Orianne Aymard

himalayiste française

Orianne Catherine Aymard, née le à Clamart, est une autrice, conférencière et himalayiste française. Elle vit à Chamonix.

Orianne Aymard
Orianne Aymard au camp de base de l'Everest.
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Formation

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Originaire de Sceaux, où elle grandit, Orianne Aymard effectue des études en biologie et sciences environnementales avant d'obtenir en 2002 un Master (MSc.) en Social Policy à la London School of Economics (LSE).

À la suite d’un accident cérébral en 2004, dans le nord de l'Inde, près de la tombe (samādhi) de Mā Ānandamayī à Kankhal, elle oriente son parcours vers les sciences des religions. En 2008, elle obtient ainsi un doctorat (PhD.) en sciences des religions de l’Université du Québec à Montréal, conjointement avec l’Université de Concordia et l’Université Laval, avec une thèse en hindouisme sur le «Culte postmortem des saints dans la tradition hindoue»[1]. Chercheure invitée à Columbia University entre 2011 et 2013, elle publie un ouvrage inspiré des travaux de sa thèse intitulé When a Goddess Dies[2],[3],[4] auprès d’Oxford University Press (OUP) à New York, qui porte sur le culte de Mā Ānandamayī après sa mort (mahāsamādhi).

Expéditions himalayennes

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Après plusieurs années au sein du ministère français des Affaires étrangères et du Comité international de la Croix-Rouge, elle se tourne vers l'himalayisme et participe à plusieurs expéditions de haute altitude. En 2019, elle atteint notamment le sommet du Lhotse (8 516 m)[5]. Cette ascension fait l’objet d’une première publication, Sous l’œil de la Déesse[6],[7], aux Éditions du Mont-Blanc, puis d’un second ouvrage, L’appel de l’Everest : le Lhotse, ou l'autre sommet, publié aux Éditions Mareuil[8].

En 2023, elle participe à une expédition sur le Mont Everest (8 848 m). Au cours de celle-ci, elle est prise dans une chute de séracs dans la Khumbu Icefall et est évacuée après avoir été blessée[9]. Elle reprend ensuite l’ascension et atteint le sommet le [10],[11]. Lors de la descente, elle subit notamment des gelures et une fracture au pied à près de 8 000 mètres d'altitude[12]. L’ascension donne également lieu à la publication de Au cœur de l’Everest : la quête d’une femme au sommet aux Éditions Mareuil[13],[14].

Principales publications

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  • L'appel de l’Everest: le Lhotse, ou l'autre sommet, Paris, Éditions Mareuil, 2026
  • Au cœur de l’Everest: la quête d’une femme au sommet, Paris, Éditions Mareuil, 2024
  • Sous l’œil de la Déesse, Chamonix, Éditions du Mont-Blanc, 2022
  • Avec mon bâton (illustré par Marie Détrée), Paris, Éditions Un Dimanche Après-Midi, 2022
  • When a Goddess Dies: Worshipping Mā Ānandamayī after Her Death, New York, Oxford University Press, 2014

Elle fait l’objet du documentaire Everest, la Déesse Mère (52 minutes), réalisé par David Vital-Durand, qui retrace son parcours ainsi que son ascension du Mont Everest. Le film est produit par 8 Mont-Blanc, Injam Production et Capitello Group (2024)[15].

Notes et références

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  1. Orianne Aymard, «Le culte postmortem des saints dans la tradition hindoue: expériences religieuses et institutionnalisation du culte de Mā Ānandamayī (1896-1982)», thèse de doctorat en sciences des religions, Université du Québec à Montréal, 14 janvier 2009.
  2. (en) Amanda Lucia, « Aymard, Orianne. When a Goddess Dies: Worshipping Mā Ānandamayī after Her Death . New York: Oxford University Press, 2014. 368 pp. 28 illustrations. », The Journal of Religion, vol. 96, no 2, , p. 252–253 (ISSN 0022-4189 et 1549-6538, DOI 10.1086/685002, lire en ligne, consulté le ).
  3. (en) Aya Ikegame, « When a Goddess Dies: Worshipping Mā Ānandamayī after Her Death. By Orianne Aymard. Oxford: Oxford University Press, 2014. Pp. 348. (ISBN 0199368627 et 978-0199368624). », International Journal of Asian Studies, vol. 13, no 1, , p. 116–117 (ISSN 1479-5914 et 1479-5922, DOI 10.1017/S1479591415000248, lire en ligne, consulté le ).
  4. Daniel Gold, « Looking at How Saints Live On », The Journal of Asian Studies, vol. 77, no 1, , p. 266–269 (ISSN 0021-9118, lire en ligne, consulté le ).
  5. « Orianne Aymard: le Lhotse était sur son chemin », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le ).
  6. « Orianne Aymard : « Dans l'Himalaya, à 8516m, j'ai dû affronter le mépris des hommes, le froid, la peur et la mort » - Elle », sur elle.fr, (consulté le ).
  7. Christophe Chardon et Jean-Michel Asselin, « Orianne Aymard pour son livre : Sous l'œil de la déesse », sur ici, par France Bleu et France 3, ici.fr, (consulté le ).
  8. https://www.liberation.fr/forums/la-tres-haute-altitude-au-feminin-20260325_Q4PPYA6WTBFSTFDALLRHRXOGEY/
  9. (en) « Everest, la cascade de la mort - L'Équipe explore », sur www.lequipe.fr (consulté le ).
  10. Baptiste Lepoidevin, « Chamonix-Mont-Blanc. Conquérante de l’Everest, Orianne Aymard témoigne de son épopée » Accès payant, sur www.ledauphine.com, Le Dauphiné Libéré, (consulté le ).
  11. « « J'ai cru que j'allais y rester » : de retour de l'Everest, les confidences d’Orianne Aymard - Elle », sur elle.fr, (consulté le ).
  12. (en) Kara Nelson, « Countless corpses are on Mount Everest, so why are hundreds of climbers heading into the ‘death zone’ this spring? » Accès payant, sur CNN, (consulté le ).
  13. « Orianne Aymard, sept vies en grimpant l'Everest », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le ).
  14. Alban Barthélemy, « Surfréquentation, pollution... Les clichés sur l’Everest battus en brèche par l’aventurière Orianne Aymard », sur Le Figaro, (consulté le ).
  15. https://information.tv5monde.com/international/video/orianne-aymard-une-femme-en-pleine-ascension-2790461

Liens externes

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