Oppression systémique

Une oppression systémique est une oppression envers un groupe social mise en place et soutenue par tout un système (légal, administratif, médical, politique, social, etc). Le racisme, le sexisme, le classisme ou le validisme sont des oppressions systémiques[1].

Le concept est créé en 1967 par deux militants afro-américains du Black Power, Stokely Carmichael et Charles V. Hamilton (en)[2], dans l'ouvrage Black Power: The Politics of Liberation (en).

Définition

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Susanne Liedauer définit l'oppression systémique comme « La subordination, humiliation et domination permanentes de certains groupes sociaux, en raison d'une position (socialement construite) plus basse dans la société, à cause de la position dominante (elle aussi socialement construite) des groupes oppresseurs »[1]. Une oppression systémique est produit par un système (social, légal, administratif, médical, etc) et a lieu souvent de manière invisible. Elle se distingue donc des discriminations ou des attitudes ouvertement oppressives envers un groupe. Souvent, un groupe social se retrouve victime d'oppression systémique à cause d'une caractéristique (réelle ou supposée) : genre, orientation sexuelle, origine, religion, âge, poids, apparence, handicap, classe sociale, langue, etc.[1].

Références

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  1. 1 2 3 (en) Susanne Liedauer, « Dimensions and Causes of Systemic Oppression », dans Leal Filho, W., Marisa Azul, A., Brandli, L., Lange Salvia, A., Gökçin Özuyar, P., Wall, T., Reduced Inequalities : Encyclopedia of the UN Sustainable Development Goals, Springer, Cham, , 101–111 p. (ISBN 978-3-319-95882-8, DOI 10.1007/978-3-319-95882-8_91, lire en ligne) :
    « the permanent subordination, humiliation, and domination of certain social groups due to their socially constructed lower position in society on account of the socially constructed higher position of the oppressing groups »
  2. Floralie Resa, L'architecture de la biphobie, BoD-Books on demand BNFAE, (ISBN 978-2-322-61965-8), p. 106

Voir aussi

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