Palais nasrides de l'Alhambra

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Les palais nasrides constituent un ensemble palatin destiné à la vie de cour des sultans nasrides, à l'intérieur de l'Alhambra de Grenade, en Andalousie.

Palais nasrides de l'Alhambra
Image illustrative de l’article Palais nasrides de l'Alhambra
Les palais nasrides vue depuis le Généralife.
Période ou style nasride
Début construction XIVe siècle
Coordonnées 37° 10′ 37″ nord, 3° 35′ 24″ ouest
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Drapeau de l'Andalousie Andalousie
Localité Grenade
Géolocalisation sur la carte : Espagne
(Voir situation sur carte : Espagne)
Palais nasrides de l'Alhambra
Géolocalisation sur la carte : Andalousie
(Voir situation sur carte : Andalousie)
Palais nasrides de l'Alhambra

Description

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Plan des palais nasrides. En jaune : le Mexuar ; en rouge : le palais de Comares ; en vert : le palais des Lions ; en bleu : les logis de l'empereur.

Les palais nasrides constituent un complexe de bâtiments ornementaux bâtis sur plusieurs générations. Les salles sont communicantes et donnent sur des cours intérieures ; elles suivent un tracé orthogonal.

Dans leur forme actuelle, on peut distinguer trois zones d'ouest en est : le Mexuar, le palais de Comares, les palais des Lions.

Le Mexuar

D'ouest en est, on distingue :

  • la cour de la Mosquée, dont il ne reste que des vestiges
  • la cour et la tour de Machuca, qui doivent leur nom à Pedro Machuca, architecte de Charles Quint, qui occupa la tour.
  • la salle du Mexuar : Construite sous le sultan Ismaïl Ier (1314-1325), elle fit l'objet d'aménagements sous Mohammed V. À l'époque nasride, elle servit notamment de siège au tribunal royal. Après la reconquête, elle fut transformée en chapelle chrétienne au XVIe siècle. L'espace central est délimité par quatre colonnes de marbre, qui soutenaient jadis une coupole. Au XVIe siècle, cette dernière disparut lorsqu'on ajouta un étage. La coupole fut remplacée par un plafond lambrissé à disposition radiale. La salle est décorée d'un lambris d'azulejos, dont les étoiles centrales représentent la devise nasride en caractères arabes, l'aigle à deux têtes de la maison des Habsbourg et les Colonnes d'Hercule.
  • la salle des Oraisons : Comme elle a subi de nombreuses restaurations, il est difficile de se faire une idée de son aspect d'origine. Elle n'a pas la même orientation que les autres bâtiments : comme il s'agit d'une salle de prières musulmane, elle est orientée vers le sud-est, en direction de La Mecque.
  • la cour de la Chambre dorée (patio del Cuarto Dorado) : On accède à la cour par une porte dont l'étroitesse permet de mieux en contrôler l'entrée. Le sultan y donnait ses audiences. Du côté sud de la cour se trouve la façade du palais de Comares. Du côté nord, une galerie formée de trois arcs mène à la chambre dorée. Celle-ci doit son nom au plafond à caissons à motifs dorés. Bien que le plafond soit d'origine, après la Reconquête, il a été muni de motifs héraldiques des monarques catholiques.

Palais de Comares

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L'imposante tour de Comares domine le palais portant son nom

Le palais de Comares fut développé pour l'essentiel par les bâtisseurs nasrides Yusuf I et Mohammed V. Les Espagnols le nomment également le patio des Arrayanes, assimilant cette partie du palais à l'espace le plus ample qui s'y trouve.

Les différentes parties de ce palais sont :

  • la cour des Myrtes (patio de los Arrayanes) ;
  • la salle de la Barque, au nord de la cour;
  • la salle du Trône ou des Ambassadeurs, située au nord de la salle de la Barque, dans la tour de Comares. Lieu de la salle du trône (diwan).
  • le Hammam.

Palais des Lions

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Fontaine de la cour des Lions

C'est dans les salles de cette zone palatine que les voûtes sont les plus travaillées et raffinées.

  • Salle des Murqarnas (sala de los Mocárabes);
Cette pièce rectangulaire flanque le patio des Lions vers l'ouest. elle doit son nom à la toiture de muqarnas qui la couvrait à l'origine et qui fut détruite par une explosion en 1590.
Le patio, consistant en une cour intérieure et une fontaine centrale, est entouré d'une galerie à colonnes, avec deux portiques opposés. De petites rigoles partent de la fontaine pour rejoindre les quatre côtés de la cour indiquant de la sorte les points cardinaux. Les douze lions en marbre qui soutiennent la vasque, ont fait l'objet d'une restauration et ont été replacés au centre de la cour en 2012.
Exécution sans jugement sous les rois maures de Grenade, peinture orientaliste de Henri Regnault (1870), ayant pour cadre les palais nasrides.
Par sa configuration, ce patio renvoie aux cloîtres des monastères chrétiens.
  • Mirador de Lindaraja

Cette petite pièce est un joyau de l'art décoratif nasride. Ses fenêtres donnent sur le Patio de Lindaraja; avant que Charles Quint fît construire des appartements impériaux oblitérant la vue depuis ce mirador, la colline de l'Albaicin était visible. Le stuc est omniprésent dans sa décoration, notamment dans les arcs festonnés des fenêtres. Le plafond est constitué d'une structure entrelacée en bois dans laquelle sont incrustés des cristaux colorés. La salle possède une plinthe d'azulejos noirs, blancs et jaunes, parmi les plus inventifs et originaux de l'Alhambra. Elle est surmontée d'une composition épigraphique formée de morceaux de faïence découpés et assemblés.

La coupole en octogone étoilé, forme huit angles rentrants, qui portent seize fenêtres en jalousie, par lesquelles pénètre une lumière tamisée. La lumière donne sur la voûte centrale, de stuc. La jonction entre la voûte et les murs carrés se fait par des trompes décorées d'un ruissellement de stalactites de nid d'abeille, descendant en cascade[1]. Les murs sont couverts de plâtrières et d'une plinthe d'azulejos du XVIe siècle. Les arcs des alcôves latérales de la salle.

  • Salle des Rois (sala de los Reyes)

Située à l'est de la cour des Lions, elle est divisée en plusieurs espaces. Ouvertes sur la cour par le portique à colonnes, trois pièces carrées sont surmontées de coupoles à muqarnas. À l'est se trouve trois alcôves rectangulaires surmontées de voûtes elliptiques revêtues de peintures sur cuir. La voûte centrale représente dix personnages dont l'identité fait l'objet de débats. Ils sont traditionnellement considérés comme les dix premiers souverains nasrides. Les deux voûtes latérales représentent des scènes de cour[2].

  • Salle des Deux Sœurs (Sala de las Dos Hermanas)

Située au nord de la cour des Lions, elle constitue le pendant de la salle des ABencérages. Elle doit son nom à deux grandes dalles de marbre identiques posées de part et d'autre d'une petite fontaine centrale, dontl'eau s'écoule par un petit canal vers la fontaine des Lions.

    • Salle des Ajimeces

Séparation entre ces blocs

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  • Les Thermes des palais nasrides

En sortie du deuxième bloc se trouvent des appartements impériaux construits à l'époque de Charles Quint, qui sont distincts du Palais de Charles Quint et donnent sur la colline de l'Albaicín.

Symbolique

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Aux temps de son existence, cette référence au Temple de Salomon et aux palais des civilisations anciennes grecques et méditerranéennes, instaure un respect pour le pouvoir envers les personnes qui suivent cette culture ou cette religion. Tous ces éléments figurent dans l'univers spirituel véhiculé par l'architecture de l'Islam; les autres étant disparues ou réduites à l'état de ruines, seuls subsistent aujourd'hui les palais nasrides de l'Alhambra pour en témoigner.

Temple religieux, l'Alhambra n'est pas un sanctuaire inhabité au temps de sa conception : une fois implémenté cet univers peut avoir lieu à l'intérieur la vie palatine dans les temps arabes.

La continuité de ces traditions dans la structure du pouvoir musulman permet donc d'avoir accès encore aujourd'hui à l'esprit propre à ces lieux, dont la décoration procède de la cosmogonie propre aux penseurs et théologiens de l'Antiquité.

L'art des palais nasrides

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  • on constate une répétition à outrance d'une phrase reproduite sur des liserés à hauteur d'œil, Wa lā gāliba illā-llāh. D'autres sourates du Coran calligraphiées sont également plaquées sur les façades de ces deux palais emboîtés l'un dans l'autre.

Voir aussi

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Notes et références

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Bibliographie

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  • Jesús Bermúdez López, L'Alhambra et le Generalife : Guide officiel, TF Editores & Patronato de la Alhambra, , 350 p..
  • (en) Robert Irwin, The Alhambra, Profile Books, .