Parc de l'Orangerie
Le parc de l'Orangerie est un parc public de la ville de Strasbourg. Il est situé en face du Palais de l’Europe et proche des autres institutions européennes dans le quartier de l'Orangerie, au sein de la Neustadt. Sa superficie est de 26 hectares.
| Parc de l’Orangerie | |
Le pavillon Joséphine, façade Sud-Est, au centre du parc. | |
| Géographie | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Alsace |
| Département | Bas-Rhin |
| Commune | Strasbourg |
| Quartier | Quartier de l'Orangerie |
| Superficie | 26 hectares |
| Histoire | |
| Création | XVIIIe siècle |
| Gestion | |
| Propriétaire | Ville de Strasbourg |
| Ouverture au public | Oui |
| Protection | Label « EcoJardin » |
| Accès et transport | |
| Tramway | tram E station Droits de l'Homme |
| Bus | bus C6 30 72 arrêts Orangerie et Conseil de l'Europe |
| Localisation | |
| Coordonnées | 48° 35′ 31″ nord, 7° 46′ 34″ est |
| modifier |
|
Il est délimité à l'ouest par l'avenue de l'Europe, au sud par les boulevards du Président-Edwards et de l'Orangerie, à l'est par la rue François-Xavier-Richter et est bordé par le canal de la Marne au Rhin au nord.
Historique
modifierCertaines sources prétendent que le parc de l'Orangerie aurait été planté en 1801 d'après des plans dessinés par André Le Nôtre[1],[2].
D'autres affirment que ce n'est pas le jardinier Le Nôtre mais le capitaine ingénieur Antoine du Chaffat (huguenot) qui a dessiné, en 1735, le plan intitulé : Plan de Strasbourg, sa Citadelle et le Fort de Kehl avec tous ses Ouvrages qui ont ''este'' construit Pendant la Paix[3].
Au cours de la Révolution française, la ville de Strasbourg hérite de cent quarante orangers confisqués par les républicains au château de Bouxwiller et fait construire en 1804 l'actuel pavillon Joséphine (du nom de Joséphine de Beauharnais, impératrice des Français, femme de Napoléon Bonaparte de 1796 à 1809) par Pierre-Valentin Boudhors[1] pour les abriter.
Le parc de l'Orangerie est largement agrandi pendant la période allemande, à l'occasion de l'exposition industrielle et artisanale de Strasbourg de 1895. C'est à cette époque que le lac artificiel et sa cascade sont creusés[2]. Le parc est intégré dans la Neustadt.
Le pavillon Joséphine a été inscrit au titre des monuments historiques en 1929 alors que l'ensemble du parc a été classé en 1993[4].
Détruit par un incendie en 1968, le pavillon Joséphine a été reconstruit à l'identique et réaménagé pour une utilisation culturelle.
Le parc a également obtenu le label « EcoJardin »[5].
La fontaine de la charmille, endommagée à la suite de la chute d'un arbre, a été restaurée en 2012.
En 2013 la principale allée du parc, l'allée de l'Orangerie Joséphine, a été réaménagée ainsi que l'allée des Platanes. Un nouvel éclairage a également été mis en place.
De nos jours
modifierAujourd'hui il ne reste que trois orangers, conservés dans les serres du parc qui sont accessibles au public à certaines dates.
L'Orangerie est un lieu de promenade privilégié des Strasbourgeois on y trouve : une mini-ferme et un centre de réintroduction de cigognes, un bowling, un circuit de voitures pour enfants appelé « L’École de Conduite », plusieurs aires de jeux, des terrains de sports et de pétanque. Il est aussi possible de louer une barque pour naviguer sur le lac.
De nombreuses fontaines, statues et autres kiosques agrémentent les allées du parc. Plusieurs glaciers y tiennent également un stand.

Le Buerehiesel est une ancienne maison à colombages, construite vers 1600, qui se trouvait à l'origine à Molsheim. Elle a été démontée et transportée pour l’Exposition d'industrie et d'artisanat d'Alsace-Lorraine de 1895 ; c'est aujourd'hui un restaurant étoilé[2].
Un ancien pavillon d'octroi est situé en bordure du parc, avenue de l'Europe.
Arche de l'Orangerie
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Le mini-zoo de l'Orangerie, sis dans le parc, qui existait depuis le début du XXe siècle, ferme le [6]. Il cède la place à l'Arche de l'Orangerie, lieu dédié au bien-être animal, grâce au groupement inter-associatif[n 1] porté par Strasbourg initiation nature environnement (SINE) d'une part, et grâce au Parc alternatif des loups et des ours de la Forêt-Noire (en Allemagne) d'autre part, qui a accueilli les deux lynx[7].
C'est ainsi que la Maison d’initiation au comportement animal de l’Orangerie (MICADO), destinée à accueillir quelques petits animaux domestiques réhabilités ou sauvés de laboratoire, ouvre 1e [8],[9]. Elle est animée par des éthologues de l’association Ethosph’R. Adjacente à cette maison, une salle pédagogique a également ouvert ses portes dans le cadre de l'éducation à l'environnement et au développement durable[7],[10]. Cette salle accueille de multiples animations proposées par l'ensemble des associations du collectif [n 2].
Galerie
modifier- Vue du lac depuis le haut de la butte.
- Le Buerehiesel.
- Petit sentier dans le parc.
- Le lac et la terrasse.
- Pavillon Joséphine façade arrière.
- En automne.
- Macaque rhésus du zoo, taxidermisé (Musée zoologique de Strasbourg).
- La cascade.
- Ecole de conduite de l'Orangerie - manège
- Cygnes en automne sur les bords du lac
- Arche de l'Orangerie.
- Maison d’initiation au comportement animal de l’Orangerie (MICADO) - Arche de l'Orangerie.
- Maison d’initiation au comportement animal de l’Orangerie (MICADO) - Arche de l'Orangerie.
- Salle pédagogique - Arche de l'Orangerie.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les associations concernées sont : Strasbourg initiation nature environnement (SINE), Alsace Nature, Ethosph'R, Groupe d'étude et de protection des mammifères d'Alsace ainsi que la LPO d'Alsace.
- ↑ SINE, LPO Alsace, Ethosph'R, Alsace Nature, Groupe d'étude et de protection des mammifères d'Alsace, Bärenpark, Ungeziefer.
Références
modifier- 1 2 Répertoire des rues Strasbourg et banlieue, DNA 1992.
- 1 2 3 « Fiches d’activités élèves et corrigés - L'Orangerie » [PDF], sur archives.strasbourg.fr (consulté le )
- ↑ L'Orangerie, Jardin de L'Europe - Éditions de La Nuée Bleu à Strasbourg - De Simone et de Paul Claude Babinger. Paru 3e trimestre 1983
- ↑ Notice no PA00085186, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ « Parc de l'Orangerie », sur label-ecojardin.fr (consulté le )
- ↑ À Strasbourg, le zoo de l'Orangerie va fermer définitivement samedi, France Bleu le 4 août 2022.
- 1 2 « Transformation de l’ancien zoo de l’Orangerie », sur Eurométropole de Strasbourg.
- ↑ « Inauguration de l'Arche de l'Orangerie », sur Dernières Nouvelles d'Alsace, .
- ↑ « "Une maison de retraite" pour animaux de laboratoire attendue au parc de l'Orangerie de Strasbourg en 2026 », sur Actu.fr, .
- ↑ « L'Arche de l'Orangerie », sur Petit Futé.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à l'architecture :
- « Programme Orangerie » [PDF], sur Strasbourg initiation nature environnement (SINE),
Bibliographie
modifier- Félicien Lesec, Strasbourg : parc de l'Orangerie, éd. Altissima, Bellerive-sur-Allier, 2008, 64 p. (ISBN 978-2917748-02-2)
- Parc de l'Orangerie : le jardin de Strasbourg, Ville de Strasbourg, 2000, 18 p.
