Omegle

site internet de messagerie instantanée automatisée

Omegle est un site web de messagerie instantanée automatisée actif de 2009 à 2023. Il mettait en relation deux utilisateurs au hasard, de façon anonyme et sans obligation d'inscription préalable, dans une fenêtre de chat sous les pseudonymes de « You » et « Stranger ».

Omegle
Logo de Omegle

Adresse https://www.omegle.com
Slogan Talk to strangers!
Commercial Non
Publicité Non
Créé par Leif K-Brooks
Lancement
Fermeture
État actuel Fermé

Le site a été lancé le [1] par un adolescent américain de 18 ans, Leif K-Brooks, habitant à Brattleboro, aux États-Unis[2].

Le mot « Omegle » est inspiré du terme oméga, dont le symbole (Ω) superposé en diagonale dans un carré bleu apparaît auprès du logo du site.

Historique

modifier

Peu après son lancement en , Omegle comptait un total de 150 000 visites par jour[3]. Les termes de « you » (en français « vous ») et « stranger » (« inconnu »), le slogan du site « Talk to Strangers! » (« Parlez aux inconnus ! ») ainsi que la phrase « Your conversational partner has disconnected » (« Votre partenaire de conversation est déconnecté »), ont contribué à la popularité du site[4].

Le type de chat que le site d'Omegle a popularisé est nommé stranger chat (discussion entre inconnus). Cette idée vient originellement d'AOL durant les années 1990[5].

Depuis le , Omegle proposait une fonction de visioconférence en alternative au chat textuel classique.

Jusqu’à 2020, Omegle était disponible en tant qu'application mobile laissant les utilisateurs discuter librement depuis un Android[6], un iPhone, un iPod Touch ou un appareil Palm fonctionnant sous WebOS.

À partir de 2020, Apple et Google retirent l'application de leur magasin d'application[réf. souhaitée], pour contenu inappropriés et dangereux pour la sécurité des jeunes. Le site ferme définitivement le . Le créateur explique être émotionnellement, physiquement et monétairement épuisé de la « guerre » qu’il menait depuis des années[réf. souhaitée]. Depuis ce jour, le site affiche une image pour signifier la mort du site et montre également un long message du fondateur[7].

Fonctionnement

modifier

Le site utilisait un logiciel anti-spam, connu sous CAPTCHA,[pas clair] qui prévenait périodiquement les usagers des messages de spam envoyés par des bots automatisés.

Les enfants de moins de 13 ans n’étaient pas autorisés à utiliser Omegle et les enfants de moins de 18 ans pouvaient y avoir accès uniquement avec l'accord des parents[réf. nécessaire]. Le site ne censurait aucun lien internet dangereux. La chaîne britannique BBC argumente : « Ce n'est pas un site approprié aux jeunes utilisateurs »[8].

Controverse

modifier

Le principe du site soulève également des questions juridiques, notamment sur le droit à l'image et la diffusion de pornographie en ligne[9].

Comme sur beaucoup de sites de messagerie instantanée, les utilisateurs peuvent tomber sur des utilisateurs s'adonnant à des activités exhibitionnistes[10],[11]. Le créateur du site déclare que la modération n'est pas parfaite mais qu'elle a « généré des rapports qui ont conduit à l'arrestation et la poursuite de nombreux prédateurs »[9],[12].

Notes et références

modifier
  1. ↑ Leif K-brooks, « Welcome to the Omegle blog! », sur Official Omegle Blog, (consulté le ).
  2. ↑ (fr) Alexandre Hervaud, « Omegle, tchat sous X », sur Ecrans.fr, Libération, (consulté le ).
  3. ↑ (en) Douglas Quenqua, « Tired of Old Web Friends? A New Site Promises Strangers », The New York Times, (consulté le ).
  4. ↑ (en) Owen Thomas, « Omegle! This Teenager Wants You to Chat with a Stranger »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), Gawker, (consulté le ).
  5. ↑ (en) Terrence O'Brien, « Omegle.com Lets You Anonymously Mess With Complete Strangers »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur Switched.com, (consulté le ).
  6. ↑ (en) « Andromegle, application pour Android », sur Androlib (consulté le ).
  7. ↑ « Omegle : fermeture du service de tchat vidéo, aussi populaire que controversé » Accès libre, sur Le Monde, .
  8. ↑ (en) Kate Russell, « Webscape », BBC, (consulté le ).
  9. 1 2 « Des enfants s'exposent sur un site de chat vidéo », sur BBC News Afrique, (consulté le ).
  10. ↑ « Enquête : Omegle, le site de chat vidéo qui réunit pervers et mineurs », sur Kool Mag, (consulté le ).
  11. ↑ « Omegle, c'est quoi ce site dans le viseur de la protection de l'enfance ? », sur 20minutes.fr, (consulté le ).
  12. ↑ (en) Chris Riva, « Video games, websites predators are using to lure children in 2022 », sur fox19.com (consulté le ).

Voir aussi

modifier

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier
  • Site officiel
  • « L’autre épidémie : J’ai juste 14 ans… », lapresse.ca,‎ (lire en ligne, consulté le )