Octave Bernard (dramaturge)
Octave Bernard (1869-1953) est un dramaturge et un marchand d'estampes français.
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Biographie
modifierNé le à Haguenau, Marie Armand Adolphe Octave Bernard est le fils de Clara Pauline Lélia Cornelia Riegert et de François Adolphe Bernard, agent voyer, qui conservent la nationalité française après la guerre de 1870 et s'installent à Paris en 1889.
À la fin de son service militaire (1890-1893), en poste à Saint-Étienne, Octave Bernard présente sa première œuvre scénique, Amour et Gendarmerie, au Grand-Théâtre, le ; la pièce en un acte est reprise à Paris le au Théâtre des Batignolles[1].
Libéré, il passe au service de la Maison Goupil, marchand d'art et éditeur, où il est nommé chef de service. Il entre ensuite à la galerie Georges Petit, où il gère le service d'édition des estampes. En 1904, il fait partie, avec Jean-François Raffaëlli, des fondateurs de la Société de la gravure originale en couleurs, laquelle lance un salon annuel chez Petit[2].
Bernard poursuit sa carrière de dramaturge en écrivant aux côtés de Victor Gresset (1834-1903) qui dirige un journal littéraire, L'Écho des jeunes[3], quelques comédies et autres vaudevilles. Durant toute sa vie, il écrira pour le théâtre, seul ou en société.
Il est mobilisé au début de la Première Guerre mondiale, jusqu'en 1917.

En 1918, il fonde au 14 rue de Richelieu la Société de l'Estampe moderne, qui a pour but de produire des eaux-fortes originales en couleurs destinées aux collectionneurs et aux ouvrages de bibliophilie, dans un local qui sert aussi de galerie d'exposition. Cette structure semble avoir un lien avec l'Association de l'estampe moderne fondée quelques années plus tôt par Georges Petit et dont Bernard s'occupait[5]. L'un des premiers membres actifs est l'artiste Charles-Louis Houdard ; on trouve aussi au catalogue Auguste Brouet, Antoine Calbet, Arsène Chabanian, Frantz Charlet, Henri Jourdain, Albert-Antoine Lambert, Gaston de Latenay, Lobel-Riche, Ferdinand Luigini (qui fut président), Jean-François Raffaëlli, Manuel Robbe (sous le nom de Lafitte), Lev Tchistovsky, Pierre Vignal, entre autres[6],[7]. Le tirage par estampe est de 350 exemplaires. En 1923, il est l'éditeur du seizième tome de la somme éditée par Loÿs Delteil, Le Peintre-graveur illustré. Bernard montre ses productions à l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes à Paris en 1925. Le , en récompense, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par le ministère du Commerce.
D’avril à , la revue mensuelle Lecture pour tous publie en trois livraisons Le Mystère du Hansom Cab[8], une pièce policière en 5 actes qu’il a adaptée de l'œuvre homonyme de Fergus Hume.
Le , il est nommé officier de la Légion d'honneur par le ministère de l'Industrie et de l'Énergie : Bernard est à cette époque vice-président de la chambre syndicale des marchands d'estampes.
À la fin de sa vie, il habite au 6 de la rue Étienne-Jodelle dans le 18e arrondissement de Paris. Il y meurt le [9].
Pièces de théâtre
modifier* Par date de création
- 1893 : Amour et Gendarmerie, comédie en 1 acte, théâtre de Saint-Étienne ; reprise en 1894 au Théâtre des Batignolles, Paris.
- 1896 : Méfiez-vous d'Oscar, comédie en 1 acte, écrite avec Victor Gresset, Théâtre-montmartre, Paris.
- 1897
- Souffleur par amour, vaudeville-opérette en 1 acte, écrit avec Victor Gresset, musique de Ch. Otter, Théâtre des Batignolles, Paris.
- Le Pompier d'Ernestine, vaudeville-opérette en 1 acte, écrit avec Victor Gresset, musique de Pierre Letorey, Concert-européen, Paris.
- 1906 : La Corde du pendu, comédie-bouffe en 1 acte, Théâtre d'Antin, Paris.
- 1908 : Un malade par procuration, comédie-bouffe en 1 acte, Théâtre Molière, Paris.
- 1910 : Quand l'amour voyage, comédie-bouffe en 1 acte, Théâtre Molière, Paris.
- 1912 : Le Chanteur des rues, drame populaire en deux parties, écrit avec Jean Mazel d'après le roman homonyme de Maxime Villemer, Théâtre Molière, Paris.
- 1913 : Mirka la brune, drame populaire en 5 actes, tiré du roman homonyme de Maxime Villemer, Théâtre-Nouveau, quartier de Belleville, Paris.
- 1914 :
- Souffleur par amour, vaudeville-opérette en 1 acte écrit avec Victor Gresset, musique de Ch. Otter
- Le Roman d’une étoile, drame en cinq actes écrit avec Jacques France, d'après le roman de Charles Mérouvel, Théâtre Moncey, Paris.
- 1928 : La Course à la vertu, pièce gaie en 3 actes, Folies-Dramatiques, Paris.
- 1933 : Les Comédiens ambulants, pièce gaie en 1 acte, Théâtre Comœdia, Paris.
- 1934 : La Petite Pharmacienne, comédie gaie en 1 acte, écrite avec Roger Lagrange, mise en scène de Louis Tunc, Théâtre des Mathurins, Paris.
- 1939 : La Dangereuse expérience, drame en 1 acte, écrit avec Franz, présenté au Gala de la pièce en un acte organisé par Octave Bernard, Théâtre des arts[10].
- reprise en 1942, mise en scène de Camille Choisy, Théâtre du Grand-Guignol, Paris[11].
Notes et références
modifier- ↑ « Amour et Gendarmerie », sur Bibliothèque nationale de France - catalogue.
- ↑ Georges Lecomte, Société de la gravure originale en couleurs, catalogue, Paris, Georges Petit, 1904.
- ↑ L'Écho des jeunes, notice du catalogue général de la BNF.
- ↑ Gazette de l'Hôtel Drouot, Paris, vente du 4 juin 2007.
- ↑ Janine Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l'estampe en France (1830-1950), Paris, AMG-Flammarion, 1985, p. 153.
- ↑ Léon Plée, « L'Estampe moderne », Les Annales politiques et littéraires, , p. 581 (lire en ligne).
- ↑ Catalogue de l'Estampe moderne, Paris, Imprimerie Maréchal, (lire en ligne).
- ↑ Octave Bernard, « Le Mystère du Hansom Cab, acte 1 », sur Gallica, lectures pour tous, avril 1931
- ↑ Acte de décès à Paris 18e, n° 2644, vue 26/31.
- ↑ « Recueil d'articles de la presse parisienne consacrés au Gala de la pièce en un acte et à La Dangereuse expérience », sur Gallica.
- ↑ Montboron, « Nouveau spectacle au Grand Guignol », L'Œuvre, (lire en ligne).
Liens externes
modifier- Ressource relative au spectacle :
- Ressource relative à la vie publique :
- Biographie d'Octave Bernard, sur le blog Auguste Brouet - Le Journal (2018).