Panhard K63
Le Panhard K63 est un modèle d'autobus fabriqué par Panhard dans les années 1930.
| Panhard & Levassor K63A | |
Vue avant d'un K63 A de 1934. | |
| Marque | |
|---|---|
| Années de production | 1934 - 1938 |
| Usine(s) d’assemblage | Usine Panhard avenue d'Ivry |
| Classe | Autobus |
| Moteur et transmission | |
| Énergie | Essence |
| Moteur(s) | Panhard sans soupapes ISK 4 F11 |
| Position du moteur | à l'avant |
| Cylindrée | 6 333 cm3 |
| Puissance maximale | 65 ch DIN |
| Boîte de vitesses | 4 AV + 1 AR |
| Poids et performances | |
| Poids à vide | 6 700 kg |
| PTAC | 10 090 kg |
| Vitesse maximale | 35 km/h |
| Dimensions | |
| Longueur | 9 589 mm |
| Largeur | 2 415 mm |
| Hauteur | 2 977 mm |
| Empattement | 3 725 mm |
| Nombre de places | 50 |
| modifier |
|
Historique
modifierEn 1934, la société des transports en commun de la région parisienne (STCRP) commande à Panhard une série de cinquante K63 A, conjointement à une commande de TN4C auprès de Renault[1]. Une autre de soixante-cinq K63 B suit la même année, conjointement à une commande de Renault TN4F[2]. Ces deux modèles se distinguent extérieurement par la présence de roues pleines sur le K 63 A.
Les carrosseries ne sont pas montées par le fabricant mais par la STCRP ou des sous-traitants de celle-ci[3].
Début 1936[4], une nouvelle commande est passée pour 60 K63 C type Paris, 60 K63 D type Paris et 100 K63 D type banlieue, conjointement à des Renault TN4H. Les autobus types banlieue ont une entrée latérale[5]. Par rapport aux K63 A et B, les châssis K63 C et D ont un empattement plus long, ce qui réduit le porte-à-faux arrière, une suspension améliorée[4] et des améliorations des organes internes[5]. Les carrosseries sont différentes de celles des modèles 1934[5]. La livraison commence dès mars 1936 et se poursuit jusqu'en 1939[3].
Remisés pendant l'occupation allemande car trop complexes[6], les K63 parisiens reprennent du service jusqu'en 1952 pour les K63 A et B et 1955 pour les K63 C et D[7].

Six K63 sont exportés vers l'Algérie française en 1934 et mis en service par la société des tramways algériens[8],[9]. Après 1945, des K63 parisiens sont envoyés à Orléans pour assurer un service de transport municipal[10].
Un K63D est conservé au musée des transports urbains, interurbains et ruraux[3].
Caractéristiques
modifier| Type | Longueur totale | Largeur | Hauteur à vide | Empattement | Poids à vide | Poids total en charge |
|---|---|---|---|---|---|---|
| K63 A | 9,589 m | 2,415 m | 2,977 m | 5,000 m | 6,70 t | 10,09 t |
| K63 B | 9,545 m | 2,985 m | 6,75 t | 10,53 t | ||
| K63 C/D | 9,820 m | 2,350 m | 3,140 m | 5,690 m | 7,40 t | 10,80 t |
Motorisation
modifierLe modèle K63 utilise un moteur ISK4F11 quatre cylindres sans soupapes de 120 × 140 mm[11]. Il fonctionne au carburant ternaire adopté par la STRCP : 1⁄3 d'essence, 1⁄3 de benzol et 1⁄3 d'alcool[12].
Le K63A a un rapport de réduction de 8,03 et les autres modèles un rapport de 6,84[11]. Ce changement de rapport change la vitesse de rotation du moteur : le K63A génère 65 ch à 1 500 tr/min[1] et le K63B la même puissance à 1 260 tr/min[4].
La boîte de vitesses a quatre vitesses avant et une marche arrière[11].
Références
modifier- 1 2 Lagarrigue 1956, p. 101.
- ↑ Lagarrigue 1956, p. 102.
- 1 2 3 « Autobus – Panhard K63D n° 4500 – 1939 – Paris », sur amtuir.org (consulté le )
- 1 2 3 Lagarrigue 1956, p. 103.
- 1 2 3 Lagarrigue 1956, p. 104.
- ↑ « Fiche technique des autobus parisiens : Panhard - K63C & K63D », sur amtuir.org (consulté le )
- ↑ René Bellu et Jean Robert, 70 ans d'autobus parisiens (dépliant), RATP relations extérieures,
- ↑ « La Société des T.A. vient de mettre en service de nouveaux autobus rapides et confortables », L'Écho d'Alger, vol. 23, no 8878, , p. 6 (lire en ligne)
- ↑ Henri Martin, « le réseau des tramways algériens », sur www.alger-roi.fr (consulté le )
- ↑ « Les transports et la carte postale: Orléans », sur amtuir.org (consulté le )
- 1 2 3 4 Lagarrigue 1956, p. 119.
- ↑ Lagarrigue 1956, p. 96.
Bibliographie
modifier- Bernard Vermeylen, Panhard & Levassor, entre tradition et modernité, Boulogne-Billancourt, ETAI, , 255 p. (ISBN 978-2-7268-9406-4 et 2-7268-9406-2).
- Louis Lagarrigue, Cent ans de transports en commun dans la région parisienne, t. II : Évolution technique, Régie autonome des transports parisiens, (lire en ligne).
- Jean Robert, Histoire des transports dans les villes de France, Imprimerie Fabre, , 529 p..