Odile Renaud-Basso

haute fonctionnaire française

Odile Renaud-Basso, née le [1], est une haute fonctionnaire française, présidente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement[2].

Odile Renaud-Basso
Odile Renaud-Basso en 2025.
Fonctions
President of the European Bank for Reconstruction and Development
depuis
Suma Chakrabarti (en)
Directrice du Trésor
-
Directrice adjointe de cabinet du Premier ministre (d)
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
FonctionnaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Olivier Basso (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

Biographie

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Jeunesse et études

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Odile Renaud-Basso est née d'un père ingénieur et d'une mère professeure de lettres classiques[3]. Diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris en 1987 (section service public)[4], elle est admise à l'École nationale d'administration (ENA) et effectue sa scolarité au sein de la promotion Jean Monnet. Sortie dans la botte, elle rejoint la Cour des comptes comme auditrice en 1990[1].

En 1992, elle est envoyée par le ministère de l’Économie et des Finances à la Kennedy School of Government de l'université Harvard, avec François Ecalle, pour étudier au sein du Program for Senior Management in Government, d'une durée d'un mois[5].

Mariée en 1995 à Olivier Basso[6], un normalien en philosophie diplômé d'HEC[3], elle est mère de quatre enfants[7].

Carrière

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De 1994 à 2005, elle exerce plusieurs fonctions au sein de la direction générale du Trésor[1] où elle traite notamment des questions de multilatéralisme, de développement et de régulation financière. Elle est adjointe au chef du bureau Afrique-Zone Franc (1994-1996), avant de devenir secrétaire générale du club de Paris, chef du bureau chargé de la dette et de l’assurance-crédit (1996-1999).

Elle devient chef du bureau du financement des PME (1999-2001), avant d'être nommée sous-directrice chargée des affaires européennes et multilatérales (2001-2003). Elle est ensuite successivement chef du service du financement de l’économie (2003-2004) et chef du service international (2004-2005).

Elle passe ensuite sept années à la Commission européenne ; de 2005 à 2010, elle est directrice des affaires économiques et financières (DG Ecfin)[1], période pendant laquelle elle a préparé et suivi toutes les négociations sur les questions monétaires et financières et la gestion de la crise financière de 2008-2009. De 2010 à 2012, elle devient chef de cabinet adjoint du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy[8], chargée en particulier de la gestion de la crise de la zone euro.

De à , elle est directrice adjointe du cabinet du Jean-Marc Ayrault, alors Premier ministre[8], chargée des dossiers économiques et sociaux (politique macro-économique, budgétaire et fiscale, énergie, logement, infrastructures, développement durable, secteur financier).

En , Odile Renaud-Basso devient directrice générale adjointe de la Caisse des dépôts et consignations[3] chargée de la gestion des fonds d’épargne, ceux qui centralisent une partie de l’épargne des français (livret A, livret développement durable et livret d’épargne populaire) et permettent notamment le financement du logement social et de l’investissement de long terme des collectivités locales[9]. En , à la suite de la nomination de Jean-Pierre Jouyet comme secrétaire général de l'Élysée, elle assure en intérim le poste de directrice de la Caisse des dépôts et consignations [10]. Son intérim prendra fin le mois suivant avec la nomination de Pierre-René Lemas[11].

En , elle est la première femme à être nommée directrice générale du Trésor[8]. À ce titre, elle suit l’ensemble des dossiers économiques et financiers sur les plans national, européen et international ainsi que les questions commerciales et financières multilatérales et d’aide publique au développement[12]. Elle est remplacée par Emmanuel Moulin à compter du [13].

En , Odile Renaud-Basso est élue à la présidence de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement[2],[14]. Elle est la première femme à être élue à ce poste[15].

Elle est membre du conseil d'administration du club Le Siècle pour le mandat 2020-2023[16].

Distinctions

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 Biographie d'Odile Renaud-Basso sur le site de la Caisse des dépôts et consignations, consulté le 1er juin 2016
  2. 1 2 (en) « EBRD shareholders elect France’s Odile Renaud-Basso as next president »
  3. 1 2 3 Ninon Renaud, « Odile Renaud-Basso, une femme de consensus à la Caisse des Dépôts » sur Les Échos, 24 septembre 2013
  4. Alumni Sciences Po, « l'Association des Sciences-Po - Fiche profil », sur sciences-po.asso.fr (consulté le )
  5. François Ecalle, Mécomptes publics: Conception et contrôle des politiques publiques depuis 1980, Odile Jacob, (ISBN 978-2-415-01164-2, lire en ligne)
  6. « Odile Renaud-Basso », sur whoswho.fr.
  7. Frédéric Schaeffer et Sharon Wajsbrot, « Odile Renaud-Basso, une spécialiste des questions européennes à la tête du Trésor » sur Les Échos, 1er juin 2016
  8. 1 2 3 LeMonde.fr avec AFP, « Odile Renaud-Basso, première femme nommée directrice du Trésor » sur Le Monde, 1er juin 2016
  9. « Fonds d'épargne », sur Groupe Caisse des Dépôts, (consulté le )
  10. cBanque avec AFP, « Caisse des dépôts : Odile Renaud-Basso assurera l'intérim » sur cbanque.com, 9 avril 2014
  11. AFP, « Pierre-René Lemas nommé officiellement à la tête de la Caisse des dépôts » sur L'Express, 21 mai 2014
  12. « Qui sommes-nous | Direction générale du Trésor », sur www.tresor.economie.gouv.fr (consulté le )
  13. « Compte rendu du Conseil des ministres du 21 octobre 2020 », sur Gouvernement.fr (consulté le )
  14. « La Française Odile Renaud-Basso prend les rênes de la Berd »
  15. « La Présidente de la BERD, Odile Renaud-Basso », sur www.ebrd.com (consulté le )
  16. Conseil d'administration du Siècle
  17. Décret du 30 décembre 2016 portant promotion et nomination (lire en ligne)
  18. « JORF n° 0274 du 25 novembre 2021 - Légifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
  19. Décret du 16 mai 2008 portant promotion et nomination (lire en ligne)