Parti progressiste tchadien
Le Parti progressiste tchadien (PPT) est un mouvement politique créé le à Fort-Lamy (N'Djamena) à l'initiative de Gabriel Francisco Lisette, élu, le , député du 2e collège électoral du Tchad à l'Assemblée nationale française.
| Parti progressiste tchadien | |
| Présentation | |
|---|---|
| Leader | François Tombalbaye |
| Fondation | |
| Disparition | |
| Fusionné dans | MNRCS |
| Siège | N'Djaména, |
| Positionnement | Gauche |
| Idéologie | Nationalisme africain Panafricanisme Anti-impérialisme Indépendantisme Socialisme africain |
| Affiliation africaine | Rassemblement démocratique africain |
| modifier |
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Parti membre du Rassemblement démocratique africain.
Historique
modifierÀ sa création, le P.P.T se présente comme un mouvement politique anticolonial et progressiste. Il défend notamment l’émancipation politique, la justice sociale et une plus grande autonomie des territoires africains. Son affiliation au RDA permet au parti de s'inscrire dans un réseau politique dépassant les frontières du Tchad[1].
Octobre 1946 : Congrès fondateur de Bamako du Rassemblement démocratique africain
modifierLe Rassemblement démocratique africain est alors présidé par Félix Houphouët-Boigny. Le P.P.T en devient l'une des sections. Section qui doit faire face à des problèmes spécifiques, dont la rencontre de l'islam et de l'animisme.
Gabriel Lisette propose que le PPT soit dirigé par "les Deux Têtes" : deux Tchadiens, l'un du Nord, l'autre du Sud. Ces deux têtes qui deviennent l'insigne du P.P.T, représentant la démarche nécessairement unitaire du Tchad.
1956 : pour une communauté fédérale égalitaire
modifierLa loi-cadre du permet aux représentants des populations de participer davantage à la gestion des affaires publiques.
Mais, depuis la conférence de Bandoeng, de grands courants d'idées sollicitent les peuples dépendants.
Le P.P.T., conscient de la montée du nationalisme des élites africaines, juge impératif que soit adopté un statut offrant une large autogestion aux territoires. Tout en soulignant l'interdépendance qui lie la France et les TOM :
- interdépendance d'ordre sentimental : amitiés entre deux peuples malgré les excès de la colonisation,
- interdépendance d'opportunité : il est plus facile de construire avec ceux que l'on connaît,
- interdépendance d'ordre économique,
- interdépendance politique.
Le P.P.T. se prononce donc pour une communauté fédérale égalitaire. Le pouvoir fédéral serait représenté par une Chambre fédérale (le Sénat) élue au prorata de la population de chaque état ou territoire. Le président de l'exécutif fédéral serait en même temps le président de la Communauté.
1957 : le P.P.T. remporte les premières élections au suffrage universel
modifierFrançois Tombalbaye est élu vice-président du Grand Conseil de l'AEF en 1957.
28 novembre 1958 : naissance de la république du Tchad
modifierGabriel Lisette est alors le président du gouvernement provisoire de la république du Tchad. Et en devient le Premier ministre le .
Le , Gabriel Lisette donne sa démission de président du P.P.T et de Maire de Fort-Lamy, refusées par l'exécutif du P.P.T. Selon sa lettre de démission, il semble que celle-ci soit due au poids pris par les nationalistes au sein du P.P.T, lui étant davantage pour la Communauté. La même année, le P.P.T. remporte les élections législatives.
11 août 1960 : Indépendance de la république du Tchad
modifierLe Premier Ministre en François Tombalbaye, le président de l'Assemblée nationale du Tchad Allahou Taher Limane.
L'enjeu du P.P.T. devient "la discipline des fonctionnaires et de l'armée, la confiance des travailleurs dans l'État, la soumission des citoyens au Gouvernement légitime, le libre jeu de la démocratie", annonce Gabriel Lisette [2].
Un arrêté du interdit l'entrée au Tchad de Gabriel Lisette.
Positions idéologiques
modifier- L'action cotonnière,
- Le combat pour libérer l'Homme de l'exploitation économique et de la discrimination raciale,
- Le combat pour la promotion politique, culturelle et sociale,
- Pour une communauté de type fédérale (entre la Métropole et l'Afrique Noire),
- La fraternité (entre noirs et blancs).
Personnalités
modifierBibliographie
modifier- Yeyon Lisette et Marc Dumas, Le RDA et le Tchad - Histoire d'une décolonisation, Présence africaine, 1986.
Références
modifier- ↑ https://hal.science/hal-05499199v1/file/Article_Gabriel_Lisette%20Gabriel%20Lisette%20MAKRADA.pdf
- ↑ dans un article du journal ''El Ziada, Le combat progressiste'' intitulé Le socialisme humaniste africain ciment de l'unité africaine