Opération Indépendance

L'opération Indépendance (espagnol : Operativo « Independencia »[9]) désigne l'intervention ordonnée le par le décret no 261/75[10] du gouvernement constitutionnel de María Estela Martínez de Perón, à l'armée argentine et à l'armée de l'air argentine, afin de « neutraliser et/ou anéantir » les actions de ce qui est défini comme des « éléments subversifs » dans la province de Tucumán, opération qui est poursuivie, à partir du , par la dictature se qualifiant elle-même de « Processus de réorganisation nationale ». Cette opération de contre-insurrection a donné lieu à des combats et à des actes de répression contre les organisations de guérilla que sont l'Armée révolutionnaire du peuple (ERP)  qui cherchait à établir un « foyer révolutionnaire » dans la forêt de Tucumán[11]  et les Montoneros, ainsi que contre des partis politiques, des syndicats, des organisations étudiantes et religieuses, etc. Au cours de cette opération, les forces armées instaurent dans la province un régime d'état d'urgence, en recourant à des techniques systématiques de terrorisme d'État, notamment un grand nombre de disparitions forcées et la mise en place de centres de détention clandestins. Cette période est marquée par une série de combats sanglants et de violations des droits de l'homme qui sont reconnus par la justice comme des actes de génocide[12].

Opération Indépendance
Description de l'image Collage del Operativo Independencia.png.
Informations générales
Date –1979[1]
Issue Victoire du gouvernement argentin
Belligérants
Armée révolutionnaire du peuple
Montoneros
Avec le soutien de
Drapeau de Cuba Cuba[2],[3],[4]
Drapeau de l'Argentine Argentine
Avec le soutien des Drapeau des États-Unis États-Unis (renseignement)[5]
Commandants
Juan Carlos Molina
Luis Mattini
Leonel MacDonald
Mario Firmenich
Roberto Perdía
Juan Carlos Alsogaray
Unités impliquées
Ejército Guerrillero del Pueblo : 400-600 (1975)[6]
Montoneros : 100 (1975)
5 174 (1975)[7]
Pertes
~300-400 morts[8]
Des centaines de disparus
70 morts (~25 au combat)
60 blessés
1 avion abattu
2 avions estrellados
1 helicóptero dañado
1 hélicoptère abattu

L'opération Indépendance commence officiellement le lundi . Environ 1 500 soldats sont déployés sur un rectangle de 60 km de long sur 40 km de large[13].

Antécédents

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À la suite du succès de la Révolution cubaine en 1959, certains groupes révolutionnaires ont choisi le nord-ouest de l'Argentine pour lancer des guerres de guérilla fondées sur la théorie du « foquisme ». La première tentative est menée par les Uturuncos en 1959, à la frontière entre Catamarca et Santiago del Estero[14].

Neuf ans avant l'opération Indépendance, en 1964, la Gendarmerie nationale argentine avait anéanti l'Ejército Guerrillero del Pueblo (EGP) à Orán. À la suite de cet événement, les militaires argentins considéraient la région du nord-ouest comme une porte d’entrée du communisme international. La Gendarmerie déploie une unité à la sucrerie de Ledesma afin de contrôler les mouvements frontaliers et migratoires dans les sucreries de Salta et de Jujuy[15].

Notes et références

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(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Instituto Argentino de Promoción del Intercambio » (voir la liste des auteurs).
  1. (es) « Operativo Justicia por el Operativo Independencia », sur Página/12, (consulté le ).
  2. (es) Enrique Díaz-Araujo. La guerrilla en sus libros. p. 98.
  3. (es) « Página/12 :: El país :: Gorriarán Merlo cuenta su versión » (consulté le ).
  4. (es) « Página/12 » (consulté le ).
  5. Ruiz Moreno 1986, p. 24
  6. (es) « Examen de las causas de justificación alegadas », sur Juicio a las Juntas (consulté le )
  7. (es) « Capítulo XX. El poder real de la guerrilla. », sur Nunca Más (consulté le ).
  8. Lewis 2002, p. 126
  9. (es) « El Operativo independencia de 1975 - el ensayo de la represión de la última dictadura en tucuman ». ».
  10. (es) « infojus.gob.ar ».
  11. (es) Rubén Elsinger, « En Tucumán, identifican restos de 2 desaparecidos », sur Clarín, (consulté le ).
  12. (es) « El juez Daniel Bejas consideró que se cometió un genocidio. 'Operativo Independencia': Videla, Mario Menéndez y casi medio centenar de represores procesados » [archive], sur Télam, (consulté le ).
  13. (es) Lanata, Argentinos. Tomo 2, Ediciones B. Grupo Z., , p. 356.
  14. Basualdo 2016, p. 29-30.
  15. Basualdo 2016, p. 31.

Annexes

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Bibliographie

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  • (es) Victoria Basualdo, Responsabilidad empresarial en delitos de lesa humanidad: represión a trabajadores durante el terrorismo de Estado, vol. I, Editorial Universitaria de la Universidad Nacional de Misiones, (ISBN 978-950-579-429-4).
  • (en) Paul H. Lewis, Guerrillas and generals: the "Dirty War" in Argentina, (lire en ligne).