Ours d'Aoste
Ours d’Aoste fut un prêtre italien du VIe siècle, sans doute originaire d'Irlande, qui fit un service dévoué et remarqué à l'église Saint-Pierre d'Aoste, qui aujourd'hui porte également son nom en tant que collégiale. Il évangélisa également une partie de la région.
| Ours d’Aoste | |
| Saint, prêtre, évangélisateur | |
|---|---|
| Date de naissance | Ve siècle |
| Lieu de naissance | sans doute Irlande |
| Date de décès | 1er février, sans doute 529 |
| Lieu de décès | Aoste |
| Vénéré à | collégiale de Saint-Ours, Aoste |
| Vénéré par | Église catholique romaine |
| Fête | 1er février, parfois le 17 juin |
| Attributs | en tenue d'archidiacre tenant un livre, des oiseaux sur l’épaule (il était gentil envers la gent ailée) ; portant un habit de fourrure sur ses tenues religieuses ; frappant un rocher pour en faire jaillir de l'eau ; ou offrant ses chaussures à un pauvre. |
| Saint patron | Cogne, Jovençan et Derby; invoqué pendant une naissance, pour les enfants morts sans baptême, contre les faiblesses, les maladies rénales et le rhumatisme |
| modifier |
|
Histoire et légende
modifierErmite, personne très simple et discrète, il évangélisa d'abord la région de Digne. Opposant à l’arianisme, il se dédia à la prière et à la charité. Il servit saint Joconde, évêque d'Aoste, comme archidiacre. Quand Plocéan, un arien, devint évêque d’Aoste, Ours et d’autres quittèrent la cathédrale d'Aoste et s’installèrent sur le site actuel de la collégiale, qui se trouve au centre du bourg Saint-Ours, faisant en sorte que le centre de la ville d'Aoste ait deux pôles. Cette division est parvenue jusqu'à nos jours.
Selon la tradition, il apprit aux Ayassins l'art de la gravure des sabots : les sabotiers d'Ayas sont aujourd'hui connus partout en Vallée d'Aoste pour leur habileté. On ne dispose pas de données certaines à propos de sa mort, mais la date semble être précise, le premier février.
Il est le saint patron du bourg Saint-Ours à Aoste et des paroisses de Cogne, de Derby et de Jovençan. Il y est fêté le 1er février et le dans d'autres régions.
Il semble toutefois que l'origine irlandaise de saint Ours soit une pure invention du chanoine et hagiographe valdôtain Jean-Ludovic Vaudan (1554). En effet aucun texte liturgique ou historique antérieur à cette date ne fait référence à cette prétendue origine.
Saint Ours est connu par deux documents : une Vie du IXe ou du Xe siècle, qui appartient au codex de l'abbaye de Farfa, écrite par un ecclésiastique valdôtain à la fin du VIIIe ou au début du IXe siècle, et un second texte, qui est inclus dans le légendaire du XIIIe siècle de la collégiale et remonte au XIe ou au XIIe siècle[1]
Une foire millénaire
modifierLa foire plus importante de la vallée d'Aoste, qui a lieu à Aoste le 30 et , est dédié à saint Ours. Selon la légende, la première foire fut organisée en l'an 1000. Il s'agit d'une foire de l'artisanat local et d'une occasion de rencontre pour la population pour admirer les œuvres des artisans du bois et de la pierre, aussi bien que les groupes folkloriques valdôtains. Cette foire, avec sa chaleur, son hospitalité, ses couleurs et sa vivacité, chaque année attire des milliers de visiteurs italiens, français et suisses.
Une autre foire de l'artisanat dédiée à saint Ours a lieu à la mi-janvier à Donnas, dans la basse vallée d'Aoste.
Sources
modifierNotes et références
modifier- ↑ Mariagrazia Vacchina Qui étions-nous ?, Musumeci éditeur, Aoste 1989 (ISBN 8870323102) p. 256