Paradoxurus musanga
Paradoxure Musangue, Civette de Sumatra, Musang (Stricto sensu), Luwak
- Viverra fossa (Marsden, 1784) [1]
- Civetta fasciata É. Geoffroy Saint-Hilaire, 1803 [1]
- viverra fasciata A. G. Desmarest, 1817 [1]
- Viverra musanga, var. javanica Horsfield, 1821 [1]
- Viverra Musanga Raffles, 1821 (Protonyme) [1]
- Genetta fasciata Lesson, 1827 [1]
- Paradoxurus Typus Sumatranus J. B. Fischer, 1829 [1]
- Paradoxurus dubius J. E. Gray, 1832 [1]
- Paradoxurus Finlaysonii J. E. Gray, 1832 [1]
- Paradoxurus Musanga J. E. Gray, 1832 [1]
- Paradoxurus musangoides J. E. Gray, 1837 [1]
- Paradoxurus annulatus J. A. Wagner, 1841 [1]
- Paradoxurus setosus Jacquinot & Pucherann, 1853 [1]
- Paradoxurus fasciatus J. E. Gray, 1865 [1]
- Paradoxurus macrodus J. E. Gray, 1865 [1]
- Paradoxurus refulgens von Rosenberg, 1867 [1]
- Paradoxurus minor Bonhote, 1903 [1]
- Paradoxurus leucomystax refulgens Trouessart, 1904 [1]
- Paradoxurus brunneipes G. S. Miller, 1906 [1]
- Paradoxurus canescens Lyon, 1907 [1]
- Paradoxurus (hermaphroditus) milleri Kloss, 1908 [1]
- Paradoxurus padangus Lyon, 1908 [1]
- Paradoxurus sumbanus E. Schwarz, 1910 [1]
- Paradoxurus kangeanus O. Thomas, 1910 [1]
- Paradoxurus celebensis E. Schwarz, 1911 [1]
- Paradoxurus cochinensis E. Schwarz, 1911 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus hanieli E. Schwarz, 1912 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus canus G. S. Miller, 1913 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus fuscus G. S. Miller, 1913 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus pallens G. S. Miller, 1913 [1]
- Paradoxurus parvus G. S. Miller, 1913 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus pugnax G. S. Miller, 1913 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus pulcher G. S. Miller, 1913 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus ravus G. S. Miller, 1913 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus sacer G. S. Miller, 1913 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus senex G. S. Miller, 1913 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus simplex G. S. Miller, 1913 [1]
- Paradoxurus minor kutensis Kloss, 1916 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus enganus Lyon, 1916 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus lehmanni R. F. W. Mertens, 1929 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus rindjanicus R. F. W. Mertens, 1929 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus balicus Sody, 1933 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus cantor Pocock, 1934 [1]
- Paradoxurus typus var. sumatrensis Pocock, 1934 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus cantori Chasen, 1940 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus musanga Chasen, 1940 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus canescens Chasen, 1940 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus kangeanus Chasen, 1940 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus minor Chasen, 1940 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus parvus Chasen, 1940 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus javanicus Chasen, 1940 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus milleri Chasen, 1940 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus milleri Ellerman & Morrison-Scott, 1951 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus cochinensis Ellerman & Morrison-Scott, 1951 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus senex Ellerman & Morrison-Scott, 1951 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus conisbeei Ellerman & Morrison-Scott, 1952 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus setosus Laurie & J. Edwards Hill, 1954 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus sumbanus Laurie & J. Edwards Hill, 1954 [1]
- Paradoxurus hermaphroditus javanica Wozencraft, 2005 [1]
Paradoxurus musanga, la Paradoxure musangue, également connue sous le nom de Civette de Sumatra, le Musang au sens strict, ou encore sous le nom de Luwak, est une espèce de mammifères carnivores de la famille des Viverridés.
Longtemps considérée comme une simple sous-espèce du Paradoxure hermaphrodite, elle est désormais reconnue comme une espèce distincte suite à des analyses morphologiques et génétiques récentes.
Dénominations
modifier- Nom scientifique valide : Paradoxurus musanga Raffles, 1821 [2] ;
- Noms vulgaires (vulgarisation scientifique) : Paradoxure musangue (Orthographié musange[3]), Civette de Sumatra ;
- Noms vernaculaires : Civette palmiste, Luwak, Musang.
Taxonomie
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La description originale a été réalisée par le naturaliste Thomas Stamford Raffles en 1821[4].
Cependant, il a longtemps été considéré comme une simple sous-espèce du Paradoxure hermaphrodite (Paradoxurus hermaphroditus), sous le taxon Paradoxurus hermaphroditus musanga[5].
Des études phylogénétiques et morphologiques publiées en 2014 ont conduit à réviser cette classification, élevant la sous-espèce indonésienne au rang d'espèce distincte sur la base de ses caractéristiques dentaires et génétiques uniques.
Sous-espèces
modifierDescription
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Le Paradoxure musangue ressemble beaucoup au Paradoxure hermaphrodite (Paradoxurus hermaphroditus) dans son allure générale et ses motifs. Le pelage dorsal est variable, présentant généralement des rayures longitudinales ou des rangées de taches qui peuvent être soit nettement marquées, soit peu distinctes, ou même totalement absentes. On trouve sur le front une grande tache blanchâtre, ainsi que d'autres taches blanches situées sur les côtés du rhinarium.
En outre l’espèce se distingue des autres espèces de paradoxures par sa morphologie dentaire. La quatrième prémolaire (P4) est de forme triangulaire chez le Paradoxure musangue et possède un cingulum (un bourrelet à la base de la dent) lingual et postérieur bien développé, tandis que le cingulum antérieur est réduit. De plus, l’espèce présente une deuxième molaire (M2) réduite[7].
Les populations de Java possèdent des molaires particulièrement grandes, ainsi qu'une quatrième prémolaire large et triangulaire dotée d'un cingulum postérieur. L'Asie du Sud-Est continentale est également habitée par le Paradoxure hermaphrodite, très similaire physiquement. Dans les zones où les deux espèces cohabitent, le Paradoxure hermaphrodite vit probablement dans des régions plus élevées que le Paradoxure musangue[7].
Répartition et habitat
modifierLe Luwak et l'Homme
modifierMenaces et exploitation
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Dans les excréments de ces animaux sont récupérés les grains, non digérés mais naturellement fermentés, de kopi luwak, le café le plus cher du monde. Après séchage et torréfaction, ils donnent un breuvage moins amer que le café traditionnel avec un goût caramélisé ou chocolaté. En raison de ce mode de fabrication particulier, ce breuvage est rare, avec une production mondiale estimée à seulement 200 kg par an. Son prix peut atteindre 500 dollars le kilogramme[8], et valut un prix Ig Nobel à John Martinez de J. Martinez & Co, à Atlanta, en 1995.
Les luwaks sont de plus en plus capturées dans la nature et nourries de grains de café afin de produire en masse ce mélange. Beaucoup de ces animaux sont encagées en batterie, ce qui est contraire au bien-être animal. L'impact de la demande de ce café à la mode sur les populations de civettes sauvages constitue une menace importante, surtout que ce ne sont pas des élevages (donc pas de reproduction). Ainsi, il n'y a pas de renouvellement de la population en captivité.
De plus, la civette palmiste est aussi chassée[9] en Asie. Ce viverridé frugivore est considérée comme nuisible dans les palmeraies et les bananeraies et sa viande est appréciée en Chine et au Vietnam, ce qui réduit davantage encore le nombre ses représentants, voire pourrait dans le futur mettre l'espèce en danger d'extinction.
Dans la culture
modifierDans la mythologie philippine, le peuple bagobo croit en un être nommé Lakivot, décrit comme un luwak immense et puissant capable de parler. Lakivot vainquit divers monstres, dont le monstre borgne Ogassi et les êtres appelés busaw, qui gardaient l’Arbre d’or portant la Fleur d’or qu’il convoitait. Il fut finalement transformé en un beau jeune homme et épousa la personne à qui il avait offert la Fleur d’or[10].
Le billet philippin de vingt pesos représente actuellement l’animal sur son revers[11].
Notes et références
modifier- (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Südlicher Fleckenmusang » (voir la liste des auteurs).
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- ↑ ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
- ↑ Coenraad Jacob Temminck, Monographies de mammalogie, t. 2, Paris et Amsterdam, G. Dufour et d'Ocagne, (lire en ligne), p. 93-94
- ↑ (en) Thomas Stamford Raffles, Descriptive Catalogue of a Zoological Collection, made on the island of Sumatra and its Vicinity, vol. 13, , 239–274 p. (lire en ligne), chap. 1
- ↑ Mammal Species of the World (version 3, 2005), consulté le .
- ↑ Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
- 1 2 3 (en) Géraldine Veron, Marie-Lilith Patou, Mária Tóth, Manori Goonatilake et Andrew P. Jennings, « How many species of Paradoxurus civets are there? New insights from India and Sri Lanka », Journal of Zoological Systematics and Evolutionary Research, vol. 53, no 2, , p. 161–174 (DOI 10.1111/jzs.12085, lire en ligne)
- ↑
- ↑ « Le Courrier de la Nature n°277 », sur Société Nationale de la Protection de la Nature, .
- ↑ Esteban, R. C., Folktales of Southern Philippines, Manille, Anvil Publishers,
- ↑ Plata, M. J., « The Different Animals Featured On Philippine Peso Bills », FlipScience, (lire en ligne, consulté le )
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- (en) Mammal Diversity Database (MDD) : Paradoxurus musanga (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Paradoxurus musanga (Raffle, 1821) (consulté le )