Orlogsværftet (littéralement « le chantier naval de guerre ») était un chantier naval danois relevant de la Marine royale danoise. Avant 1924, il faisait partie intégrante de la base navale de Holmen, au centre de Copenhague. Il bénéficiait d'une gestion indépendante depuis 1692, date à laquelle Olaus Judichær en devint le premier directeur.

Orlogsværftet
illustration de Orlogsværftet
Usine de chaudières à Orlogsværftet

Création 1690
Disparition 1992
Siège social Copenhague
Drapeau du Danemark Danemark
Coordonnées 55° 40′ 58″ N, 12° 36′ 18″ E
Activité chantier naval

En 1924, le chantier naval fut érigé en société à part entière sous l'égide du ministère de la Marine. Il fut chargé de la construction et de l'entretien des navires et aéronefs de la Marine[1].

Orlogsværftet livra son dernier navire neuf en 1970, le sous-marin Nordkaperen[2], et poursuivit ses activités de réparation jusqu'en 1995[3], date à laquelle la Marine fut transférée de Copenhague à Korsør et Frederikshavn. Le chantier naval Odense Steel Shipyard, propriété de Maersk, remplaça Orlogsværftet comme principal chantier naval de la Marine[1],[4].

Au XXe siècle, le chantier naval a également produit un petit nombre de navires civils, notamment des ferries pour les chemins de fer d'État danois, des bateaux pour la poste royale danoise et un seul navire pour GN Store Nord[5].

Personnel

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Le concepteur en chef d'Orlogsværftet a reçu le titre de Fabriksmester.

Liste des navires lancés par Orlogsværftet

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Avions produits à Orlogsværftet

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De 1913 à 1943, une série d'avions furent produits à Orlogsværftet, sous le nom d'Orlogsværftet Flyvemaskineværksted (Atelier de machines volantes d'Orlogsværftet). Après l'acquisition par la marine de deux hydravions Donnet-Lévêque en 1913, ces appareils furent améliorés dans les ateliers d'Orlogsværftet, à la suite de performances décevantes lors des premiers vols. À la suite de ces efforts, les ateliers produisirent une série de huit hydravions propulsés par des moteurs Gnome de 80 ch importés, qui restèrent en service jusqu'en 1919. Vingt-cinq autres hydravions, basés sur le même modèle, furent ensuite produits pour un usage militaire et civil[6].

En 1917, les ateliers copièrent un hydravion allemand Friedrichshafen FF.29 immobilisé au Danemark. Les hydravions à flotteurs ayant surpassé les hydravions à coque, on s'orienta vers cette catégorie d'appareils, et quatre autres exemplaires furent construits avec des moteurs Curtiss de 160 ch ou Benz de 150 ch. Après quelques années de service, une copie domestique du moteur fut fabriquée sous la désignation OV 160[6].

Notes et références

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  1. 1 2 (da) Orlogskaptajn, cand.phil. Ole Ventegodt, « Orlogsværftet », sur Lex – Danmarks Nationalleksikon (consulté le ).
  2. (da) « Nordkaperen », sur Flådens Historie (consulté le ).
  3. Johnny Balsved, « Orlogsværftets Fabriksmestre og Direktører (1692-1995) » [archive du ] (consulté le ).
  4. (da) « Lindø skal bygge krigsskibe for 900 mio. kr. », sur Berlingske, (consulté le ).
  5. (da) Jørgen Marcussen, « København skibsbyggerier og skibsbyggere », (consulté le ).
  6. 1 2 « Danish military aircraft production » [archive du ], sur ole-nikolajsen.com (consulté le ).

Liens externes

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