'astrophysicien Jean-Pierre Luminet, qui lui assure des références scientifiques solides, en dépit de son ton humoristique loufoque. OVNI(s) cite donc des observations réelles telles que le signal Wow! capté en en Ohio ou les sursauts radio rapides. Didier Mathure rejette d'ailleurs ces derniers en incriminant un four à micro-ondes, ce qui anticipe une réelle contamination de signal par un tel four à l'observatoire de Parkes en 1998[9].

Personnages célèbres

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Image d'un trou noir par J.P. Luminet en 1979

La série montre quelques personnalités connues, souvent dans un rôle décalé ou humoristique dans le ton général de la série.

Dans la saison 1, Steven Spielberg visite le GEPAN à la recherche d'inspiration pour la suite de Rencontres du troisième type, mais il en repart avec une idée nouvelle pour E.T. et Jean-Claude Bourret, connu à la fois comme journaliste et pour sa passion pour les OVNI, apparaît plusieurs fois.

Dans la seconde saison, le jeune Jean-Pierre Luminet, présenté comme post-doctorant, apparaît au cours d'une discussion importante avec Didier Mathure portant sur les trous noirs. La véritable première illustration d'un trou noir est même montrée et joue un rôle clé dans l'intrigue. Jacques Martin, joué par son fils David[10], et Michel Sardou apparaissent brièvement dans une émission fictive de l'École des fans.

Clins d'œil

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Dans la saison 2, premier épisode, un clin d'œil est fait au film Les Aventures de Rabbi Jacob lorsque Didier fait de l'auto-stop et est pris par un conducteur à bord d'une DS noire avec une barque sur le toit. En entrant, il remarque un téléphone et le conducteur lui dit "Hé oui !"[réf. nécessaire][pertinence contestée].

Erreurs

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La ville de Forbach est située en Meurthe-et-Moselle sur l'écran de l'ordinateur utilisé par Rémy. Or, elle se situe en réalité en Moselle.

Accueil critique

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La série reçoit un excellent accueil de la presse.

Le Monde écrit qu'« il n'y a pas un élément d'OVNI(s) qui ne tienne sa place avec élégance. L'agencement donne naissance à cette rareté : une série comique française qui fait confiance à la faculté d'émerveillement de son public, qui préfère la poésie à la dérision, sans jamais renoncer à raconter sa drôle d'histoire[11]. »

Le Figaro précise que l'« univers de la série, tout en verve, tendresse et fantaisie, fait d'OVNI(s) la meilleure comédie du PAF depuis longtemps[12]. »

Pour Le Parisien, « OVNI(s) sort du moule habituel des séries françaises et fait figure de belle surprise de la rentrée avec ses épisodes courts de trente minutes, le soin apporté à ses décors, son casting épatant, sa bande originale éblouissante, son humour complètement zinzin et sa mise en scène enlevée[13]. »

Le Point de son côté parle d'une « série loufoque […] hyperinventive, drôle, pleine d'autodérision, cette série ne ressemble vraiment à aucune autre » et ajoute la présence d'« une distribution aux petits oignons », soulignant plus particulièrement les jeux d'acteurs de Melvil Poupaud, Géraldine Pailhas, Michel Vuillermoz et surtout Laurent Poitrenaux dans le rôle du directeur du CNES[14].

Les Inrockuptibles remarquent que la série, « comédie riante, alerte et réjouissante, est impossible à raconter et constamment surprenante[15]. »

Pour Première, « OVNI(s) a tous les atours d'un X-Files à la française, sauf que la série adopte aussi le ton d’une comédie vintage. […] Le découpage des séquences et l’enchaînement des répliques débobinent parfois comme dans un cartoon ou les cases d’un album de Tintin[16]. »

Pour L'Avant-Scène cinéma, OVNI(s) « promet six heures de pure jubilation. […] Ce suspens parfois aux confins du loufoque réussit la prouesse d'associer les conventions d'une sitcom pétillante de malice à un thème de science-fiction[17] ».

Libération avance dans un premier temps que « la fantaisie des personnages, leur passion des objets bricolés évoquent l’imaginaire de Michel Gondry, le charme et la rêverie obsessionnelle en moins[18] » avant d'affirmer que « Le grand régal cinéphilique et sériephilique du moment est OVNI(s) [...] Esthétiquement riche et historiquement passionnante, la série multiplie les références à la culture populaire [...]. OVNI(s) innove par sa poésie, sa liberté et sa force d’évocation d’une époque pleine d’ambitions futuristes et utopiques [...] Melvil Poupaud et Géraldine Pailhas sont dignes des stars hollywoodiennes des années 1930-1940[19]. »

Pour Les Cahiers du cinéma, « la réussite de la série, entre nostalgie et culot, repose d'abord sur l'authenticité de ses choix ». OVNI(s) « tient les rênes de la fable débridée et de la screwball comedy » pour « rendre un hommage transgénérationnel à la comédie française »[20].

Causeur évoque « une série addictive », un « bijou de rétropédalage et de burlesque spatial », où l'on « file de la poésie à la comédie ». OVNI(s) « séduit par son décor de la fin des années 1970, par cette douce dinguerie qui nous amène de Kourou au plateau du Larzac et surtout par son casting intergalactique ». Melvil Poupaud « a l’élégance surannée et le comique rentré de Jean Rochefort ». Géraldine Pailhas « excelle dans l’érotisme chaste et le bégaiement amoureux ». Michel Vuillermoz incarne « la tradition du jeu désarticulé, celui des cimes artistiques, de Pierre Fresnay à Jacques Dufilho ». Daphné Patakia, en « funambule », « fait oublier ses mini-jupes par son déséquilibre intérieur ». Laurent Poitrenaux est « phénoménal d’aisance et de veulerie dans le rôle du directeur. Marielle a trouvé son successeur »[21].

Distinctions

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Notes et références

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  1. Décrit comme étant de l'inuktitut dans les sous-titres de la saison 1 mais décrit comme étant du yupik sibérien central dans un épisode de la saison 2.

Références

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  1. Rose Baldous, “OVNI(s)” : Melvil Poupaud part à la recherche d’extraterrestres sur Canal+, sur lesinrocks.com, consulté le 12 janvier 2021.
  2. Ariane Allard, « Melvil Poupaud (OVNI(s)) : “Didier porte une moustache et un costard moulant façon Burt Reynolds. Il n’a pas peur du ridicule, moi non plus en tant qu’acteur !” », .
  3. AlloCine, « OVNI(s) : Melvil Poupaud va chasser les extraterrestres pour Canal + », sur AlloCiné (consulté le ).
  4. « OVNI(s) », sur canneseries.com (consulté le ).
  5. « Fiche DVD - OVNI(s) saison 1 », sur Allociné.fr.
  6. « “OVNI(s)”, c’est fini ! La comédie de Canal+ n’aura pas de saison 3 », sur Télérama, (consulté le ).
  7. « "Ovni(s)" : fleuron français parti trop tôt », sur France Culture, (consulté le ).
  8. « Rapport Cometa », sur Scribd (consulté le ).
  9. « Des astronomes mystifiés par... des fours à micro-ondes », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  10. Nicolas Bellet, « David Martin (Ovni(s)) : "Me retrouver dans la peau de mon père Jacques Martin était très troublant" », sur www.programme-tv.net, (consulté le )
  11. Thomas Sotinel, « OVNI(s), l’autre Bureau des Légendes de Canal+ », Le Monde, .
  12. Constance Jamet, « OVNI(s), une comédie lunaire et efficace », Le Figaro, .
  13. Renaud Baronian, « OVNI(s) : une nouvelle série loufoque sur Canal+ », sur Le Parisien, .
  14. Violaine de Montclos, « Recherche ovnis désespérément », Le Point, no 2526, , p. 74 (ISSN 0242-6005).
  15. Jean-Baptiste Morain, « OVNI(s), série française perchée au charme seventies », Les Innrockuptibles, .
  16. Jonathan Blanchet, « OVNI(s) est la série de ce début d'année », sur Première, .
  17. Jean-Philippe Guérand, « OVNI(s) », L'Avant-Scène, .
  18. Laura Tuillier, « «Ovni(s)», la science-fiction dans le rétro », sur liberation.fr, (consulté le ).
  19. Sandra Laugier, « La nouvelle bonne vague des séries françaises », sur Libération.fr, .
  20. Thierry Méranger, « OVNI, tender », Les Cahiers du Cinéma, no 773, .
  21. Thomas Morales, « Ciel mon OVNI(s) ! », sur Causeur.fr, .
  22. 1 2 3 « 7e Prix de l’Association des Critiques de Séries: le palmarès 2021 », sur acseries.net, (consulté le ).

Liens externes

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