Palais romain de Fishbourne

Le palais romain de Fishbourne est un site archéologique britannique situé à Fishbourne, dans la municipalité de Chichester et la région du Sussex de l'Ouest. C'est le plus grand bâtiment résidentiel romain connu en Grande-Bretagne[1]. On situe sa construction vers l'an 75, soit environ trente ans après la conquête romaine de la Grande-Bretagne. Ses nombreux sols en mosaïque, d'une qualité remarquable, en font un site exceptionnel.

Palais romain de Fishbourne
Image illustrative de l’article Palais romain de Fishbourne
Mosaïques du palais romain
Localisation
Pays Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Sussex de l'Ouest
Chichester
Fishbourne (Sussex de l'Ouest)
Type villa romaine à vocation de palais
Coordonnées 50° 50′ 12″ nord, 0° 48′ 37″ ouest
Histoire
Époque Ier siècle
Géolocalisation sur la carte : Royaume-Uni
(Voir situation sur carte : Royaume-Uni)
Palais romain de Fishbourne
Palais romain de Fishbourne

Une grande partie du palais a été fouillée et est aujourd'hui préservée. Un musée a été construit sur place. Le palais, de forme rectangulaire, était entouré de jardins à la française, dont les parties septentrionales ont été reconstituées.

Il a connu d'importantes modifications aux IIe et IIIe siècles, notamment lors de l'ajout de nombreuses mosaïques noir et blanches et d'œuvres colorées plus sophistiquées, telles que la mosaïque des dauphins de l'aile nord, en parfait état de conservation. D'autres modifications étaient en cours lorsque le palais fut brûlé vers 270. Après cette date le palais a été abandonné.

Le site est protégé en tant que monument classé de Grade II* depuis 1984[2].

Découverte du site

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Les ruines romaines antiques ont été découvertes par hasard en 1805, lors de la construction d'une nouvelle habitation[3]. Des ouvriers mirent au jour un dallage de 4 mètres de large ainsi que des fragments de colonnes. Au cours des années suivantes, des habitants du voisinage mirent au jour d'autres vestiges, notamment des fragments de poterie et des éléments de mosaïque. Toutefois, personne ne soupçonnait pas que ces éléments appartenaient à une vaste structure cachée sous la surface[4]. Ce n'est qu'en 1960 qu'Aubrey Barrett, ingénieur à la Portsmouth Water Company, découvrit les fondations d'un « bâtiment en maçonnerie » situé au nord de la route principale, alors qu'il creusait une tranchée pour une conduite d'eau[5].

Maquette du palais romain de Fishbourne exposée au musée depuis 1968

.

La redécouverte de cette structure antique attira l'attention de la Sussex Archaeological Society et déclencha une première série de fouilles, dirigées par l'archéologue Barry Cunliffe et son équipe en 1961[6]. Les découvertes de Barry Cunliffe donnent la majeure partie des informations relatives au site. Dans les années qui suivirent ces premières fouilles d'autres campagnes de fouille furent entreprises sur différentes zones du site antique[5].

À la surprise des archéologues et des historiens chaque étape des fouilles révéla des détails inconnus sur la longue histoire du site[5]. Entre 1995 et 1999, les archéologues John Manley et David Rudkin menèrent des fouilles concentrées sur les parties sud du site. Celles-ci mirent en évidence des traces significatives d'activité humaine antérieures à la conquête romaine de 43 apr. J.-C.[7]. En l'espace de cinq ans, l'équipe d'archéologues dirigée par Manley découvrit près de douze mille artefacts, parmi lesquels des outils en silex qui remonteraient au Mésolithique (vers 5000–4000 av. J.-C.) et pourraient témoigner de la présence de campements de chasseurs-cueilleurs à proximité du site de Fishbourne[7]. L'indice le plus significatif d'une activité humaine préromaine provient de la présence d'un fossé contenant près de sept cents fragments de poterie ainsi qu'une coupe datant de la fin de l'âge du fer[7]. Les découvertes réalisées par Manley et son équipe remettent en question les hypothèses antérieures de Cunliffe en suggérant une activité humaine importante à Fishbourne avant 43 apr. J.-C.

La villa romaine mise au jour est d'une telle envergure qu'elle a été baptisée « palais romain de Fishbourne ». Par sa taille, elle équivaut à peu près à la Domus Aurea (la Maison dorée) de Néron à Rome ou à la Villa Romana del Casale près de Piazza Armerina en Sicile. Quant à son plan, il reflète fidèlement l'organisation de base du palais de l'empereur Domitien, la Domus Flavia, achevé en l'an 92. sur le mont Palatin à Rome. Fishbourne constitue, et de loin, la plus vaste résidence romaine connue au nord des Alpes. Avec une superficie au sol d'environ 46 000 m², elle occupe une superficie plus importante que celle du palais de Buckingham.

Situation

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Il y a deux raisons qui peuvent expliquer l’implantation du palais de Fishbourne à proximité de la ville de Noviomagus Reginorum (aujourd’hui Chichester) : la richesse agricole du site et le fait que son propriétaire aurait été Tiberius Claudius Cogidubnus. La cité de Chichester se trouvait au cœur du territoire de la tribu des Atrébates. La confrontation précoce de ces derniers avec l'impérialisme romain les avait conduit à une relation plutôt apaisée. Les populations locales gouvernées par des rois clients de Rome étaient appelées Regnenses[8]. Un article de recherche de David Tomalin suggère que le palais de Fishbourne aurait pu être un siège de pouvoir seigneurial, ce qui lui donnait une autorité financière et sociale supérieure à celle des autres palais ou villas de la région[9]. Par ailleurs, la proximité du palais avec le chenal de Fishbourne, qui offrait aux navires un accès à la mer, permet de supposer qu'il disposait de son propre port de commerce[9].

Historique et description

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Peinture murale reconstituée

Les premiers bâtiments érigés sur le site étaient des greniers dont la longueur dépassait 33 mètres. Ils servaient probablement de base logistique pour l'armée au début de la conquête romaine en l'an 43. Deux bâtiments résidentiels à ossature de bois ont été construits par la suite. L'un d'eux était doté de sols en argile et mortier ainsi que de murs enduits de plâtre, ce qui devait en faire une demeure relativement confortable [10].

Ces bâtiments ont été démolis vers l'an 60. et remplacés vers l’an 65 par une villa de pierre vaste et raffinée. Ce proto-palais comprenait une cour-jardin à colonnades, un complexe thermal ainsi que deux autres bâtiments. Ils ont été construits avec des matériaux issus des constructions précédentes. L'édifice était orné de peintures murales, de moulures en stuc et de panneaux polychromes en marbre de type opus sectile. Des fouilles réalisées en mai 1964 ont mis à jour une tête de jeune homme en marbre en taille réelle. On pense qu’il s’agit d’une représentation de Néron à l'âge de 13 ans. Elle aurait été réalisée à l’époque de son adoption officielle par l'empereur Claude en 50 apr. J.-C [11] et proviendrait donc de ce premier palais. Vu l’époque précoce, ce sont probablement des artistes étrangers, sans doutes italiens, qui l’on réalisée. Ce bâtiment n'était pas un exemple isolé dans la région. La villa d'Angmering présentait de nombreuses similitudes, ce qui suggère la présence de plusieurs aristocrates locaux ayant probablement fait appel à la même main-d'œuvre.

Le palais définitif a été construit entre 75 et 80 apr. J.-C. Il était doté de quatre ailes résidentielles entourant une cour-jardin d'honneur de 75 mètres par 100. Sa réalisation prit environ cinq ans et intégra le proto-palais dans son angle sud-est [12]. D'importants travaux de nivellement ont été nécessaires sur ce site de grande taille. Les terrassement on atteint une hauteur de 1,50 mètre par endroits. Les jardins étaient entourés de colonnades formant un péristyle.

Hypocauste

Les ailes nord étaient constituées d'un ensemble de pièces disposées autour de cours. L’entrée monumentale était située au centre de l'aile est. Dans l'angle nord-est il y avait une vaste salle à nefs destinée aux réunions. L'aile ouest abritait des salles d'apparat, une grande salle de réception pour les cérémonies ainsi qu'une galerie. L'aile sud abritait probablement les appartements privés du propriétaire. Toutefois, les mosaïques les plus élaborées ont été installées dans l'aile nord. Le palais comptait une cinquantaine de sols en mosaïque, toutes d'une qualité exceptionnelle. La villa était dotée d’un système de chauffage central par le sol et d’un complexe thermal intégré.

Le jardin était composé de haies et d’arbres aux formes travaillées et de parterres sophistiqués. Un système d’adduction alimentait les fontaines en eau. De plus, l'aile sud donnait sur une vaste terrasse artificielle aménagée en jardin rectangulaire. Celui-ci se prolongeait sur environ 90 mètres en direction de la mer ; à son extrémité il était fermé par un mur de quai. Ce jardin était composé à la manière d’un paysage naturel agrémenté d'arbres, d'arbustes, d'un bassin et d'un ruisseau. Il était également bordé de colonnades sur au moins l'un de ses côtés.

La mosaïque de Cupidon sur un dauphin

La décoration du palais était très raffinée. Elle se composait de peintures murales, de moulures en stuc ainsi que des panneaux en marqueterie de marbre polychrome (opus sectile), dont certains exemplaires sont conservés au musée. A cette époque reculée, il a fallu faire appel à des artisans étrangers pour réaliser une telle œuvre. Le palais a survécu à son premier propriétaire puis a fait l’objet d'importants remaniements au début du IIe siècle. Dans un deuxième temps, il a peut-être été scindé en deux ou en plusieurs villas distinctes. On y a ajouté un complexe thermal dans l'aile nord. Vers l'an 100, une nouvelle mosaïque remarquable représentant Méduse a été posée au centre de l'aile nord par-dessus une autre plus ancienne.

Au milieu du IIe siècle, d'autres transformations majeures ont été entreprises, parmi lesquelles la démolition du récent complexe thermal ainsi que l'extrémité est de l'aile nord (probablement en raison d'un affaissement du sol causé par des remblais antérieurs instables). De nouveaux thermes ont été construits dans le jardin et le péristyle, en face l'aile est et mur traversant le jardin a permis d’isoler la moitié nord. Le plan de l'aile nord a été également profondément modifié par l'installation de quatre nouvelles mosaïques polychromes, dont celle de Cupidon datant d'environ 160 apr. J.-C. D'autres réaménagements ont eu lieu vers la fin du IIIe siècle. Les derniers travaux étaient encore inachevés lorsque l'aile nord fut détruite par un incendie, vers 270.

Propriétaires

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D’après Barry Cunliffe le palais primitif aurait été la résidence deTiberius Claudius Cogidubnus (ou Togidubnus), un roi local pro-romain. Il aurait exercé sa souveraineté sur différents territoires à la suite de la première étape de la conquête. Cogidubnus est connu par une mention sur sa loyauté figurant dans l'ouvrage De vita Agricolae de Tacite [13], ainsi que par une inscription commémorant un temple dédié à Neptune et Minerve, découverte à Chichester [14] . Par ailleurs, vers l'an 60, Cogidubnus reçut le titre prestigieux de legatus Augusti, titre normalement réservé aux hommes d'État et aux aristocrates romains. Pour étayer sa théorie, Barry Cunliffe associe cet événement à la construction, en 70 apr. J.-C., d'une vaste extension du palais en maçonnerie, ouvrage réservé à une personnalité de ce rang [4].

Une autre hypothèse suggère que l'édifice aurait été construit pour un autre autochtone, Sallustius Lucullus, gouverneur romain de Grande Bretagne à la fin du Ier siècle. Ce personnage aurait été le fils du prince breton Adminius [15]. Deux inscriptions attestant la présence de Lucullus ont été découvertes à Chichester. Miles Russell place la datation du palais aux premières années de la décennie 90 apr. J.-C., ce qui s'accorde bien mieux avec cette dernière proposition. Si le palais a été effectivement conçu pour Lucullus, il n'aura été utilisé que quelques années, car l'historien romain Suétone rapporte que Lucullus a été exécuté sur ordre de l'empereur Domitien en 93 ou peu après[16].

D'autres théories avancent que le propriétaire du palais aurait pu être soit Verica, roi breton client de l'Empire romain dans les années précédant l'invasion sous Claude, soit un certain Tiberius Claudius Catuarus, dont l'anneau à signer en or a été découverte à proximité en 1995 [17].

Disparition du bâtiment

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On sait de façon certaine que l’aile nord du palais a été entièrement détruite par un incendie vers 270 ; les indices trouvés lors des fouilles ne laissent aucun doute sur cet évènement. On a retrouvé au rez-de-chaussée des décombres du toit effondré, des tuiles, et des éléments métalliques fondus. Ds portes calcinées ont été retrouvé debout[5]. Des traces de très forte chaleur sont visibles sur les tuiles qui ont subi une altération de leur couleur. L'incendie n'a pas atteint l'aile est du palais, bien que vers 290 on ait pris la décision de démolir les thermes situés dans cette aile[5].

On ne sait pas si l'incendie a été accidentel ou intentionnel ; toutefois, cette destruction coïncide avec une période d'instabilité. À cette époque, l'autorité de Rome sur l’île de Bretagne fut contestée par un ancien commandant militaire romain nommé Carausius. Celui-ci se révolta contre l'hégémonie romaine et se proclama souverain de l'île vers 280. Il est donc possible que la destruction du palais s'inscrive dans un contexte de troubles plus général lié à cette révolte, bien que cette hypothèse ne soit pas vérifiée[3].

La totalité des objets et du mobilier du palais ont été détruits. Seuls les murs de l'édifice sont restés debout[5]. Les dégâts étant trop importants pour être réparés, le palais a été abandonné puis démantelé. D’autre part, la montée des eaux et les inondations survenues dans les environs à cette époque ont pu également peser dans la décision d’abandonner le bâtiment[5]. Au cours des années suivantes, les habitants de Chichester récupérèrent les pierres du palais, ce qui explique que seules les fondations en pierre subsistent aujourd'hui.

Au début de l'époque saxonne le site du palais a servi de lieu de sépulture. On a retrouvé quatre corps dans les fondations de l'ancienne ruine. Durant la période médiévale, le palais a fini par être enfoui sous deux mètres de terre, il est tombé dans l'oubli jusqu'à sa redécouverte au XIXe siècle[5].

Conservation

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Le musée

La Sussex Archaeological Society a fait ériger un vaste musée précisément au-dessus palais dans le but de protéger le site et ses vestiges [18]. Le bâtiment recouvre la majeure partie des vestiges visibles, y compris une des ailes du palais. Les jardins ont été replantés avec les vraies espèces de l’époque romaine comme des roses, des lys, du romarin, divers arbres fruitiers et des haies de buis[5]. Une équipe composée de bénévoles et d'archéologues professionnels participe à des fouilles permanentes du site. Ils recherchent notamment d'éventuels bâtiments militaires ainsi qu'une zone portuaire située dans la partie sud du site de Fishbourne. La dernière campagne de fouilles a eu lieu en 2002[5].

Le musée a connu des périodes de fermeture, notamment de mars à août 2020 durant la pandémie de COVID-19[19]. La Sussex Archaeological Society a subi une perte de revenus estimée à un million de livres sterling liée à la baisse de fréquentation et a dû lancer un appel aux dons afin de pouvoir poursuivre l'entretien du palais romain de Fishbourne ainsi que de ses autres propriétés[20].

Notes et références

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Références

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  1. ↑ (en) Barry Cunliffe (1998), Fishbourne Roman Palace. The History Press. (ISBN 0752414089)
  2. ↑ (en) « Fishbourne Roman Palace », sur historicengland.org.uk (consulté le )
  3. 1 2 N.J. Higham, Archaeology of the Roman Empire: A tribute to the life and works of Professor Barri Jones, Ann Arbor, Michigan, University of Michigan Press, (ISBN 978-1-84171-232-1, DOI 10.30861/9781841712321)
  4. 1 2 De la Bédoyère Guy, Roman Britain: a New History, Thames & Hudson, (ISBN 978-0-500-77183-9, OCLC 1114969255, lire en ligne)
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Barry Cunliffe, Fishbourne; a Roman Palace and Its Garden, Johns Hopkins Press,
  6. ↑ « Sussex Past », sur The Sussex Archaeological Society (consulté le )
  7. 1 2 3 John Manley, A Pre-A.D. 43 Ditch at Fishbourne Roman Palace, Chichester, Britannia, vol. 36, , 55–99 p.
  8. ↑ Barry Cunliffe, Fishbourne: A Roman Palace and Its Garden, London, Thames & Hudson, , 20 p.
  9. 1 2 David Tomalin, « Coastal villas, maritime villas; a perspective from Southern Britain », Journal of Maritime Archaeology, vol. 1, no 1,‎ , p. 29–84 (ISSN 1557-2285, DOI 10.1007/s11457-005-9005-4, Bibcode 2006JMarA...1...29T, S2CID 162346274, lire en ligne Accès payant)
  10. ↑ Cunliffe, Barry (1998), Fishbourne Roman Palace. The History Press. (ISBN 0752414089) p.39
  11. ↑ Miles Russell et Harry Manley, « Finding Nero: shining a new light on Romano-British sculpture », Internet Archaeology, no 32,‎ (DOI 10.11141/ia.32.5 Accès libre)
  12. ↑ Cunliffe, Barry, Excavations at Fishbourne 1961-1969, Society of Antiquaries (1971), p.49 et seq.
  13. ↑ Tacitus, Agricola 14
  14. ↑ J. E. Bogaers (1979) "King Cogidubnus in Chichester: another reading of RIB 91", Britannia 10, pp. 243-254
  15. ↑ Norman Hammond, Modèle:Deprecated archive, The Times, 31 July 2006, retrieved 31 August 2006; Miles Russell, Roman Sussex, Tempus (2006); Miles Russell, Bloodline - the Celtic Kings of Roman Britain, Amberley (2010)
  16. ↑ Suetonius, The Twelve Caesars: Domitian 10.3
  17. ↑ Miranda Aldhouse-Green, Boudica Britannia, Routledge, (ISBN 978-1-317-86630-5, lire en ligne), p. 51
  18. ↑ « The largest Roman Palace in Britain with outstanding mosaics, set in England's first garden », sur The Sussex Archaeological Society (consulté le )
  19. ↑ Joe Stack, « Here's when Fishbourne Roman Palace is reopening to the public », Sussex World,‎ (lire en ligne)
  20. ↑ Mark Bridge, « Fishbourne Roman Palace faces closure after huge loss of visitor income », The Times,‎ (ISSN 0140-0460, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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  • (en) Barry Cunliffe (1998), Fishbourne Roman Palace. The History Press (ISBN 0752414089)
  • (en) Miles Russell (2006), Roman Sussex. The History Press (ISBN 0752436015)
  • (en) Miles Russell (2006), « Roman Britain's Lost Governor », Current Archaeology 204, p. 630–635

Articles connexes

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Liens externes

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