Palais des Cent Colonnes
Le Palais des Cent Colonnes ou Salle du Trône est la seconde salle hypostyle de Persepolis après l'Apadana. Commencé sous Xerxès, il sera terminé sous Artaxerxès Ier ( à )[1]. Il se situe à l'est de la cour du Palais d'Apadana. Son espace central comportait 100 colonnes, ce qui lui vaut son nom. Certains archéologues l'ont appelé Salle du trône mais le nom de cent colonnes est déjà devenu célèbre dès l'Antiquité et lui est resté[2],[3]. Il ne subsiste plus que la base des colonnes contrairement à l'Apadana où elles sont plus nombreuses à avoir résisté aux outrages du temps[4].
کاخ صدستون
| Type |
construit en pierre |
|---|---|
| Destination initiale |
Palais de Darius le Grand |
| Destination actuelle |
Archéologie-Tourisme |
| Période | |
| Style | |
| Construction |
sous Darius Ier |
| Ouverture |
Ve siècle av. J.-C. |
| Commanditaire | |
| Longueur |
68,5 m |
| Largeur |
68,5 m |
| Localisation |
|---|
| Coordonnées |
|---|

Dimensions
modifierLa grande salle est la partie principale de l'édifice, elle mesure 68,5 mètres sur 68,5 mètres, et développe une surface de 4,692 mètres carrés contre 3,600 mètres carrés pour l'Apadana. Sa base se situé deux mètres plus bas que celle de l'Apadana voisin. Ce dernier est resté en service après la mise en service du second palais. Il ne subsiste plus dans la Salle du Trône que la base des colonnes contrairement à l'Apadana où il en reste 13 en place. Huit portes donnaient accès au palais, deux sur chaque côté de l'édifice.
Destination
modifierSelon André Godard, le bâtiment des cent colonnes n'a pas été construit pour concurrencer ou remplacer celui de l'Apadana. Les travaux archéologiques de dégagement réalisés depuis 1939 ont montré que chacun des deux grands palais était précédés d'une vaste esplanade, les deux étant divisées par un mur de séparation. Depuis la Porte des nations, une vaste avenue (allée des processions) menait à l'Apadana puis à la Salle des cent colonnes puis aux quartiers militaires. Selon l'historien il ne fait pas de doute que la Salle des Cent colonnes ait appartenu à l'armée[5].
Cet édifice pour l'armée, construit par le plus haï des Grecs, Xerxès Ier, porte les traces d'un incendie. C'est là que semble avoir pris naissance le feu qui a détruit l'ensemble du Trône de Djamchid[6] [7].
La tête de taureau colossale
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Lors des fouilles de la saison 1932-1933 sous la direction de Ernst Herzfeld, une paire de taureaux gardiens en calcaire qui flanquaient l'entrée de la salle du trône a été découverte. L'un a été remis en place en 1950, l'autre a été emmené à Chicago en fragments, où il a fait l'objet d'importantes restaurations par Donato Bastiani et John A.Wilson[8].

Portes nord
modifierLes portes du palais sont au nombre de huit, deux par côté. Les portes nord du palais sont plus hautes que les autres portes. Dans un cadre supérieur y figure Artaxerxes Ier sur son trône. Devant lui deux personnages dont le premier se penche légèrement en avant portant d'une main un bâton de pèlerin et de l'autre touchant ses lèvres. Derrière ce premier personnage, un homme en robe persane, portant un châle sur la tête, joint les deux mains et se tourne vers le roi. Trois hommes se tiennent debout derrière le roi. Le premier tient un chasse-mouche d'une main et une serviette de l'autre. Le second est un Mède portant un arc et le troisième est un soldat persan tenant une lance. Au-dessus de la tête du roi deux bandeaux en pierre sont ornés du symbole de l'anneau ailé (Faravahar) sous lequel se tiennent des rangées de lions mâles rugissant.
Porte sud
modifierRéférences
modifier- ↑ André Godard, L'Art de l'Iran, p. 129
- ↑ (en) « Palais des cent-colonnes »
- ↑ (en) « Persepolis encyclopédie Iranica »
- ↑ L'Apadana est à l'arrière sur la photo et comprenait 72 colonnes dont 13 sont encore debout ; le palais des Cent Colonnes est à l'avant sur la photo
- ↑ André Godard 1962, p. 127.
- ↑ Trône de Djamchid est le nom persan de Persepolis
- ↑ André Godard et 1962 page 128.
- ↑ (en) « découverte des têtes de taureaux », Université de Chicago
- (fa) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en persan intitulé « کاخ صدستون » (voir la liste des auteurs).
Bibliographie
modifier- André Godard, L'art de l'Iran, Arthaud, , p. 119-123, 127-129.
- (en) Werner F. Dutz et Sylvia A. Matheson, Parsa (Persepolis) Archaelogical sites in Fars (I), Téhéran, Yavassoli Publications, , 144 p. (ISBN 964-306-001-2)
