Ostryer de Virginie

espèce de plantes

Ostrya virginiana

Ostrya virginiana
Description de cette image, également commentée ci-après
Feuilles et fruits d'Ostrya virginiana
Classification
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Hamamelidae
Ordre Fagales
Famille Betulaceae
Genre Ostrya

Espèce

Ostrya virginiana
(Mill.) K.Koch, 1873[1]

Classification phylogénétique

Ordre Fagales
Famille Betulaceae

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Répartition géographique

Description de l'image Ostrya_virginiana_range_map.jpg.

L'Ostryer de Virginie (Ostrya virginiana (Mill.) K. Koch) est un arbre de la famille des Betulaceae apparenté au charme-houblon d'Europe. Il est aussi connu sous le nom de bois de fer. C'est l'une des huit espèces du genre Ostrya et la seule espèce qui soit indigène au Canada[2],[3].

L'ostryer de Virginie est reconnu pour la dureté de son bois, avec lequel on confectionne des manches d'outils et des leviers[2].

Dénominations

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L'ostryer de Virginie est aussi connu sous le nom de bois dur et de bois à levier[4]. Au Québec, ces dénominations désignent aussi le charme de Caroline dont le bois est également dense et dur[2].

Le nom ostryer fait allusion aux bractées involucrales du fruit qui ressemblent à des écailles[2]. D'ailleurs, en anglais, cet ostryer porte le nom de "Hop-Hornbeam", "Hop" étant le nom anglais du houblon. Cette désignation souligne donc la ressemblance du fruit de l'ostryer et du houblon[5].

Caractéristiques

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C'est un arbre feuillu pouvant atteindre 20 mètres de hauteur. Trait caractéristique de cette espèce, l'écorce des arbres matures se détache en courtes lanières verticales, retroussées aux extrémités[4]. Les bourgeons sont pointus et mesurent 3 ou 4 mm de long. On observe trois cicatrices vasculaires dans la cicatrice foliaire.

Les feuilles sont alternes et de forme ovale ou oblongue. Les feuilles mesurent entre 7 et 10 cm de long. Les nervures sont pennées et la marge est dentée. Sur la marge, chaque nervure secondaire se termine par une dent plus proéminente que les autres[4]. Le dessous des feuilles est pubescent ou tomenteux[2].

La floraison se manifeste au printemps sous forme de chatons qui apparaissent avant la sortie des feuilles. Les chatons staminés apparaissent sur le bois de l'année précédente. Ils sont sessiles. Les étamines sont au nombre de 3 à 14, réunies sur un seul pédoncule. Le chaton pistillé se trouve à l'extrémité des tiges. Chaque fleur femelle est contenue dans un involucre en forme de sac, ce qui donne à l'inflorescence l'allure d'un cône. Les nucules, longues de 5 mm, sont comprimées et luisantes[2].

Écologie

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Cette espèce est omniprésente dans le centre et l'est de l'Amérique du Nord. Son aire de répartition ne semble pas aller plus au nord que le 47e parallèle[6],[7].

Elle pousse sur les versants bien drainés des forêts de feuillus[4]. Il est présent dans les érablières à caryer et dans les érablières à tilleul où il cohabite avec l'érable à sucre, les hêtre à grandes feuilles, le tilleul d'Amérique et le bouleau jaune[8].

Utilisation

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Le bois de l'ostryer de Virginie est reconnu pour la fabrication des manches d'outils, des leviers et des essieux. C'est un bois réputé pratiquement infendable, d'où son appellation de bois de fer[2]. Autrefois, on utilisait ce bois pour fabriquer des roues de carrioles[5].

Galerie

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Notes et références

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  1. IPNI. International Plant Names Index. Published on the Internet http://www.ipni.org, The Royal Botanic Gardens, Kew, Harvard University Herbaria & Libraries and Australian National Botanic Gardens., consulté le .
  2. 1 2 3 4 5 6 7 Frère Marie-Victorin, Flore laurentienne, Montréal, Les Presses de l'Université de Montréal, , 3e éd. (1re éd. 1935), 1093 p. (ISBN 2760616509)
  3. (en) « Ostrya Scop. | Plants of the World Online | Kew Science », sur Plants of the World Online (consulté le )
  4. 1 2 3 4 John Laird Farrar, Les Arbres du Canada, Ottawa, Fides et Service canadien des Forêts, , 502 p. (ISBN 2-7621-1824-7, lire en ligne), p. 308-309
  5. 1 2 Mary S. Van Hook, « THE HOP-HORNBEAM OR IRONWOOD. Ostrya Virginiana », The Plant World, vol. 9, no 1, , p. 17–18 (ISSN 0096-8307, lire en ligne, consulté le )
  6. « Observations », sur iNaturalist (consulté le )
  7. « Data - Canadensys », sur www.canadensys.net (consulté le )
  8. « Ostryer de Virginie », sur Espace pour la vie (consulté le )

Annexes

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Bibliographie

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Liens externes

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