Oscar (film)

film français de Édouard Molinaro sorti en 1967

Oscar est un film français réalisé par Édouard Molinaro, sorti en 1967.

Oscar
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Logo tiré de l'affiche du film
Réalisation Édouard Molinaro
Scénario Jean Halain
Édouard Molinaro
Louis de Funès
d'après la pièce de Claude Magnier
Acteurs principaux Louis de Funès
Claude Rich
Claude Gensac
Agathe Natanson
Mario David
Sociétés de production Gaumont
Pays de production Drapeau de la France France
Genre comédie
Durée 80 minutes
Sortie 1967

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Mettant en vedette Louis de Funès, le film raconte l'histoire d'un industriel (incarné par Louis de Funès) qui découvre au cours d'une seule journée que sa fille est enceinte, qu'il a été volé par un employé et que d'autres calamités se sont abattues dans sa maison et son entreprise.

Adaptation cinématographique de la pièce du même nom de Claude Magnier, qui rencontra un succès au début des années 1960 avec, déjà, de Funès dans le rôle principal, Oscar rencontre un énorme succès commercial, dès sa sortie, en , avec 6,1 millions d'entrées, se classant à la deuxième place des films ayant fait le plus d'entrées cette année-là, derrière Les Grandes Vacances, autre film avec Louis de Funès.

Synopsis

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Christian Martin, modeste comptable dans une grande société présidée par le promoteur immobilier Bertrand Barnier, surprend un matin son patron au saut du lit, afin de lui demander une augmentation. Martin veut épouser une jeune fille et il ne veut pas faire sa demande de mariage avec un simple salaire d'employé. Après quelques tergiversations, Barnier cède et lui accorde son augmentation. Martin lui annonce alors que c'est sa fille qu'il compte épouser.

Devant le refus catégorique de son supérieur, Martin lui révèle qu’il a détourné plus de soixante millions d'anciens francs en falsifiant les écritures comptables de l'entreprise de son patron. Devant la menace de ce dernier de le dénoncer à la police, Martin fait valoir à Barnier les conséquences judiciaires de ses fraudes sur les déclarations fiscales de l'entreprise.

Cependant, après avoir également annoncé à Barnier qu'il était l'amant de sa fille, Martin propose de restituer la somme à cette dernière, si toutefois Barnier consent au mariage.

Pris au piège, ce dernier consent du bout des lèvres et demande à Martin de rapporter la valise contenant la somme convertie en bijoux pour s'assurer de sa bonne volonté. Il profite également de l'absence de Martin pour avoir une explication avec sa fille prénommée Colette, lui faisant comprendre qu'il n'est en fait pas disposé à son mariage. Colette doit improviser un stratagème sur les conseils de la bonne des Barnier, Bernadette, pour faire croire qu'elle attend un enfant de son amant. La réaction ne se fait pas attendre, et Barnier frôle l'apoplexie.

Pas encore remis de ses émotions, une autre jeune femme se présente à lui, et lui annonce qu'amoureuse de Christian Martin, elle s'est fait passer pour la fille de Barnier. Ce dernier comprend alors que ce n'est pas avec sa fille que Martin souhaite se marier, mais avec cette jeune femme, prénommée Jacqueline. Comprenant également qu'il risque de perdre ses soixante millions, il propose à celle-ci de se cacher à l'étage en attendant le retour de Martin.

Après avoir appris que Colette aime en réalité Oscar, le chauffeur que son père avait renvoyé quelque temps plus tôt, Barnier fait croire à Martin qu'il sera bientôt père, et lui fait signer un papier attestant qu'il est bien le père de l'enfant de sa fille. Ceci fait, il récupère la valise de bijoux des mains de Martin et lui fait rencontrer Jacqueline à l'étage. Apprenant que Jacqueline n'est pas la fille de Barnier, Martin comprend qu'il a été dupé, ce qui le met en colère et fait s'enfuir Jacqueline.

Dès lors, Barnier, qui a appris qu'Oscar s'était engagé dans une expédition polaire d'une durée de six ans à cause d'une déception amoureuse, promet à Martin de lui rendre la valise de bijoux s'il épouse sa fille. Martin accepte, puis apprenant que la fille de Barnier est prête à se marier avec n'importe qui, il essaye de convaincre son patron de choisir un autre mari : son masseur un peu simplet, Philippe Dubois.

Pendant ce temps, la bonne des Barnier annonce sa démission et apprête une valise remplie de vêtements ; elle quitte la demeure pour aller épouser le baron Honoré de La Butinière, ancien prétendant de la fille Barnier. Mais alors qu'elle prend congé, elle se trompe de valise et prend par mégarde celle renfermant les bijoux.

Alors qu'il tente tant bien que mal de convaincre son masseur d'épouser sa fille, Barnier constate l'erreur et s'empresse de téléphoner au baron afin de récupérer la fameuse valise. Au même moment, Oscar revient, ce qui provoque la soudaine colère de Philippe Dubois et la fuite du chauffeur.

Peu de temps après, Martin revient chez Barnier et lui demande de lui restituer la valise. Devant le refus de Barnier, il lui apprend qu'il a de nouveau détourné soixante millions en profitant d'une feuille blanche dissimulée parmi des documents comptables qu'il lui a fait signer un peu plus tôt. Martin propose aussitôt une transaction à Barnier : les bijoux contre ces nouveaux soixante millions en billets.

L'échange est fait à la grande satisfaction de Barnier qui pense avoir redonné à Christian Martin la valise de Bernadette. Ce qu'il ignore, c'est que la future baronne s'est rendu compte de son erreur, et est venue rapporter la valise de bijoux. C'est donc bien celle-ci que Barnier remet à Martin, et il invente dans le même temps une adresse qu'il prétend être celle de Jacqueline. Martin s'y rend.

À la suite du coup de téléphone de Barnier, le chauffeur du baron passe ensuite pour récupérer la valise de Bernadette, il laisse chez Barnier la valise de vêtements et emporte la valise de billets. Barnier se retrouve donc une nouvelle fois avec la valise de Bernadette sur les bras alors qu'il tentait à nouveau de convaincre Philippe Dubois, venu s'excuser, d'épouser sa fille. Pour Barnier, la coupe est pleine et c'est après une mémorable crise de nerfs qu'il récupère enfin la valise remplie de bijoux des mains d'un Martin dépité. Celui-ci lui apprend que l’adresse que Barnier lui a donnée plus tôt est celle d'une maison de rendez-vous et qu'il n'a, du coup, plus aucun intérêt à garder l'argent. Pris de remords après avoir récupéré son bien, Barnier rétablit la vérité et permet à Christian Martin de retrouver Jacqueline, revenue entre-temps chez Barnier.

Tandis que les deux jeunes gens se retrouvent, une certaine Charlotte se présente au domicile des Barnier afin de remplacer Bernadette en tant que bonne. Lors de l'entretien avec Barnier, celle-ci lui avoue avoir été la bonne de la famille Barnier des années plus tôt. Barnier reconnaît alors Charlotte, lui était jeune homme et elle jeune femme à l'époque. Cette dernière a aussi une fille, née officiellement d’un père inconnu, également amoureuse d’un cadre nommé Christian Martin. Barnier se rend alors compte que la jeune femme en question n’est autre que Jacqueline, et apprend de la bouche de Charlotte que Jacqueline est sa propre fille. Barnier met quelques minutes à s'en remettre, avant de se réconcilier définitivement avec Martin sous les yeux interloqués de son épouse qui n'a rien compris aux derniers événements.

Alors que tout le monde se congratule, Bernadette vient récupérer discrètement sa valise de vêtements mais elle prend par erreur la valise de bijoux (on ignore ce qu'est devenue la valise de billets prise plus tôt par le chauffeur du baron). Lorsque Barnier demande à Martin d’ouvrir la valise restante, il voit en sortir le soutien-gorge de Bernadette. Tout le monde part alors à la poursuite de Bernadette pour récupérer la valise de bijoux.

Fiche technique

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Distribution

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Production

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Attribution des rôles

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En endossant le rôle de Germaine Barnier, Claude Gensac interprète pour la première fois l'épouse d'un personnage incarné par Louis de Funès[1]. Depuis la fin des années 1950, Jeanne de Funès, constatant l'ascension de son mari, le poussait à choisir comme épouses de fiction des femmes belles et élégantes, plutôt que les grosses rombières que les réalisateurs lui adjoignaient par contraste comique[2]. Dans sa recherche d'une actrice pour le rôle de Mme Barnier, tenu au théâtre par Denise Provence puis Maria Pacôme, Louis de Funès fait d'abord appel à Simone Valère, croisée dans Ma femme est formidable (1952), mais elle est indisponible[1]. Il découvre les talents comiques de Claude Gensac en allant la voir jouer La Dame de chez Maxim au Palais-Royal ; ils s'étaient plus ou moins perdus de vue depuis Sans cérémonie au théâtre et le film La Vie d'un honnête homme dans les années 1950[1]. Jeanne de Funès recommande à son mari de la prendre comme sa femme à l'écran[2],[3]. Louis de Funès transmet timidement sa proposition de rôle, par l'intermédiaire de Maurice Risch qui tourne dans Le Grand Restaurant tout en jouant Feydeau avec elle au théâtre[1]. Ravi par leur partenariat dans Oscar, et aimant retrouver les mêmes têtes, l'acteur-vedette la reconduit dans cet emploi dans Les Grandes Vacances (1967), Le Gendarme se marie (1968), Hibernatus (1969), Le Gendarme en balade (1970), Jo (1971) et Le Gendarme et les Gendarmettes (1982)[1],[2]. Claude Gensac apparaît aussi auprès de lui en vieille secrétaire dans L'Aile ou la Cuisse (1976), en marieuse dans L'Avare (1980) et en voisine « bredine » dans La Soupe aux choux (1981)[1],[2].

Tournage

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Le film est tourné en grande partie aux Studios de Billancourt. Les extérieurs de la maison des Barnier ont été tournés à la Villa Stein à Vaucresson.

C'est le deuxième film où Jean-Marie Poiré apporte sa contribution, en tant qu'assistant réalisateur, après Nouveau journal d'une femme en blanc.

Exploitation et accueil

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Accueil critique

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Sortie du film et box-office

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Oscar sort le à une période où Louis de Funès domine le box-office français depuis trois ans à partir du Le Gendarme de Saint-Tropez[4]. D'abord distribué dans six salles, le film démarre à la 13e place du box-office avec 58 678 entrées lors de sa première semaine d'exploitation, pour un cumul de 76 136 entrées grâce aux avant-premières[4],[5]. Après une deuxième semaine relativement similaire en termes de fréquentations (57 315 entrées, pour un cumul de 133 451 entrées[6]), Oscar prend véritablement son envol en troisième semaine, en prenant pour la première fois la tête du box-office avec 218 221 entrées dans 26 salles, portant le cumul à 351 672 entrées depuis sa sortie[7]. Le bouche-à-oreille favorable se confirme puisque durant la Toussaint, la comédie enregistre 487 614 entrées dans 51 salles et un cumul de 839 286 entrées, ce qui lui permet de consolider sa position en tête du box-office[4],[7]. Oscar reste premier du box-office durant les cinq semaines suivantes avec plus de 1 300 000 entrées à cette période, ce qui lui permet d'atteindre les deux millions d'entrées[4], avant d'être délogé par un autre film de Louis de Funès, Les Grandes Vacances, qui vient de sortir au début du mois de décembre[4]. Le long-métrage finit l'année 1967 avec 2 617 474 entrées depuis sa sortie deux mois auparavant[4].

Oscar poursuit son chemin vers le succès durant l'année 1968 en passant le cap des trois millions d'entrées à la fin du mois de janvier, notamment grâce à des scores pouvant atteindre les 100 000 entrées par semaine[4]. Sur l'année 1968, le film totalise 2 187 904 entrées supplémentaires, portant le total à 4 805 378 entrées depuis [4]. Son exploitation en salles continue entre 1969 et 1978 avec plus d'un million d'entrées supplémentaires enregistrées en neuf ans, ce qui lui permet d'enregistrer un cumul de 6 113 032 entrées[4].

À la fin de son exploitation en salles sur plusieurs années, Oscar finit avec 6 123 269 entrées[4], lui permettant de finir deuxième du box-office des films sortis en 1967 derrière Les Grandes Vacances, qui a terminé son exploitation en s'approchant des 7 millions d'entrées.

Exploitations ultérieures

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Diffusions télévisées

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Comme bon nombre de films de Louis de Funès, Oscar est régulièrement programme à la télévision française. La première diffusion date du dimanche [8],[4],[9] sur TF1 dans le cadre du Le Cinéma du dimanche soir. Le film a été rediffusé par la suite à trois reprises, les dimanches et [8], toujours sur TF1 lors du Cinéma du dimanche soir, ainsi que le lundi sur FR3[8],[10]. L'Inathèque, qui collecte les archives audiovisuelles depuis le , recense la plus ancienne diffusion du film à partir de cette date-là au samedi sur Canal+ en début de matinée[11]. Par la suite, il a été rediffusé sur les chaînes nationales gratuites comme TF1, France 2 et France 3, mais aussi sur les chaînes de la TNT[11], où il fut diffusé à vingt reprises entre 2011 à 2020[4].

Éditions en vidéo

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En 2014, Oscar sort en Blu-ray, par Gaumont, dans une version restaurée[12]. L'édition contient quatre bonus, dont un documentaire nommé La Mouche dans un bocal, un extrait de la pièce de théâtre, un commentaire audio du réalisateur Édouard Molinaro et de l'actrice Agathe Natanson, et une bande-annonce[12]. Ces suppléments sont repris de l'édition DVD, sortie en 2002[12].

Autour du film

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  • Le film est l'adaptation d’une pièce de théâtre à succès de Claude Magnier, que Louis de Funès interpréta plusieurs centaines de fois au cours de quatre reprises : 1959, 1961, 1971 et 1972.
  • Lors de la crise d'apoplexie de Bertrand Barnier (joué par Louis de Funès), après la disparition de sa valise remplie d'argent, Germaine Barnier (jouée par Claude Gensac) téléphone à un docteur Poussin. Dans le film Jo, alors que son mari vient d'installer dans le salon une sculpture de son cru, Sylvie Brisebard (aussi interprétée par Claude Gensac) s'empare du téléphone pour appeler un docteur Poussin.
  • Dans ce film, Paul Préboist incarne pour la première fois Charles, le domestique. Il reprendra ce rôle deux ans plus tard dans Hibernatus.

Autre adaptation de la pièce

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La pièce Oscar a aussi été portée à l’écran par John Landis en 1991. Intitulé Oscar dans la version originale, il a été distribué en France sous le titre L'embrouille est dans le sac. Les rôles de Louis de Funès, Claude Gensac et Claude Rich sont repris respectivement par Sylvester Stallone, Ornella Muti et Vincent Spano.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 Dicale 2009, p. 331.
  2. 1 2 3 4 Sylvain Raggianti, Le Gendarme de Saint-Tropez : Louis de Funès, histoire d'une saga, Paris, Flammarion, , 175 p. (ISBN 9782081203273), p. 23.
  3. ↑ Benoit Mandin, « Le gendarme se marie : comment Claude Gensac est devenue « la biche » de Louis de Funès », sur toutelatele.com, (consulté le ) : « Jeanne a alors suggéré à Louis de me choisir comme partenaire attitrée. Elle voulait bien que je sois la femme de son mari à l'écran »
  4. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 « "Oscar" - Box office détaillé du film en France », sur Les Champions du Box-office en France (consulté le ).
  5. ↑ Fabrice BO, « BO France - 17 octobre 1967 », sur Les Archives du Box-Office, (consulté le ).
  6. ↑ Fabrice BO, « BO France - 24 octobre 1967 », sur Les Archives du Box-Office, (consulté le ).
  7. 1 2 Fabrice BO, « Box-office France 1967 », sur Les Archives du Box-office (consulté le ).
  8. 1 2 3 « Télé Star - Page soirée TF1 du dimanche 7 septembre 1986 », sur Tel était les stars (consulté le )
  9. ↑ Télé Star du 6 au 12 septembre 1986, no 518, , p.50.
  10. ↑ « Programme télé du lundi 7 juin 1982 », sur depot101.com (consulté le ).
  11. 1 2 « Diffusions télévisées de Oscar », sur Inathèque (consulté le ).
  12. 1 2 3 Franck Brissard, « Oscar : le test complet du Blu-ray », sur DVDFr, (consulté le ).

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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