Oscaecilia ochrocephala

espèce d'amphibiens

Oscaecilia ochrocephala est une espèce d'amphibiens gymnophiones, de la famille des Caeciliidae[1]. Découverte par Edward Drinker Cope en 1866, l'espèce est nommée par Edward Harrison Taylor en 1968 ; l'épithète spécifique signifie « à tête jaune » (du grec ὠχρός / ōkhrós, « ocre, jaune » et κεφαλή / kephalế, « tête »). Ce sont des animaux fouisseurs qui vivent entre 0 et 10 m de profondeur. À ce jour, aucun fossile n’a encore été trouvé[2].

Oscaecilia ochrocephala
Description de l'image Oscaecilia ochrocephala (16983971660).jpg.
Classification ASW
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Amphibia
Sous-classe Lissamphibia
Ordre Gymnophiona
Famille Caeciliidae
Genre Oscaecilia

Espèce

Oscaecilia ochrocephala
(Cope, 1866)

Synonymes

  • Coecilia ochrocephala Cope, 1866
  • Caecilia sabogae Barbour, 1906

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Répartition géographique

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On retrouve cette espèce entre la côte atlantique du Panama et le nord de la Colombie[3], majoritairement dans un climat néotropical[2]. Il n’existe pas de différence morphologique significative entre les individus découverts au Panama et en Colombie[4]. Cependant, il est plus observé au Panama, ayant été rencontré pour la première fois dans ce pays. Les individus présentent une répartition homogène sur le territoire, liée à un mécanisme de dispersion continu[4].

Phylogénie

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Le genre de cette espèce est Oscaecilia, ce taxon est très proche de Caecilia : c’est son groupe frère. Cela a été supposé par Taylor en 1968 et confirmé en 2014. Son espèce sœur est l’Oscaecilia polyzona. Oscaecilia ochrocephala n’a pas de sous-espèces. Ce genre contient 9 espèces sympatriques[4].

Morphologie

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Cet amphibien mesure entre 485 mm à 725 mm de longueur, sa largeur à mi-corps est de 9,3 mm à 9,4 mm. La majeure partie de son corps est grise avec une nuance plus claire au niveau ventral. De plus, ses extrémités sont rose pâle. Son tégument se compose de poches cutanées (cavités) contenant des écailles sous-cutanées composées de kératine. Leur taille et leur forme varient, constituant un critère utile à la différenciation des espèces[4]. Il a une paire d'appendice : deux tentacules sensoriels sous les narines. Aussi, on peut observer la présence de bouchons nasaux permettant de boucher le nez lorsque l'animal ouvre sa bouche pour éviter l’entrée de terre ou d’eau[2].

L’une des synapomorphies majeures de l’ordre Gymnophiona est la présence de rainures primaires et secondaires (plus foncées que le reste du corps). Les rainures segmentent seulement la partie externe de l’animal. Les plis primaires font le tour de l’organisme et représentent la segmentation musculaire. À l’inverse, les sillons secondaires sont superficiels et partiels, ils subdivisent les rainures primaires. Oscaecilia ochrocephala a entre 179 et 198 rainures primaires et 20 à 21 rainures secondaires. Sur la partie postérieure se situe un bouclier terminal plus rigide que le reste du corps. Il est constitué des 4 dernières rainures qui se sont fusionnées pour former l'extrémité de l’animal[4].

Le nombre de rainures fluctue d’une espèce à l’autre. Ce caractère joue un rôle essentiel dans la détermination de l’espèce de l’individu. Ce dénombrement s’effectue sur des spécimens morts. Grâce à cette méthode, les caractères sexuels ont été recherchés dans les régions ayant une quantité très forte ou très faible de rainures primaires. Une fois la zone identifiée, les scientifiques ont disséqué les écailles cutanées mais à ce jour aucun organe sexuel n’a été retrouvé. Ces organismes sont conservés dans de l’éthanol ou du formol et deviennent ainsi de couleur gris olive ou ocre selon l’individu[4].

Oscaecilia ochrocephala a la particularité d’avoir des yeux non-fonctionnels car ils sont recouverts par l’os maxillaire. Ce dernier permet l’insertion des dents supérieures. L’organisation de la dentition est très précise et se fait de la manière suivante :

- supérieur : prémaxillaire à l’avant et maxillaire sur les côtés (entre 13 et 17) voméro-platine sur le palais (entre 16 et 18)

- inférieur : dentaire à l’avant et sur les côtés (entre 16 et 20) mandibulaire interne sur le plancher (entre 3 et 8)[4].

Prédation

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Au canal du Panama, des chercheurs ont photographié un coati à nez blanc mâle (Nasua narica) mangeant un O. ochrocephala, d’abord pris pour un serpent. D’après les scientifiques, ce genre de comportement est ponctuel car cette proie ne fait pas partie intégrante du régime alimentaire du prédateur. Toutefois, on ne peut pas évaluer le niveau de ponctualité de cette interaction car O. ochrocephala est complètement digéré par le Nasua narica comme le témoignent ses selles où on ne retrouve aucune trace[5] .

Publication originale

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  • Cope, 1866 : Fourth contribution to the herpetology of tropical America. Proceedings of the Academy of Natural Sciences of Philadelphia, vol. 18, p. 123-132 (texte intégral).

Liens externes

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Notes et références

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  1. Amphibian Species of the World, consulté lors d'une mise à jour du lien externe.
  2. 1 2 3 (en) Sandra Nieto-Román, « Amphibia : Gymnophiona : Caecilidae », Society fort the Study of Amphibians and Reptiles (SSAR), vol. 881, 2012-04-30), p. 1-5
  3. (en) « Reevaluation of the Status of Taxa of Central American Caecilians (Amphibia: Gymnophiona), with Comments on Their Origin and Evolution », American Society of Ichthyologists and Herpetologists), no 1, , p. 42-64 (DOI 10.1643/0045-8511(2001)001[0052:ROTSOT]2.0.CO;2, lire en ligne, consulté le )
  4. 1 2 3 4 5 6 7 (en) Juan David Fernández-Roldán, « Rediscovery of Oscaecilia Ochrocephala (Cope, 1866) (Amphibia : Gymnophiona : Caeciliidae) in Colombia, with comments on its variation and affinity to O. Polyzona (Fischer, 1880) », Revista Latinoamericana de herpetolgía, vol. 5, no 3, , p. 25-31 (DOI 10.22201/fc.25942158e.2022.3.453, lire en ligne, consulté le )
  5. (en) Rogemif Daniel Fuentes Magallón, « White-nosed Coati (Nasua narica) a predator of the Yellow-headed Caecilian (Oscaecilia ochrocephala) in Panama », Revista Científica Vida Natural, vol. 1, no 2, , p. 46-52 (DOI 10.59722/rcvn.v1i2.706, lire en ligne, consulté le )