Orchid Health

entreprise américaine de biotechnologie

Orchid Health (parfois raccourci en Orchid) est une entreprise américaine de biotechnologie fondée en 2019 en Californie par Noor Siddiqui. La société se spécialise dans les tests génétiques d'embryons utilisant des scores de risque polygéniques pour évaluer la probabilité de développer diverses maladies. Depuis 2023, Orchid propose également un séquençage génomique complet d'embryons couvrant plus de 99 % du génome. Elle revendique avoir analysé plusieurs milliers d'embryons en 2025.

Orchid Health
logo de Orchid Health
Logo d'Orchid Health.

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société à capitaux privésVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège social San FranciscoVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité BiotechnologieVoir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.orchidhealth.comVoir et modifier les données sur Wikidata

L'entreprise fait l'objet de critiques de la part de la communauté scientifique concernant les limites prédictives de ses tests et les implications éthiques de sa technologie.

Historique

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Orchid Health est fondée en Californie en 2019 par Noor Siddiqui, une ancienne boursière de la Thiel Fellowship (en) diplômée de l'université Stanford. La société a levé 4,6 millions de dollars auprès d'investisseurs incluant Anne Wojcicki, fondatrice de 23andMe[1].

En 2023 naît le premier enfant né grâce à cette technologie. En 2025, l'entreprise revendique avoir analysé plusieurs milliers d'embryons[2].

Services

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L'entreprise propose des tests génétiques d'embryons utilisant des scores de risque polygéniques pour évaluer la probabilité de développer dix maladies, notamment la schizophrénie, la maladie d'Alzheimer et divers cancers. Le processus débute par un test salivaire des parents, suivi d'une fécondation in vitro (FIV) permettant de classer les embryons selon leur risque pathologique[1].

En , Orchid fait évoluer sa technologie en lançant le premier test commercial de séquençage génomique complet d'embryons. Cette nouvelle approche séquence plus de 99 % du génome embryonnaire, contre environ 0,25 % pour les tests précédents, et élargit la détection aux malformations congénitales, troubles du neurodéveloppement et anomalies chromosomiques. Le test coûte 2 500 dollars par embryon analysé et est initialement disponible dans les cliniques de FIV de Los Angeles, Chicago, Miami et Austin[3],[4].

Critiques

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Limites prédictives

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Peter Kraft, professeur d'épidémiologie à l'université Harvard ayant participé au développement des scores de risque polygéniques qu'Orchid utilise comme base de ses tests, pointe le fait qu'un embryon sélectionné pour réduire le risque d'une maladie pourrait augmenter celui d'une autre pathologie de manière imprévisible[1]. Andrew McQuillin, chercheur en psychiatrie moléculaire au University College de Londres, souligne que les scores de risque polygénique « ne sont pas très utiles au niveau individuel pour prédire qui va développer la schizophrénie »[4].

Plusieurs généticiens remettent en question la capacité de l'entreprise à séquencer avec précision un génome humain complet à partir de seulement cinq cellules embryonnaires, le processus d'amplification de l'ADN pouvant introduire des erreurs majeures selon Svetlana Yatsenko, professeure en pathologie de l'université Stanford[5].

L'American College of Medical Genetics and Genomics considère les bénéfices du dépistage polygénique comme non prouvés et déconseille leur utilisation clinique[5].

Préoccupations éthiques

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Gabriel Lázaro-Muñoz, professeur au Center for Medical Ethics and Health Policy de l'université Baylor, soulève des questions éthiques concernant les risques de discrimination contre les personnes atteintes de troubles psychiatriques et l'expansion possible vers la sélection de traits non médicaux[1]. Plusieurs critiques parmi la communauté scientifique dénoncent une dérive vers une forme contemporaine d'eugénisme permettant aux classes aisées d'accéder à des « super-bébés » génétiquement optimisés[2],[5],[6].

Utilisation non autorisée de données de recherche

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Le Psychiatric Genomics Consortium (en) (PGC), un groupe international de plus de 800 chercheurs, accuse l'entreprise d'utiliser leurs données de recherche en violation des restrictions d'usage interdisant le dépistage embryonnaire[4].

Références

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  1. 1 2 3 4 (en) Melody Petersen, « A startup says it helps parents pick healthier embryos. Experts say it's not that simple » Accès libre, sur Los Angeles Times, (consulté le )
  2. 1 2 Julie Morvan, « La startup Orchid Health promet le bébé idéal grâce à l’IA et la génomique » Accès libre, sur Numerama, (consulté le )
  3. (en) Ashley Capoot, « Reproductive startup launches test to identify an embryo's genetic defects before an IVF pregnancy begins » Accès libre, sur CNBC, (consulté le )
  4. 1 2 3 (en) Carrie Arnold, « Genetics group slams company for using its data to screen embryos’ genomes » Accès libre, sur Science, (consulté le )
  5. 1 2 3 (en) Elizabeth Dwoskin et Yeganeh Torbati, « Inside the Silicon Valley push to breed super-babies » Accès payant, sur The Washington Post, (consulté le )
  6. (en) Anna Louie Sussman, « Should human life be optimized? » Inscription nécessaire, sur The New York Times, (consulté le )