Parti canadien du Québec
Le Parti canadien du Québec (en anglais : Canadian Party of Quebec, prononcé en français : /paʁ.ti ka.na.djɛ̃ dy ke.bɛk/) est un parti politique provincial québécois. En date de son plus récent congrès, tenu le , le parti avait annoncé 21 candidats en vue des élections générales québécoises de 2026[2].
| Fondation | [1] |
|---|---|
| Chef | Joseph Cianflone |
| Président | Charles Roburn |
| Positionnement |
Modéré Centrisme économique Gestion durable des services publics Démocratie de l'après-guerre |
|---|---|
| Idéologie |
Fédéralisme québécois Exceptionnalisme canadien Bilinguisme officiel Unilinguisme anglophone individuel |
| Couleurs | Rouge et bleu marine |
| Siège | Brossard, Québec, Canada[1] |
|---|---|
| Site web | www.particanadienquebec.ca |
La philosophie politique fondamentale du Parti canadien du Québec repose sur ce qu'il qualifie d'« exceptionnalisme canadien », selon un discours récent prononcé par son chef devant la Tribune de la presse parlementaire[3]. Le PaCQ y affirme que le respect des droits démocratiques et de tous les citoyens devrait constituer l'unique culture propre à un gouvernement démocratique. Selon le parti, cette conception serait notamment illustrée par les compromis ayant mené, en 1867, à la Confédération canadienne entre les peuples anglophones, francophones et autochtones, lesquels auraient établi le cadre de l'égalité réelle entre tous les Canadiens.
Lors de cette intervention, le chef du parti et deux autres candidats ont présenté l'« exceptionnalisme » canadien comme un modèle d'État démocratique reposant sur la neutralité des pouvoirs législatif et exécutif à l'égard de toute nation ou identité culturelle, démographique ou autre[3]. Selon le parti, ce modèle se serait imposé dans l'ordre démocratique international de l'après-Seconde Guerre mondiale, près de 80 ans après la Confédération canadienne[4].
Le parti affirme que la principale différence entre ce modèle et les philosophies démocratiques antérieures serait qu'il rend possible ce qu'il définit comme une « véritable démocratie » moderne. Selon cette conception, les démocraties « exceptionnalistes », particulièrement celles des Amériques et du Nouveau Monde, se définiraient à la fois par la neutralité de l'État envers toute nation, tout groupe, toute communauté ou toute identité, et par la protection des citoyens contre la tyrannie gouvernementale[5].
Le parti soutient que cette neutralité n'empêcherait pas l'adoption de droits individuels positifs visant à assurer la protection et la vitalité des groupes culturels et linguistiques. Elle exclurait toutefois le nationalisme culturel assimilationniste et les méthodes que le parti juge contraires au droit international[6].
Selon son site Web, le parti a pour mission de défendre les droits individuels des citoyens, lesquels définiraient, à son avis, la tradition démocratique du Québec et du reste du Canada. Se présentant comme un parti modéré axé sur les questions économiques, le PaCQ dit privilégier la réussite économique, la viabilité des dépenses publiques et une renaissance du peuple québécois. Il affirme s'opposer à ce qu'il considère comme l'éviction institutionnelle des contributions individuelles et de l'innovation, ainsi qu'aux obstacles gouvernementaux à la qualité de vie des citoyens[2].
Le parti préconise l'abolition du nationalisme politique comme fondement de la législation, estimant qu'il constitue une source de mesures antidémocratiques et d'échecs économiques. Il associe notamment ces effets aux distorsions produites par le scrutin uninominal majoritaire à un tour utilisé au Canada[7].
À la suite des interventions du PaCQ devant la Tribune de la presse parlementaire le [3], le premier ministre du Canada a déclaré, le , qu'une majorité de 50 % plus une voix ne serait pas nécessairement suffisante pour provoquer la dissolution d'un pays et imposer une modification territoriale au reste de sa population[8],[9]. Les règles relatives à la sécession d'un État démocratique ainsi qu'à la protection des individus contre la tyrannie de la majorité et celle de l'État sont notamment abordées dans la Loi sur la clarté référendaire.
Le , les députés de l'Assemblée nationale du Québec ont adopté à l'unanimité une motion réaffirmant que 50 % des voix plus une suffiraient pour décider de l'avenir politique et constitutionnel du Québec[10]. Le PaCQ et certains commentateurs ont critiqué cette motion nationaliste, la jugeant incompatible avec les normes démocratiques et internationales. Ils ont notamment fait valoir qu'une majorité simple ne suffirait généralement pas pour modifier les règles fondamentales de nombreuses organisations, y compris celles de certains partis politiques, et qu'elle ne correspondrait à aucun critère de majorité qualifiée ou d'unanimité applicable à une transformation structurelle fondamentale d'une entité constituée, comme le Canada ou le Québec[6].
Le parti a présenté des candidats lors des élections générales québécoises de 2022.
Résultats électoraux
modifierNotes et références
modifier- 1 2 « Renseignements sur le parti — Parti canadien du Québec / Canadian Party of Québec », sur Élections Québec, Élections Québec (consulté le )
- 1 2 (en) William Crooks, « Canadian Party of Quebec unveils Brome-Missisquoi candidate, eyes Townships expansion », (consulté le )
- 1 2 3 (en) « Canadian Party of Quebec Calls for Limits on Notwithstanding Clause », sur CPAC (consulté le )
- ↑ « Déclaration universelle des droits de l'homme », sur Organisation des Nations unies, Organisation des Nations unies (consulté le )
- ↑ (en) « Canadian Party of Quebec », sur Pixieset, (consulté le )
- 1 2 (en) « Quebec’s proposed constitution an ‘assimilationist policy’ », sur National Magazine (consulté le )
- ↑ « CKUT 90.3 FM », sur CKUT 90,3 FM (consulté le )
- ↑ (en) Andy Riga, « ‘50 per cent plus one’ not enough to break up Canada, Carney tells Quebec sovereignists », Montreal Gazette, (consulté le )
- ↑ (en) Andy Riga, « Can Quebec separate with a 50%+1 vote? Carney won’t say », Montreal Gazette, (consulté le )
- ↑ (en) Philip Authier, « Quebec politicians denounce Carney's comment on separation, adopt motion reaffirming 50-per-cent-plus-one vote », Montreal Gazette, (consulté le )
- ↑ « Élections générales », sur electionsquebec.qc.ca.