Ol Arabel
L'Ol Arabel, aussi appelée Olarabel, est un cours d'eau du Kenya, situé dans la vallée du Grand Rift. Elle alimente le lac Baringo et donne son nom à une forêt, à une réserve forestière et à une région environnante.
| Ol Arabel Olarabel | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Bassin collecteur | Lac Baringo |
| Cours | |
| Source | Réserve forestière d'Ol Arabel |
| · Localisation | nord de la chaîne des Aberdare |
| Embouchure | Lac Baringo |
| · Localisation | rive sud-est du lac Baringo |
| Géographie | |
| Pays traversés | Kenya |
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Géographie
modifierL'Ol Arabel draine, avec la rivière Ngusero, l'extrémité nord de la chaîne des Aberdare[1]. La rivière forme un delta à son embouchure dans le lac Baringo, au sud-est de celui-ci.
Occupation humaine
modifierLa région est anciennement utilisée par les éleveurs du peuple ilchamus (en). Dans les années 1930, des agropasteurs Tugen s'y installent avec un soutien officiel[2].
Dans les années 1940, des occupants s'établissent dans la réserve forestière d'Ol Arabel, dans l'ancien district de Laikipia. Ils y cultivent environ 34 ha avant d'être expulsés en 1947[3].
Dans les années 1970, le gouvernement kényan met en œuvre un programme de colonisation à Ol Arabel, avant de chercher à réaffecter certaines terres à la forêt[4]. Le programme de colonisation Harambee prévoit l'aménagement de 6 000 ha destinés à l'élevage bovin et à la culture du maïs[5].
Réserve forestière
modifierLa réserve forestière d'Ol Arabel fait partie des forêts de Marmanet, sur l'escarpement oriental de la vallée du Rift, au nord de Nyahururu. Elle occupe le bassin versant supérieur de l'Ol Arabel. Sa superficie initiale est de 9 629 ha, mais 6 273 ha sont excisés en 1993[6].
En 2008, environ 80 % de la forêt sont occupés par des populations installées dans le cadre du programme de colonisation de Mochongoi (en)[7].
En 2007, l'Union européenne finance des actions de reboisement dans la région, dont la forêt d'Ol Arabel. Ces actions sont liées à l'envasement du lac Baringo, à la diminution de sa superficie et à la baisse des stocks de poissons. Ces phénomènes sont attribués à l'intensification agricole et à la réduction du couvert forestier dans le bassin versant[8].
En 2011, un responsable du Mouvement de la ceinture verte signale une forte dégradation de la forêt d'Ol Arabel par l'exploitation illégale du bois et la production de charbon. Il indique aussi que les rivières alimentées par cette forêt sont menacées d'assèchement[9].
Notes et références
modifier- ↑ (en) R. H. Hughes et J. S. Hughes, A Directory of African Wetlands, IUCN, (ISBN 2880329493, lire en ligne), p. 190.
- ↑ (en) Peter D. Little, The Elusive Granary : Herder, Farmer, and State in Northern Kenya, Cambridge University Press, (ISBN 0521405521, lire en ligne), p. 34.
- ↑ (en) Tabitha M. Kanogo, Squatters and the Roots of Mau Mau, 1905-63, East African Publishers, (ISBN 9966463267, lire en ligne), p. 102.
- ↑ (en) « Banning of Forest Excisions », Kenya National Assembly Official Record, , p. 1311 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) A. Nyanjom et J. K'Onyango, Peak Revision K.C.S.E Agriculture, East African Publishers (ISBN 9966254625, lire en ligne).
- ↑ (en) « Mau Complex and Marmanet forests » [archive du ], UNEP, (consulté le ).
- ↑ (en) Hilary Kiprop, « Forest Allocation in Kenya »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur SME Network (consulté le ).
- ↑ (en) « Kenya: important investment in reforestation, environmental and community development projects », sur The Nation, (consulté le ).
- ↑ (en) Wanjohi Gakio, « Kenya: Greenbelt Sounds Alarm Over Destruction of Two Laikipia Forests », sur The Star, (consulté le ).
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- (en) « Ol Arabel Forest Reserve », sur Protected Planet (consulté le ).