Palomena prasina

Pentatomidae du genre Palomena

Punaise verte des bois

La punaise verte des bois (Palomena prasina) est une espèce européenne d'insectes hétéroptères, une punaise malodorante (Pentatomomorpha) de la famille des Pentatomidae.

Son nom vernaculaire peut s'appliquer à d'autres espèces de la tribu des Pentatomini. La forme adulte peut changer la couleur de la partie dorsale, variant du vert au bronze au cours des saisons, sans marque distinctive. La punaise verte des bois est très répandue dans toute l'Europe, y compris dans les îles Britanniques. On la retrouve dans de nombreux habitats, et ce jusqu'au 63e parallèle nord[1].

Description

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Adulte, elle mesure de 12 à 14 mm. Sa couleur verte tachetée de petits points noirs la rend très mimétique ; elle devient brune à l'approche de l'hiver mais redevient verte au retour du printemps. Ses larves sont entièrement vertes[2]. Les quatrièmes et cinquièmes segments antennaires sont rougeâtres et l'extrémité de ses ailes membraneuses est brune, sauf chez le jeune adulte après la mue[3]. La femelle, bien que généralement plus grande que le mâle, est similaire en apparence. À l'instar des insectes hémiptères, la punaise verte des bois possède des pièces buccales adaptées pour se nourrir de sève végétale[4].

Confusion possible

Palomena prasina peut être confondue avec la Punaise verte puante (Nezara viridula) mais cette dernière a souvent 3 petits points blancs bien visibles à la limite du pronotum sur la partie dorsale, sur l’écusson, ainsi que des ailes membraneuses transparentes.

Biologie

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La punaise verte des bois est inoffensive pour l'homme, mais émet une odeur nauséabonde si elle se sent menacée.

L'insecte hiverne sous sa forme d'imago jusqu'en mars/avril, selon la région. Avec une durée de vie très courte, la Punaise verte des bois se nourrit ensuite pour préparer la période de reproduction, qui débute peu après la sortie de l'hivernage. Le dos de l'adulte brunit pendant l'été, annonçant sa mort prochaine.

La reproduction se fait dos à dos. La femelle dépose 25 à 30 œufs en masse de forme hexagonale. Le développement embryonnaire dure 15 à 21 jours. Une seule femelle peut pondre 3 à 4 fois. Après l'éclosion, les larves restent groupées par sécrétion d'une phéromone d'agrégation. En cas de danger, une autre phéromone est secrétée, celle-ci provoque instantanément la dispersion du groupe. Au total, 5 stades juvéniles, tous différents en forme et coloration, se succèdent par mue jusqu'au stade adulte. Celui-ci est généralement atteint en septembre pour une entrée en hivernation en novembre[1].

Durée de vie

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L'insecte vit en moyenne 2 mois, mais a de nombreux prédateurs : Araignées, Oiseaux - hirondelles, mésanges, moineaux. L'activité de l'insecte est très courte : d'Avril à Octobre[réf. souhaitée].

Écologie

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Elle habite des milieux humides, des jardins aux forêts de feuillus[réf. souhaitée].

Lors de l'arrivée de l'automne et de la baisse des températures, l'insecte recherche une cache, un abri, et de la chaleur pour passer l'hiver et se met en Diapause. Il a été démontré par des recherches soutenues par l'Association Nationale des Producteurs de Noisettes que, dans le contexte nucicole du Sud-Ouest de la France, la Punaise verte des bois passe l’hiver seule, très rarement dans des maisons mais à 97 % dans une litière de feuilles, le plus souvent sombre et ayant un taux d'humidité élevé. Ce comportement hivernant la différencie d'avec les Punaises vertes ponctuées (Nezara viridula) (avec lesquelles il y a souvent confusion) qui hivernent quant à elles agrégées dans les maisons, semble-t-il pour se protéger d'infections par des champignons entomopathogènes auxquels P. prasina n'est pas sensible in vivo [5],[6].

Pour se nourrir, P. prasina plante son appareil buccal dans le fruit et libère une enzyme digestive (ex: amylase), ce qui forme une nécrose qui peut provoquer une dépression à la surface du fruit. Considéré comme un ravageur, cet insecte polyphage apprécie particulièrement les noisetiers[7], les pommiers et poiriers ainsi que certaines herbacées.

Systématique

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L'espèce a été décrite par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1761 sous le nom initial de Cimex prasinus.

Synonymie

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  • Cimex prasinus Linnaeus, 1761 Protonyme
  • Cimex roseus Müller, 1776
  • Cimex dissimilis Fabricius, 1781
  • Cimex viridis Harris, 1781
  • Cimex discolor Wolff, 1811
  • Pentatoma subrubescens Gorski, 1852
  • Palomena rhododactyla Horváth, 1883

Noms vernaculaires

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  • Punaise verte
  • Punaise verte des bois ; à noter que ce terme désigne aussi Nezara smaragdula (Fabricius)[8].

Références

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  1. 1 2 Southwood, T. R. E. and Leston, D. (1959) Land and Water Bugs of the British Isles Frederick Warne & Co.
  2. Michael Chinery, Insectes de France et d'Europe occidentale, Paris, Flammarion, , 320 p. (ISBN 978-2-08-128823-2), p. 74-75
  3. (en) « Palomena prasina Common Green Shieldbug » (consulté le )
  4. (en) « Green shield bug fact file » (consulté le )
  5. Laetitia Driss, Etude de l'écologie du ravageur de la noisette Palomena prasina (L.) (Hemiptera pentatomidae), dans une perspective de protection intégrée, (DOI 10.70675/9891db03z8d4fz401fz8eedzcaffb7d310ee, lire en ligne)
  6. (en) Laetitia Driss, Rachid Hamidi, Christophe Andalo et Alexandra Magro, Study of the overwintering ecology of the hazelnut pest, Palomena prasina (Hemiptera: Pentatomidae) in a perspective of Integrated Pest Management, (DOI 10.5061/DRYAD.ZCRJDFNJT, lire en ligne)
  7. (en) Rachid Hamidi, Mélina Calvy, Emma Valentie et Laetitia Driss, « Symptoms resulting from the feeding of true bugs on growing hazelnuts », Entomologia Experimentalis et Applicata, , eea.13165 (ISSN 0013-8703 et 1570-7458, DOI 10.1111/eea.13165, lire en ligne, consulté le )
  8. L'Agronomie coloniale - Volumes 2 à 3 - Page 82 1914

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Liens externes

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