One More Time (chanson de Daft Punk)

chanson de Daft Punk, sortie en 2000

One More Time est une chanson du groupe de musique électronique français Daft Punk, écrite et composée par ses membres Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, et interprétée par le chanteur américain Romanthony. Enregistrée en , elle est publiée en single le sous le label Virgin Records. Il s'agit du premier single extrait de Discovery, le second album de Daft Punk, publié en .

One More Time
Single de Daft Punk
extrait de l'album Discovery
Sortie
Enregistré 1998
Durée 5:20
Genre Dance, French touch, disco, house
Format CD ; Super 45 tours
Auteur-compositeur Thomas Bangalter, Guy-Manuel de Homem-Christo, Romanthony
Producteur Daft Punk
Label Virgin Records
Classement N°1 : Drapeau de la France France, Drapeau du Canada Canada, Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni, Drapeau des États-Unis États-Unis

Singles de Daft Punk

Pistes de Discovery

One More Time trouve sa genèse dans le souhait de Daft Punk de collaborer avec Romanthony, que le duo perçoit comme une source d'inspiration. À la suite d'une rencontre lors de la Winter Music Conference en , Romanthony accepte d'écrire et d'interpréter One More Time en  ; ce titre reste sur les étagères de Daft Punk jusqu'à sa parution deux ans plus tard. Ce morceau, à la fois relevant de la dance, de la house et du disco, se caractérise par l'usage de l'auto-tune pour modifier la voix de Romanthony, et par un échantillonnage de la section de cuivres de More Spell On You d'Eddie Johns, bien qu'il ne soit pas crédité. Le clip constitue le premier extrait du film d'animation Interstella 5555: The Story of the Secret Star System, imaginé en collaboration avec Leiji Matsumoto.

À sa sortie, ce titre se singularise par son break de près de deux minutes ; la presse spécialisée évoque One More Time comme une « ode à la musique », tout en critiquant des paroles jugées répétitives, jusqu'à parler de « lavage de cerveau ». La voix vocodée de Romanthony fait également débat, car elle est tantôt perçue comme « envoûtante », tantôt comme « robotique ». La chanson se hisse à la première place des charts en France, au Royaume-Uni, au Canada et aux États-Unis. Elle est certifiée disque de diamant en France, triple disque de platine en Nouvelle-Zélande, double disque de platine au Royaume-Uni, disque de platine en Espagne et en Italie, et disque d'or en Allemagne, en Australie, en Belgique, au Danemark, au Portugal et en Suisse. Il est le premier single des Daft Punk à dépasser le million de ventes.

One More Time, devenu un hymne de la musique électronique mondiale, est considéré comme l'une des meilleures chansons de dance par plusieurs publications : elle est classée au cinquième rang des cent meilleures chansons des années 2000 par le site spécialisé Pitchfork, tandis que le magazine Rolling Stone l'inclut dans sa liste des 500 plus grandes chansons de tous les temps en .

Contexte

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Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, le duo de Daft Punk, évoquent le disc jockey et producteur américain Romanthony comme étant une source d'inspiration majeure pour leur morceau Teachers et le rencontrent lors de la Winter Music Conference en , où ils se lient d'amitié. Ils souhaitent collaborer avec lui sur leur premier album, Homework, « car sa musique est très émouvante », selon Bangalter, mais il a été difficile de le convaincre, en raison de leur manque de notoriété à ce moment de leur carrière. Malgré cela, Romanthony dit apprécier le travail du duo. Il sort ensuite en le single Hold On sur le label de Bangalter, Roulé, avant la sortie de One More Time[1],[2].

Caractéristiques artistiques

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Composition

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Photo de deux hommes en costume noir, portant chacun un casque.
Les Daft Punk en 2010.

La partie vocale de One More Time est écrite et interprétée par Romanthony[3]. Sa prestation est traitée par Auto-Tune et compressée, faisant de ce morceau un exemple typique de l'usage des filtres audio dans la French touch[1]. D'après Guy-Manuel de Homem-Christo : « nous trouvions que le côté funky de sa voix allait avec celui de la musique ». À propos des effets, Thomas Bangalter déclare : « Beaucoup de gens se sont plaints de ce que des musiciens utilisent Auto-Tune. Ça me rappelle la fin des années 70 où des musiciens en France tentaient d'interdire les synthétiseurs… Ce qu'ils ne voyaient pas, c'est qu'il était possible d'utiliser ces instruments d'une façon nouvelle plutôt que simplement pour remplacer les instruments traditionnels. » Selon Bangalter, Romanthony a apprécié les altérations de sa voix sur le morceau : « Il a fait de nombreuses choses et a toujours essayé d'innover, ce qui est ce que nous aimons faire sur nos disques. Il n'avait jamais vu sa voix traitée comme un instrument de cette façon »[1].

Face aux critiques émises par la critique spécialisée britannique sur l'usage de l'Auto-Tune, Bangalter répond : « On se soucie moins qu'avant de ce que disent les critiques sur notre musique. On aimait le morceau, Romanthony l'aimait, on peut être déçus par leurs commentaires, mais on l'aimait quand même. Ce n'est que de la musique, du divertissement, et tant qu'on y croit, c'est le principal. C'est (le vocodeur) ce qu'on voulait faire – on adore pouvoir utiliser les instruments comme on l'entend. Critiquer le vocodeur, c'est comme demander aux groupes des années 60 : « Pourquoi vous utilisez la guitare électrique ? » C'est juste un outil… rien de bien compliqué. La création, c'est de l'interaction. Le bon côté des choses, c'est que les gens aient soit aimé, soit détesté. Au moins, ils n'étaient pas neutres. Le pire, quand on crée, c'est que personne ne soit touché. L'amour et la haine sont intéressants parce qu'ils sont profonds et intenses. C'est un aspect de notre musique auquel certains peuvent être sensibles et d'autres non »[4].

Le refrain de One More Time repose notamment sur un sample de la section de cuivres de More Spell On You d'Eddie Johns, bien qu'il ne soit pas crédité dans les notes de l'album. Le duo n'en prélève à peine qu'une seconde d'extrait, puis le découpent en micro-fragments, ralentissent la boucle, lui appliquent des filtres et changent la hauteur des notes[5]. Cette chanson disco était passée inaperçue à sa sortie en . L'éditeur des droits de More Spell On You a déclaré en ne pas avoir retrouvé la trace d'Eddie Johns pendant plus de vingt ans. Le chanteur et musicien libérien, qui avait enregistré plusieurs de ses titres à Paris, avait ensuite vécu aux États-Unis et sombré dans la pauvreté et des périodes comme sans-abri, alors que ses royalties sur One More Time représentent des centaines de milliers d'euros[6].

La version album de One More Time comprend un break de deux minutes. Thomas Bangalter déclare à ce propos : « Le break est tellement long que ce n'est même pas un break. La chanson elle-même est le break »[7].

Daft Punk considère One More Time comme un morceau de transition entre les albums Homework et Discovery[8]. Il a été mixé et finalisé en , puis selon Bangalter, est resté sur une étagère jusqu'à sa sortie le [5].

Crédits

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Sauf mention contraire, les crédits proviennent de la pochette du single sorti en [9] :

  • Musiciens :
    • Daft Punk — samples, synthés, chant, vocodage, mixage, programmation, production, concept, direction artistique
    • Romanthony — paroles, chant
  • Personnel technique :
    • Nilesh Patel — mastering
    • Alex & Martin — pochette, direction artistique

Parution

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Vidéo externe
Spot publicitaire faisant la promotion de One More Time.

One More Time sort en single le sous le label Virgin Records[10]. Dans le cadre de la promotion du single, les Daft Punk imaginent un spot publicitaire, sans voix off ni la présence du logo de leur maison de disques, ne contenant qu’un extrait du morceau. Thomas Bangalter défend ce choix « amusant » en considérant que « ce qu'on appelle le marketing fait pour nous partie de la création. La pub, les clips, la communication en général, sont des médias qu'on aime explorer. Sans chercher uniquement à vendre le plus possible »[11]. Face aux critiques sur la stratégie commerciale du groupe, Bangalter affirme : « on s'est battus comme des lions pour sortir One More Time sans aucune publicité ni clip, et après on nous sort : "Quelle stratégie marketing géniale !" Au bout d'un moment, on finit par se désintéresser et ne plus écouter ce que disent les gens. Si essayer d'innover et de faire bouger les choses dans l'industrie du disque, c'est du marketing, alors disons simplement que Daft Punk, c'est du marketing pur et dur ! »[12].

Clip vidéo

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Vidéo externe
Vidéoclip de One More Time.
Portrait d'un homme à la barbe et aux cheveux blancs, portant un bonnet noir.
Leiji Matsumoto (ici en 2018), le producteur du film d'animation Interstella 5555: The Story of the Secret Star System.

Le clip de One More Time est un court-métrage d'animation co-écrit par les Daft Punk et Cédric Hervet, et réalisé par Kazuhisa Takenouchi, Hirotoshi Rissen et Daisuke Nishio, sous la supervision visuelle de Leiji Matsumoto et la collaboration de Toei Animation. Il fait figure d'introduction dans le film d'animation Interstella 5555: The Story of the Secret Star System, qui sert de clip à l'ensemble des morceaux de l'album Discovery. La chanson ouvre le film et présente un groupe de musique pop composé d'extraterrestres humanoïdes à la peau bleue : le guitariste Arpegius, le batteur Baryl, le claviériste Octave et la bassiste Stella. Ils donnent un concert devant un auditorium rempli de milliers de spectateurs extraterrestres, eux aussi à la peau bleue. Vers la fin du clip, des vaisseaux spatiaux envahissent la salle sous le commandement d'une mystérieuse silhouette vêtue de sombre[13],[14].

Autres versions

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Le single contient une version de huit minutes de One More Time avec des parties vocales plus longues, qui sont absentes de la version album. Une version acoustique est également incluse dans Daft Club, un album de remixes paru en . Cet album contient un remix de Aerodynamic de Daft Punk intégrant des éléments de One More Time[15]. Cette version acoustique reçoit un accueil mitigé : le journaliste Ben Cardew du magazine Vice la juge « aussi festive qu'un pétard lancé depuis un balcon. Elle dépouille le morceau de son énergie sexuelle joyeuse, de sa grosse caisse tonitruante et de ses effets vocaux, au profit d'une exigence vocale excessivement sérieuse, voire carrément inquiétante. C'est comme si Daft Punk était interprété par David Brent : ça sonne bien, mais ça ne l'est pas vraiment »[16]. Nick Sylvester, pour le site Pitchfork, écrit une critique ironique de cette version parue sur l'album Daft Club : « Des cuivres tonitruants, un rythme shuffle et des paroles insipides parfaites pour danser, sans oublier un breakbeat et une reprise inattendus ! One More Time est un tube, et si vous êtes fan de Daft Punk, vous allez vous prélasser dans un jacuzzi avec des bombes et fêter ça. Romanthony ne va sûrement pas faire une bêtise du genre une version acoustique, chanter sans effets vocaux – ce serait du suicide ! »[17].

La version radio courte de One More Time extraite du single est ensuite intégrée dans Musique Vol. 1: 1993-2005, une compilation sortie en [18],[19],[20].

Daft Punk propose deux versions remixées de One More Time lors de la tournée Alive 2006/2007, une la mêlant avec Aerodynamic et une autre dans le cadre d'un mashup avec Human After All, Together et Music Sounds Better with You. Ces remixes sont inclus dans l'album live Alive 2007[21],[20]. Ryan Dombal, pour Pitchfork décrit ce dernier remix comme « une combinaison si « holy shit » extatique qu'elle semblerait carrément prétentieuse si elle n'était pas si heureuse »[22].

Réception

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Réception critique

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Photo d'une femme vêtue de noir en train de chanter avec un micro. Elle apparaît derrière elle sur un écran.
La chanteuse Cher (ici en 2014) est l'une des premières artistes à utiliser le vocodeur, notamment dans son titre Believe.

À sa sortie, One More Time divise la presse spécialisée. Pour Ben Ratliff, du magazine américain Rolling Stone, ce titre « est une véritable ode à la musique, portée par un beat implacable et la voix puissante et envoûtante du chanteur house Romanthony ». Il se questionne sur la part « subversive » de ce morceau composé par les Daft Punk, ces « farceurs excentriques », et estime que Romanthony surarticule de façon excessive les paroles de la chanson, en particulier le mot « tonight ». Ratliff conclut en ajoutant que l'exagération et la parodie sont une marque de fabrique des Daft Punk, un peu à la manière de Believe de la chanteuse américaine Cher, mais que tout ceci est à relativiser puisque ces deux titres sont joués au McDonald's[23],[24].

Dans sa critique pour le site Pitchfork, Ryan Schreiber dit tout l'inverse, estimant que les paroles répétées de One More Time représentent un « lavage de cerveau. Daft Punk semble opérer en vertu du principe que si vous entendez quelque chose assez souvent, vous allez commencer à y croire. Mais après plus de quinze écoutes de la première piste et single de Discovery, One More Time, le chanteur vocodé Romanthony ne m’a pas fait ressentir le besoin de célébrer et de danser en liberté. Cela pourrait juste être moi, bien sûr. Peut-être que je n’ai tout simplement pas pris assez d’ecstasy et de tranquillisants pour chevaux pour apprécier l’ensemble de cuivres échantillonné, le trop-sincère moment chill out du milieu, ou le beat de la boîte à rythmes qui bat au même tempo que mon mal de tête »[25],[26].

D'autres avis sont plus positifs et considèrent One More Time comme l'un des meilleurs de l'album Discovery. En , Stephen Dalton, pour le magazine britannique NME, évoque un « un tube néo-disco » sublimé par « la voix travaillée et vibrante » de Romanthony[27]. Alexis Petridis, journaliste pour The Guardian, estime que ce titre se rapproche le plus de la « formule disco filtrée de Homework »[28].

Réception commerciale

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One More Time est l'un des rares titres à avoir débuté directement en tête du classement Eurochart Hot 100 Singles[29]. Il domine les ventes de singles en France[30] et au Canada[31], ainsi que les classements dance au Royaume-Uni et aux États-Unis[32],[33]. La chanson atteint la deuxième place des classements britannique et écossais[34],[35],[36].

Aux États-Unis, One More Time se classe 61e au Billboard Hot 100, où il est resté durant seize semaines, à égalité avec le précédent succès de Daft Punk, Around the World[34]. Contrairement à la plupart des autres classements nationaux de singles de l'époque, qui ne prenaient en compte que les ventes, le Billboard Hot 100 prenait en compte à la fois les ventes et les diffusions en radio. Sa présence dans le classement est principalement due aux ventes : dans le classement des diffusions radio, il atteint la 17e place lors de sa quatorzième semaine et y est resté 26 semaines, pour sortir à la 71e place[37],[38]. En , One More Time s'est écoulé à 1 052 000 exemplaires numériques et devient le premier titre des Daft Punk à franchir le cap du million de ventes[39]. Dans le classement des soixante-quinze titres les plus diffusés à la radio du Hot 100 Airplay, il n'est cependant resté qu'une semaine à la 71e place[40].

One More Time est certifié disque de diamant en France[41], double disque de platine au Royaume-Uni[42], disque de platine en Espagne[43] et en Italie[44], et disque d'or en Allemagne[45], en Australie[46], en Belgique[47], au Danemark[48], au Portugal[49] et en Suisse[50].

Postérité

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Distinctions

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En , One More Time s'est classée cinquième dans le top 500 des meilleures chansons des années 2000 du site spécialisé Pitchfork, le journaliste Ryan Dombal écrivant qu'elle « condense 25 ans de pop et de house en cinq minutes et demie de pur bonheur »[51]. Le magazine Rolling Stone la classe 33e dans son top 100 des meilleures titres des années 2000, et 307e dans sa liste des 500 plus grandes chansons de tous les temps en , arguant que « certains critiques ont fustigé l'utilisation du vocodeur dans ce titre emblématique des pistes de danse, un hommage au disco des années 1970. Mais One More Time a lancé la révolution Auto-Tune qui allait dominer la pop des années 2000 »[52],[53]. En , le même magazine classe One More Time à la deuxième place de son classement des 200 plus grandes chansons dance de tous les temps, derrière I Feel Love de Donna Summer, jugeant que ce morceau, le « plus apprécié » de la discographie des Daft Punk, « propulse le son filter-house de leurs précédents morceaux vers une dimension pop triomphante et excessive […] et dégageait une euphorie mélancolique, un classique disco rassurant pour un nouveau siècle étrange, et a contribué à faire des deux robots français deux des stars les plus improbables de l'histoire de la musique »[54].

En , les lecteurs de Mixmag élisent One More Time meilleure chanson dance de tous les temps : les journalistes de cette publication arguent qu'il s'agit d'un des morceaux dance le « plus haletant et dramatique jamais créés », qui « nous entraîne toujours plus loin dans l'extase » ; la « voix de Romanthony, répétitive, robotique et tellement transformée qu'elle en devient presque irréelle » est paradoxalement « plus humaine encore, comme un robot qui, en essayant de nous ressembler davantage, nous en apprend plus sur nous-mêmes ». Ils ajoutent que les paroles de ce titre sonnent comme « un hymne national » pour les noctambules : les trois vers « Music’s got me feeling so free. We’re gonna celebrate, Celebrate and dance so free » expliquent « pourquoi vous allez aux festivals, pourquoi vous allez en boîte, pourquoi vous ressentez le besoin de vous lever sur la piste de danse »[55].

En , le magazine américain Billboard place One More Time à la première place de sa liste des vingt meilleures chansons de Daft Punk :le journaliste Kat Bein écrit qu'il s'agit d'un « classique brillant et intemporel […] qui sonnera bien en 2098, en 3098 », le « meilleur hymne de fête de tous les temps »[56]. En , ce même magazine classe ce morceau troisième meilleure chanson dance de tous les temps, arguant qu'elle constitue « la chanson la plus euphorique et joyeuse qui soit. Sa construction, d'une simplicité presque maniaque, et sa structure répétitive la rendent accessible et dansante pour les jeunes comme pour les moins jeunes. Dépourvue de toute prétention, elle révèle pourtant le génie de ses créateurs ». Kat Bein explique que c'est la seule chanson qui contient un break de deux minutes que tout disc-jockey doit jouer pour « garantir une explosion d'extase et de joie sur la piste de danse ». Kat Bein juge que One More Time a inspiré la naissance du nu-disco, apparue dans la deuxième moitié des années 2000, et a permis aux Daft Punk, « les chouchous de la scène underground française », de se propulser « au rang de superstars mondiales »[57].

Reprises

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One More Time a été échantillonné à de nombreuses reprises par divers artistes. En , l'album Rage Pack du rappeur Machine Gun Kelly comporte le morceau LTFU (One More Time), qui sample le titre des Daft Punk. En , le rappeur Lil B intègre One More Time dans BasedGod Fucked My Bitches, extrait de sa mixtape White Flame[58]. En , One More Time échantillonné et intégré dans le morceau Future Lover (Mirai Koibito) de la chanteuse japonaise Miliyah Katō, qui a atteint la 30e place du classement Oricon et la 42e place du Billboard Japan Hot 100[59].

En , les rappeurs Drake et 21 Savage samplent One More Time dans leur chanson Circo Loco, extraite de l'album Her Loss[60],[61]. Cet échantillonnage suscite de vives critiques : Paul A. Thompson, journaliste pour Pitchfork qualifie ce morceau de « reprise de Daft Punk ridicule et grotesque », tandis que Josh Svetz du magazine Paste écrit que le « pire crime de la chanson est de massacrer le classique de Daft Punk, One More Time »[62],[63].

La chanson est entendue lors de certaines épreuves des Jeux olympiques de Paris durant l'été 2024 ; elle est également jouée lors de la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques, le [64]. Lors de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, Canada et Mexique, l'Équipe de France de football choisit One More Time comme titre joué dans le stade après chaque but marqué[65],[66].

Liste des pistes

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Toute la musique est composée par Thomas Bangalter, Guy-Manuel de Homem-Christo, Romanthony.

CD-Maxi (Virgin 8972112 (EMI) / (EAN 0724389721126))[10]
NoTitreDurée
1.One More Time (Short Radio Edit)3:55
2.One More Time (Radio Edit)5:20
3.One More Time (Club Mix)8:00

Classements, certifications et succession

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Classement hebdomadaire

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Certifications

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Certifications
Pays Certification Date Unités certifiées
Drapeau de l'Allemagne Allemagne (BVMI)[45] Disque d'or Or 2001 250 000
Drapeau de l'Australie Australie (ARIA)[46] Disque d'or Or 2001 35 000
Drapeau de la Belgique Belgique (BEA)[47] Disque d'or Or 22/12/2000 25 000
Drapeau du Danemark Danemark (IFPI Danmark)[48] Disque d'or Or 2001 4 000
Drapeau de l'Espagne Espagne (Promusicae)[43] Disque de platine Platine 2024 100 000
Drapeau de la France France (SNEP)[41] Disque de diamant Diamant 11/12/2001 500 000
Drapeau de l'Italie Italie (FIMI)[44] Disque de platine Platine 2000 100 000
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande (RMZ)[93] Disque de platine 3 × Platine 2026 90 000
Drapeau du Portugal Portugal (AFP)[49] Disque d'or Or 2022 20 000
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni (BPI)[42] Disque de platine 2 × Platine 10/05/2024 1 200 000
Drapeau de la Suisse Suisse (IFPI Switzerland)[50] Disque d'or Or 2001 250 000

Successions à la première place

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Notes et références

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  1. 1 2 3 (en) Chris Gill, « ROBOPOP » [archive du ], sur remixmag.com via Internet Archive, (consulté le ).
  2. ↑ (en) Pierre Perrone, « Romanthony: DJ and producer who sang for Daft Punk », sur independent.co.uk, (consulté le ).
  3. ↑ Anthony Moore (également connu sous le pseudonyme Romanthony) est crédité comme parolier de One More Time dans le livret de Discovery (2002) ; il est crédité de l'intégralité des paroles à la fin de Interstella 5555 (2003).
  4. ↑ (en) Peter Woholeski, « Interview with Daft Punk » [archive du ], sur djtimes.com via Internet Archive, (consulté le ).
  5. 1 2 Giulia Testaverde, « Daft Punk : Les secrets de fabrication du tube planétaire One More Time », sur radio-monaco.com, (consulté le ).
  6. ↑ (en-US) August Brown, « A homeless LA musician helped create a Daft Punk classic. So why hasn't he seen a dime? » [archive du ] Accès payant, Los Angeles Times, sur latimes.com, Los Angeles Times, (consulté le ).
  7. ↑ (en) Kevin Braddock, « Très disco », Mixmag,‎ , p. 58-65.
  8. ↑ (en) James Spence, « L'image est primordiale », URB,‎ , p. 86-91.
  9. ↑ (en) « Daft Punk One More Time », sur discogs.com (consulté le ).
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  15. ↑ Santorelli 2014, p. 60-61.
  16. ↑ (en) Ben Cardew, « Why Are Daft Punk Commissioning Really Bad Remixes Of Their Music? », sur vice.com, (consulté le ).
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Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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