Le panarchisme est une conception politique dans laquelle plusieurs systèmes de gouvernement coexistent sur un même territoire. Chaque individu est libre de s'affilier au gouvernement de son choix, ou de n'en choisir aucun[1]. Les rapports entre individus relevant de gouvernements différents — ou d'aucun gouvernement — sont régis par le droit international[2],[3].

Histoire

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Le terme a été inventé en 1860 par le botaniste, économiste et romancier belge Paul-Émile De Puydt[4],[5].

Paul-Émile De Puydt a certainement été influencé par son compatriote Gustave de Molinari qui avait décrit en 1849 la notion de gouvernement concurrentiel, limitée à la défense, dans son article « De la production de la sécurité », dans le Journal des économistes du , le terme sécurité n'étant pas ici restreint aux domaines de la sécurité physique, mais englobant au contraire l'intégralité des apports quotidiens que peut fournir un gouvernement (éducation, travail…).

Définitions

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Les panarchistes affirment que la panarchie est apolitique, puisque tous les pouvoirs politiques (impôts obligatoires, règlements imposés, autorité gouvernementale et administrative) disparaissent pour laisser place aux seuls rapports volontaires entre les hommes.

La panarchie a beaucoup en commun avec plusieurs formes d'anarchisme.

L’inventeur de la panarchie, Paul-Émile De Puydt, la présente comme une forme de tolérance politique, succédant à la tolérance religieuse.

Une objection courante est que la panarchie existe déjà aujourd'hui d'une certaine façon : si l'on n'est pas satisfait d'une politique, on peut toujours quitter le pays et s'installer ailleurs. Cependant, la panarchie préconise l’a-territorialisme intégral (plutôt que l’extra-territorialisme qui est admis actuellement par le droit positif en diplomatie), c'est-à-dire « la fin du monopole de tout pouvoir territorial et de toute prétention à ce pouvoir, partout et pour tous » (selon Gian Piero de Bellis).

La gouvernance n'est plus liée à un territoire donné, plusieurs gouvernements peuvent régir un même territoire, ce qui n'empêche pas des confédérations ou des alliances pour des questions territoriales qui relèvent des fonctions régaliennes, comme la défense.

Les gens seraient libres de choisir à quel gouvernement adhérer tandis que les gouvernements auraient à rivaliser pour avoir des citoyens[6].

Voir aussi

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Notes et références

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  1. ↑ (en) Aviezer Tucker et Gian Piero de Bellis (dir.), Panarchy: Political Theories of Non-Territorial States, New York, Routledge, (ISBN 978-1138884847)
  2. ↑ Paul Émile de Puydt, « Panarchie », Revue Trimestrielle, vol. 27,‎ , p. 222-245
  3. ↑ (en) Ronald Hamowy (dir.), The Encyclopedia of Libertarianism, Thousand Oaks, SAGE, (ISBN 978-1412965804)
  4. ↑ Paul-Emile de Puydt, « Panarchie. Revue Trimestrielle, Bruxelles », sur www.panarchy.org, (consulté le )
  5. ↑ « Gian Piero de Bellis, A propos de la Panarchie (2009) », sur www.panarchy.org (consulté le )
  6. ↑ De Puydt, p. 222-245.