Panotype
Le panotype (ou pannotype en anglais) (du latin pannus = toile ) est un procédé photographique appartenant à la catégorie des positifs directs comme l'ambrotype ou le ferrotype. Il s'agit d'une photographie au collodion humide transportée sur des supports moins fragiles que le verre[1], pouvant être du tissu ou du cuir[2]. Il a été mis au point par Jean Nicolas Truchelut en 1852[3].
Principe de fonctionnement
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La pannotypie repose sur une couche de collodion contenant de l'iode et du bromure d'argent, légèrement exposée et développée, qui est détachée du négatif sur verre et transférée sur une toile cirée noire ou du cuir. Le négatif blanchâtre prend ainsi l'aspect d'une image positive. En vertu du principe du champ sombre, le négatif apparaît comme un positif sur un fond sombre.
Ce procédé présentait l'avantage que l'image ne pouvait pas se briser, contrairement à l'ambrotype qui utilisait une plaque de verre comme support. L'inconvénient était que le support de la couche s'asséchait et que l'image se fissurait ou se désagrégeait. Avec la diffusion de la ferrotypie et du procédé à l'albumine, ce procédé a disparu.
Aujourd'hui, les pannotypes sont très rares, car outre le fait qu'ils n'aient été produits que pendant une période relativement courte, seuls quelques exemplaires ont été conservés en raison de la sensibilité du matériau.
Notes et références
modifier- (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Pannotypie » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Anne-Marie Bruleaux et Andrea Giovanni, Connaître les supports et les matériaux des documents, Association internationale des archives francophones.
- ↑ « Glossaire », www.restaurationphotographie.fr (consulté le 4 février 2019).
- ↑ Christophe Dubois Rubio, « Le panotype, un procédé photographique oublié. », 2019, , p. 173 - 182 (e-ISSN 1632-7667).
Annexes
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- « Méthode pour faire un panotype », Manuel de photographie pratique de L.-G. Kleffel, Librairie centrale des sciences de Leiber, 1861 (consulté le ).