Oscar Mériaux

(Redirigé depuis Oscar Mérieux)

Oscar Mériaux, né le 22 juin 1899 à Courrières (Pas-de-Calais), mort le 29 janvier 1974 à Mauchamps (Essonne), est le grand-père maternel du chanteur français Renaud, qui lui a dédicacé une chanson, Oscar.

Biographie

modifier

Mineur à Courrières, il se syndique à l'âge de 13 ans[1]. En 1916, il fuit les réquisitions de main d’œuvre et devient ouvrier d'usine et syndicaliste à Issy les Moulineaux, en région parisienne[1].

Recommandé par un cousin militant communiste, il adhère en 1926 au PCF alors qu’il travaille à l’usine Voisin[1].

En 1931, il suit une formation politique à Moscou[1], avec plusieurs futurs dirigeants du PCF, parmi lesquels Waldeck Rochet ; il est élève de l’École léniniste internationale de Moscou ; il y est noté « peu sûr et bavard »[2].

En 1932, il est candidat du PCF aux élections législatives en Seine-Saint-Denis et est battu[1]. En 1935, il est élu conseiller municipal à Stains[1] et devient le premier adjoint du maire communiste, Jean Chardavoine.

Selon les historiens Sylvain Boulouque et Franck Liaigre, il a été exclu du PCF « pour lutte contre la politique du parti », ce qui « l'oblige à changer de ville »[2]. Il figure dès lors sur une des vingt-huit listes noires du Parti communiste français (PCF) ; elles sont diffusées entre 1933 et 1945 pour signaler les militants exclus pour « dissidence ou comportement déviant »[3].

De retour de Moscou, il s’était ouvert de ses doutes sur modèle soviétique à Maurice Thorez, secrétaire général depuis 1930 du Parti communiste[4],[5]. En 1936, il commence son autobiographie : Fils du Peuple.

En 1938, il rejoint le PPF de Doriot et se présente aux législatives de 1938, à Saint-Étienne.

Au second tour, il se rallie au candidat de droite, qui est battu par le candidat communiste[1]. Il déménage alors à Saint Denis (la ville de Doriot) et écrit dans le journal du PPF. Arrêté en Italie en 1945, il est jugé pour collaboration la même année. Après un an et demi de prison, il doit son salut au témoignage de résistants en sa faveur[1].

Vie privée

modifier

Il se marie à Issy les Moulineaux en 1920[1]. De ce mariage, naît en 1922 Solange (la future mère de Renaud). Sa femme est illettrée, mais très aimée[6].

Renaud, son petit-fils, l'admire[7] (« un mec super »[6]) et lui compose une chanson.

Références

modifier
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 « MÉRIAUX Oscar. Pseudonyme à Moscou : Jean BAYEUX – Maitron » (consulté le )
  2. 1 2 Franck Liaigre et Sylvain Boulouque, Les Listes noires du PCF, Calmann-Lévy, (ISBN 9782702147719, présentation en ligne)
  3. ↑ « Les listes noires du PCF », sur Le Monde diplomatique,
  4. ↑ Alexandra Ayo Barro, « Renaud : ce lourd secret de famille découvert pendant son adolescence », sur Téléloisirs,
  5. ↑ Erwan L’Éléouet, Renaud : Paradis perdu, Fayard, (ISBN 2213693889)
  6. 1 2 admin, « Oscar », sur Parlez-moi de Renaud, (consulté le )
  7. ↑ [vidéo] « Renaud raconté par ses proches les plus intimes – Documentaire complet », france tv, , 141:18 min (consulté le )