Oracle (divination)

réponse donnée par un dieu à une question personnelle
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L'oracle désigne un message, une réponse apportée par une divinité à une question personnelle, au moyen de techniques divinatoires[1]. Par extension, la personne qui délivre la réponse ainsi que le lieu où s'effectue la consultation portent également le nom d'oracle[2]. Dans ce cas le mot désigne aussi une personne dont le rôle est d'apporter des éclairages, des conseils avisés ou des prédictions prophétiques sous l'inspiration de divinités[3].

Ostracon en écriture hiératique portant un texte oraculaire, datant d'une période entre 1292 et 1077 av. J.-C et conservé au Musée égyptologique de Turin

Plusieurs de ces lieux, dédiés aux oracles, ont joué un rôle majeur durant l'Antiquité, surtout en Grèce et, selon Hérodote, le développement de cette pratique serait hérité des Égyptiens[2],[4].

Antiquité

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Scène mythologique représentant l'oracle de Delphes : la Pythie qui prophétise devant le roi Égée. Support : kylix de type attique, datant de la période 440 à 430 av. J.-C. et conservé à l'Altes museum.

Dans l'Égypte antique le recours aux oracles était fréquent ; à partir du Nouvel Empire, ils sont également sollicités pour des décisions juridiques importantes[5].

Dans la Grèce antique les questions sont posées aux oracles en temps de crise et sont souvent des questions ouvertes. Les oracles dont il reste des traces dans l’épigraphie, ou dans les sources littéraires, portent sur des sujets ponctuels, et les réponses semblent codifiées. Ce qui pose la question de l'étude des interprétations des oracles, qui soulève de nombreuses questions au sujet de la validité ou de l'ambiguïté d'une interprétation[6]. Les oracles étaient considérés comme des canaux par lesquels les dieux s'adressaient directement aux hommes. À ce titre, ils se distinguaient des devins (manteis, μάντεις), qui interprétaient les signes envoyés par les dieux, tels que le vol des oiseaux, les entrailles d'animaux ou d'autres procédés variés[7]. L'oracle de Delphes était un lieu de culte reconnu durant l'Antiquité. Situé dans une enceinte sacrée dédiée au dieu Apollon, sur le site de Delphes, l'oracle était délivré par une femme appelée Pythie[8].

Le poète Virgile mentionne aussi la fameuse sibylle de Cumes dans son Énéide[9].

Époque contemporaine

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L'oracle de Nechung est l'un des oracles d'État du Tibet avant 1959[10]. Le médium résidait au monastère de Nechung dont il était l'abbé, d’où son nom[11].

Articles connexes

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Références

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  1. ↑ Dictionnaire de l'Académie française, , 9e éd. (lire en ligne), « oracle »
  2. 1 2 (en) Britannica Editors, « Oracle », sur Britannica, (consulté le )
  3. ↑ François Chamoux, La Civilisation hellénistique, Paris, Arthaud, coll. « Les Grandes Civilisations » (no 17),
  4. ↑ (es) Herodote, Los nueve libros de la historia, Editores mexicanos unidos, , p. 106
  5. ↑ (de) Wolfgang Helck et Eberhard Otto, Kleines Lexikon der Ägyptologie, Wiesbaden, Harrassowitz, , « Orakel », p. 212 - 213
  6. ↑ Pierre Bonnechere, « Oracles et mentalités grecques », Kernos, no 26,‎ (lire en ligne)
  7. ↑ (en) Michael Attyah Flower, The Seer in Ancient Greece, Berkeley, University of California Press,
  8. ↑ Pierre Amandry et François Chamoux, Guide de Delphes : le musée, École française d'Athènes,
  9. ↑ Virgile, Énéide, III, 441-460 ; VI, 9 ss.
  10. ↑ (en) A. Zadoks (dir.), Henk Blezer (dir.) et Hanna Havnenik (auteure), Religion and secular culture in Tibet, , « A Tibetan Female State Oracle »
  11. ↑ (en) Ellen Pearlman, Tibetan Sacred Dance: a journey into the religious and folk traditions, Vermont, Inner Traditions,