Olav Zipser

sportif de chute libre et parachutiste allemand

Olav Zipser est un parachutiste professionnel allemand né le à Simmern/Hunsrück en Allemagne de l'Ouest. Il est considéré comme l'inventeur du Freefly, une discipline du parachutisme consistant à chuter en alternant diverses positions, principalement à la verticale (tête en haut, tête en bas).

Olav Zipser
Image illustrative de l’article Olav Zipser
Olav Zipser faisant du Free-Fly en position "tête en bas" avec son Sports Emmy Award à la main
Contexte général
Sport Parachutisme - Free-Fly
Site officiel 1olav.com
Biographie
Nationalité sportive Allemande
Nationalité Allemagne
Naissance (60 ans)
Lieu de naissance Simmern et Simmern
Surnom "Father of Freefly"

La carrière parachutiste d'Olav Zipser, démarrée en 1986, est riche de son investissement dans différents domaines du sport. Explorant d'abord de nouvelles techniques de vols qui donneront plus tard naissance au Freefly, il participe ensuite à plusieurs compétitions de haut niveau, remportant notamment le titre de champion du monde Freestyle à l'occasion des championnats du monde de 1993.

Au-delà de son expérience de compétiteur, Olav Zipser a également marqué le parachutisme en créant sa propre école de vol, la "First School of Modern Freeflying", un brevet de parachutisme dans la discipline du Freefly, l'"Atmosphere Dolphine Licence" et une compétition sportive de haut niveau, les "Space Games".

En 2024, après une carrière longue de près de 40 ans, et plus de 20 000 sauts, l'International Skydiving Musuem lui rendit hommage en lui accordant une place dans son Hall of Fame dédié au parachutisme.

Aujourd'hui, Olav Zipser bénéficie d'une reconnaissance internationale pour sa contribution au parachutisme. Il est d'ailleurs surnommé "The Father of Freefly".

Débuts

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La carrière parachutiste d'Olav Zipser commence en 1986 dans un club de Hollande où il est d'ailleurs parmi les premiers élèves à être formé via la nouvelle méthode d'enseignement du parachutisme qu'est l'AFF (pour "Accelerated Free Fall", équivalent de la PAC "Progression Accélérée en Chute", française). Il est alors âgé de 19 ans[1].

Dès 1989, Olav Zipser souhaite dépasser la position de chute standard (à plat, le ventre face au sol) et cherche à découvrir de nouvelles manières de voler. C'est ainsi qu'il commence à expérimenter le vol à la verticale, et parvient à maîtriser des positions "tête en haut" et "tête en bas". C'est le début du Freefly moderne.

Les premières années de sa carrière sont marquées par un volume de sauts très important. En 1995, 9 ans après ses débuts, il totalise déjà 10 000 sauts en parachute, soit une moyenne de plus de 1 000 sauts par an[1].

Haut niveau sportif

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Les championnats du monde de parachutisme de 1991 représentent la première compétition d'envergure à laquelle Zipser participe. Il y concoure dans la discipline du Freestyle, qui s'apparente véritablement à une forme de "danse aérienne". Il n'en ressort cependant pas médaillé[2].

Deux ans plus tard cependant, en 1993, Olav Zipser revient dans le milieu de la compétition et participe au 4ème championnat du monde de Freestyle organisé à Ampurariabrava en Espagne. Cette fois, il se démarque des autres compétiteurs lors des épreuves de saut "libre", qui lui donnent la possibilité de tirer profit de cette nouvelle manière de voler encore inconnue qu'est le Freefly.

Aux côtés de son coéquipier et cameraman Mike Vail, avec qui ils forment l'équipe des "Freefly Clowns", il remporte le titre de champion du monde de Freestyle[3],[4].

Contributions au Free-Fly moderne

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Après la victoire de Zipser aux championnats du monde de 1993, le Freefly commence à se répandre et nombreux sont les parachutistes souhaitant s'initier à cette nouvelle discipline.

Aux côtés de son coéquipier des « FreeFly Clowns », Olav Zipser fonde donc la « First School of Modern Freeflying » en 1994. Il s'agit d'une école parachutiste ayant pour but d'enseigner, de rechercher et de documenter les techniques de vols nécessaires pour pratiquer le Freefly[5].

Saut de Freefly « tête en bas » avec une Space Ball servant de repère

C'est également à ce moment que Zipser introduit l'« Atmosphere Dolphin Free-Fly Licence », un brevet délivré aux parachutistes ayant réussi le programme d'enseignement de haut niveau de son école.

A la fin des années 1990, Zipser continue de s'investir dans le développement du Freefly moderne en créant les « Space Games ». Il s'agit d'une nouvelle compétition de Freefly de haut niveau où les participants s'affrontent au cours de trois épreuves de saut. Celles-ci font intervenir ce que Zipser appelle une "Space ball", une balle de tennis suffisamment lestée pour chuter à la même vitesse qu'un parachutiste en position verticale. Le but est alors de réaliser diverses figures techniques en gardant la Space ball comme point de repère[6].

Projet scientifique

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En 2009, aux côtés de Mike Rumble, un autre parachutiste professionnel expérimenté, Olav Zipser participe à la création du "Free-Fly Astronaut Project". Il s'agit alors d'un projet scientifique visant à élaborer des procédures et des équipements permettant aux astronautes de revenir en sécurité sur terre en cas d'incident survenant en très haute altitude ou en basse orbite terrestre[7]. Le projet put notamment bénéficier du soutien de la Fédération Aéronautique Internationale[8].

Cette idée avait notamment germé à la suite d'une expérience très particulière. En , aux côtés du parachutiste français Patrick de Gayardon, Olav Zipser avait sauté à une altitude de 12 700 mètres en apnée près de Moscou, depuis un Iliouchine Il-76. Les deux parachutistes avaient alors battu le record du monde de saut en apnée en altitude[9].

Autres distinctions et faits marquants

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En 2010, sur le centre de parachutisme de Skydive Dubai, Olav Zipser eut l'occasion de fêter son 20 000ème saut en parachute[3].

En 2024, après une carrière parachutiste longue de 38 ans, Olav Zipser fut nommé au Hall of Fame de l'International Skydiving Musuem[10].

En , à la suite d'un problème médical grave survenu en Thaïlande, Olav Zipser dut subir une intervention chirurgicale visant l'amputation de la jambe gauche. Malgré cet évènement, le parachutiste a affirmé vouloir continuer à sauter et à pratiquer le Freefly[11].

Notes et références

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  1. 1 2 (en) Tara Woods, « Skysurfer seeks challenge: skydiving not enough for Extreme Games doer », Arizona Daily Star,‎ (lire en ligne)
  2. ↑ (en) Joe Malone, « Birth of Freefly », sur British Parachute Association, (consulté le )
  3. 1 2 Bruno Passe, « Olav Zipser : 20.000 Free Fligths ! », ParaMag, no 283,‎ , p. 36 à 45 (lire en ligne)
  4. ↑ (en) « Artistic Events », sur Fédération Aéronautique Internationale (consulté le )
  5. ↑ (en) Jude Wilson, « History of Freeflying (Olav Zipser) », sur UK Parachuting, (consulté le )
  6. ↑ Patrick Passe, « Olav Zipser et les Space Games », ParaMag, no 143,‎ , p. 38 à 43 (lire en ligne)
  7. ↑ (en) Matteo Emanuelli, « The Freefly Astronaut Project », sur Space Safety Magazine, (consulté le )
  8. ↑ (en) « Support Letter: Freefly Astronaut Project » [PDF], sur Fédération Aéronautique Internationale, (consulté le )
  9. ↑ Bruno Passe, « Au bout du souffle », ParaMag, no 106,‎ , p. 12 et 13 (lire en ligne)
  10. ↑ (en) « Olav Zipser - International Skydiving Hall of Fame », sur International Skydiving Museum and Hall of Fame, (consulté le )
  11. ↑ « Coup dur pour Olav Zipser », sur ParaMag, (consulté le )